Le Metropolitan au Cap Cinéma de Périgueux publié le mercredi 18 novembre 2009

Depuis cet été, j'avais envie d'assister à une séance de « l'Opéra s'invite au cinéma ». Il s'agit là, d'opéras mis en scène au Metropolitan de New York et retransmis en direct et en haute définition dans plusieurs cinémas de par le monde, dont le Cap Cinéma à Périgueux. M, une amie à l'oreille musicale et moi y sommes allés un samedi soir voir Turandot, un opéra en trois actes que Giacomo Puccini n'a pas eu le temps d'achever (d'autres heureusement ont su intelligemment mettre une clé finale à son œuvre).Turandot à l'opéra Metropolitan de New York
La fin du dernier acte de Turandot au Metropolitan de New York. Marcello Giordani dans le rôle de Calàf et Maria Guleghina dans celui de la princesse Turandot - Photo de l'écran
Comme nous assistions à un spectacle filmé en direct, le premier entracte de 30 minutes était aussi en direct ; puis le second... Heureusement le temps passait vite, car nous pouvions après nous être dégourdi les jambes, suivre les interviews dans les coulisses du Metropolitan que menait une femme plantureuse avec son micro. Deux jeunes gens, des étudiants sans doute, avaient installé une longue table dans le lobby du cinéma, où ils vendaient pour sept euros, un verre de champagne accompagné de cinq ou six minuscules encas. Je suis d'avis qu'un mousseux tel qu'une Blanquette de Limoux, plus abordable qu'un médiocre champagne et tout aussi agréable au palais, est à envisager pour les prochains spectacles. Nous venons voir un opéra, mais nous ne sommes que dans un cinéma, aussi n'y a-t-il aucune raison que les consommations coûtent autant qu'à l'Opéra national de Paris. Surtout lorsqu'on a déjà déboursé 20€ pour le privilège de s'asseoir devant le grand écran.

Entracte de 45 minutes en toutCar ici dans la capitale de la Dordogne, le fauteuil est à peine moins cher qu'une place au poulailler d'un véritable théâtre, moins cher aussi, il faut le dire, qu'au Cézanne d'Aix en Provence (27€), mais moins bon marché qu'au Gaumont Wilson de Toulouse (18€). Je ne suis pas certain que ces prix, assez modestes en définitive, puissent vraiment aider à démocratiser l'opéra. Mais ce n'est peut-être pas le but recherché par les organisateurs New Yorkais qui ont sans doute d'autres priorités.

À l'intérieur d'un cinéma, les émotions ne sont évidemment pas celles, si fortes, que l'on ressent dans l'enceinte d'un grand théâtre avec ses lustres étincelants, ses dorures, ses tentures de velours pourpre et surtout ce bruit de toux et les quelques notes de violon ou de tuba qui s'échappent de la fosse avant l'ouverture ; mais le grand écran, un cadrage élaboré et une image nette, ne nous laissent pas indifférents. Je n'ai pas mentionné le son, c'est vrai. Celui-ci, était acceptable, mais manquait un peu de dynamique et les silences laissaient percevoir un léger grésillement. La raison ? Une mauvaise transmission, un réglage imprécis du système par l'ingénieur du son ou l'équipement qui n'est simplement pas à la hauteur... ce n'était tout de même pas suffisant pour gâcher la soirée et je dois dire que cette première expérience m'a laissé de plaisants souvenirs et me donne bien envie de la tenter une prochaine fois

Pour clore la sortie nous sommes allés boire un Irish coffee au Irish Corner, tout à côté. Jeunesse et bonne ambiance étaient comme toujours au rendez-vous. Cependant la conversation tranquille à laquelle nous aspirions après deux heures de drame opératique fut compromise par le DJ qui se trouvait derrière nous.

Quant au Irish coffee, nous trouvions qu'il lui manquait l'authenticité de celui que nous avions pris l'habitude, certains soirs au printemps dernier, d'aller déguster au Star Inn. Pourtant, il avait été fait avec plus de panache, le barman ayant pris soin de séparer dans le verre, le whisky du café et le café de la crème. Mais il était trop sucré et la petite contenance du verre empêchait qu'il y eut assez de café pour équilibrer la présence généreuse d'alcool.

Je crois que dorénavant, je réserverai mes visites au Irish Corner pour les soirs où se produiront certains groupes ou artistes, souvent excellents, tel que Ronnie Caryl que j'ai malheureusement manqué pour la seconde fois. Les propriétaires du Star Inn qui était fermé ce jour là, sont revenus de vacances le 17 novembre.

Suivez ce lien pour en savoir plus sur cette initiative et prendre connaissance du programme 2009-2010

Et finalement pour ceux qui apprécient l'opéra, voici, extrait de Turandot, Nessun Dorma (Que personne ne dorme) par les trois ténors : Carreras, Domingo et le très regretté Luciano Pavarotti.

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Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 18 novembre 2009 10:06  

Bonjour William,
Heureux de te relire apres les longs silences de l'été !

La voix est le plus bel instrument !!! et Puccini !ma !

Maintenant le prix ..un peu plus que trois paquets de cigarettes...
c'est un choix !

Commentaire de Anonymous vb , le 18 novembre 2009 14:33  

Mousseux... la Blanquette de Limoux!!!! faut pas oublier que c'est l'origine du Champagne..c'est le plus vieux vin pétillant du monde!!! la formule est partie de st-hilaire dans l'Aude pour la Champagne...du moins la méthode... bon opéra et bonnes fêtes!!!!

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 18 novembre 2009 14:57  

Enfant et adolescent, j'ai regretté de ne pas pouvoir assiter aux concerts de musique classique, aux opéras ; souvent par manque d'argent !
Il est des pays où les musées sont gratuits ( Grande Bretagne, je crois), d'autres où les grands artistes proposent souvent des concerts bon marché ( la Suisse, j'en suis certain !)
Il en est d'autres où le bavardage remplace l'action ; la France , il me semble ....
Dommage pour la culture, dommage pour la jeunesse !

Commentaire de Blogger Periblog , le 18 novembre 2009 16:49  

Ok VB, mousseux semble péjoratif pour un aussi bon vin effervescent. Je ne savais pas que c'était Dom Pérignon, en passant par Limoux qui avait rapporté cette méthode de vinification en Champagne. C'est un favori de Jean-Pierre Coffe, l'expert culinaire.

JP, je ne me souviens pas que les musées à Londres ou Birmingham aient tous été gratuits, mais il me semble bien que la National Gallery (leur petit Louvres) l'ait été et le soit encore.

Commentaire de Blogger Periblog , le 18 novembre 2009 18:57  

Thanks JP,
Comme je ne fume pas, pour moi le choix est vite fait. W

Benoit Delepine au Cap cinema de Perigueux publié le samedi 18 octobre 2008

Vendredi 17 octobre par exemple, Dominique Louis m'informait que l'on pouvait retirer des billets gratuits pour une première qui allait avoir lieu le soir même au Cap Cinéma. Les évènements gratuits ne courant pas les rues, je suis allé en chercher un pour moi et trois autres pour des amis à qui je venais de téléphoner. À l'heure de la première nous n'étions pas moins de huit personnes à nous retrouver dans le foyer du cinéma...
Benoît Delépine à Périgueux et foule attendant d'entrer en salle
[1] Benoît Delépine en conversation devant le Cap Cinéma de Périgueux (on aperçoit Pascal Rabaté, auteur d'Ibicus, et d'un album de bandes dessinées inspiré du film [2] spectateurs avant
d'entrer en salle
Qui parmi vous sont grolandais ?...
[1] Benoît Delépine devant le Cap Cinéma de Périgueux [2] Qui parmi vous sont grolandais ?...
C'est la Dordogne Libre notre journal régional (le journal auquel, avec parfois le Sud Ouest, je me réfère quand je veux savoir ce qui se passe dans la région) qui avait organisé cette première du film de Benoît Delépine intitulé « Louise Michel ». Monsieur Delépine que certains d'entre vous connaissent aussi sous le nom de Michael Kaël, le Grand Reporter du journal satirique Groland qui, sur Canal+, met à jour le ridicule sous-cutané des sujets d'actualités. Je viens de regarder pour la première fois des épisodes de cette série sur internet. J'adore les noms donnés aux journalistes... mes préférés sont, pour l'instant : Solutrichine Turlute ou bien Sandra Dra, plus simple mais qui, selon la gravité du sujet traité, a une résonance comique indéniable.

Louise Michel, le film

Les employées d'une usine se retrouvent un matin devant un atelier dépouillé durant la nuit de toutes les machines de production car leur patron a décidé de délocaliser en Europe de l'Est. Elles décident d'utiliser l'argent de leur indemnité pour louer un tueur et faire la peau du patron...

Je devrais toujours m'efforcer d'écrire mes billets, deux ou trois jours au plus, après l'évènement, lorsque ma mémoire est encore fraîche... mais cela n'est pas toujours possible. Pour en revenir au film et à ce dont je me souviens : j'ai aimé. Dans le registre comédie noire, on a fait pire... mais on est assez loin tout de même de retrouver ici la finesse dans le script et dans l'interprétation qui existe dans les films des frêres Cohen et notamment « Fargo » un film que je vous recommande de voir et qui relate la cavale de deux tueurs ineptes, de leur commanditaire et d'une femme policier.

Fargo un film des frères CohenC'est arrivé près de chez vous, un film de Benoît PoelvoordeL'humour n'est pas sans me rappeler celui que l'on trouve dans le film qui a fait connaître Benoît Poelvoorde : « C'est arrivé près de chez vous ». Benoît Poelvoorde fait d'ailleurs dans « Louise Michel » une brève apparition dans la peau d'un individu psychotique qui aurait, selon moi, trop regardé l'irregardable sur internet. Les images folles qu'ont peut trouver sur la toile, auraient créé chez lui des phobies extrêmes, et l'aurait aidé à développer une théorie très personnelle du complot des deux tours du 11 septembre. Cette théorie n'est guère moins crédible que celle, un jour épousée par Marion Cotillard. Il n'est pas du tout question d'internet dans ce film, mais de quelle autre manière le caractère joué par Poelevoorde pourrait-il acquérir de telles idées ?...

Yolande Moreau, actriceYolande Moreau, disgracieuse à souhait, et que je me souviens avoir vue dans « Germinal » et « Le fabuleux destin d'Amélie Poulain » porte le film sur ses massives épaules. Mais est-ce suffisant ? Le film, en dépit de deux ou trois gemmes d'hilarité, manque un peu de souffle à divers moments du scénario.

Benoît Delépine disait que ceux qui connaissent Groland, percevront dans ce film un humour semblable. Je ne connais pas la série aussi intimement que vous, donc je ne me permettrais pas d'en juger.

Deux dessins de Pascal Rabaté inspiré du film Louise Michel
Voici deux dessins réalisés par Pascal Rabaté, inspiré du film de Delépine
Recommanderai-je ce film malgré tout ? Sans doute... En dépit des quelques défauts que j'ai cité ci-dessus, l'histoire n'est pas banale, le film ne manque pas d'humour (noir) et surtout il traite de sujets d'actualité : les relocalisations et les paradis fiscaux.Benoît Delépine dans la salle de cinéma présentant son film
Benoît Delépine durant la présentation du film. Connaissez-vous les deux autres personnes sur cette photo ?
« Louise Michel » sortira dans les salles de cinéma le 24 décembre. En avons-nous eu de la chance !?...


Benoît Delépine interviewé par canalmoins.net

Voici l'interview que la DL a fait de Benoît Delépine :

« Tous les Grolandais comprendront ce film »

Propos recueillis par Nicolas Guiraud de La Dordogne Libre.

C ’EST L’HISTOIRE d’un patron qui décide, une nuit, de vider son entreprise pour la délocaliser en Chine. Le lendemain, les ouvrières se réunissent et mettent l’argent de leurs indemnités dans un projet commun : faire buter ce patron voyou par un professionnel. Mais encore faut-il mettre la main sur ce tueur, et retrouver le vrai patron de l’usine, qui appartient à une multinationale ? Lire la suite de l'interview ›
(1) Louise Michel, 20€, chez Danger Public. Sortie le 16 octobre 2008.

Louise Michel, l'anarchiste


Louise Michel anarchisteLouise Michel, née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, alias Enjolras, est une militante anarchiste et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement anarchiste. Source Wikipedia

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Commentaire de Anonymous beauvert , le 18 octobre 2008 09:23  

Et point de drapeaux noirs ????
Décidément, tout se perd !!!!

Revue de films au CAP Cinema de Perigueux publié le dimanche 30 mars 2008

L'orphelinat, un film d'épouvante à voir

Il m'est arrivé, récemment de critiquer le programme des films présentés au cinéma Cap de Périgueux ; et pour de bonnes raisons je crois...
L'Orphelinat de Juan Antonio Bayona avec Belen RuedaJe viens de regarder, chez moi, un film espagnol sous-titré en anglais (les sous-titres défilaient à une vitesse débridée), et je constate que celui-ci est projeté au Cap en ce moment. Voila un film que je peux vous recommander d'aller voir si vous n'avez pas peur d'avoir PEUR.

Le film reprend le thème ressassé des maisons hantées, où le couple parfait s'obstine à vouloir rester en dépit de l'atmosphère oppressante qui y règne ; mais ce film offre plus que ce dont on a l'habitude de recevoir, et la fin est vraiment surprenante – même si à mon avis, on aurait pu la rendre plus choquante, genre Stephen King, si on avait coupé les deux ou trois dernières minutes. 1, 2, 3, touchez le mur... (un jeu que jouent les enfants dans l'orphelinat)

Ah, j'allais oublier de souligner la superbe prestation de Belen Rueda – c'est un des rares films d'horreur où l'on a pas envie de mettre des claques aux protagonistes.

Je n'ai rien vu d'autre qui soit au programme du Cap (sauf Astérix), mais il me semble que les films suivants vaillent la peine d'être vus :
3 h 10 pour Yuma (une reprise d'un vieux Western)
Sophie Scholl et quelques autres, comme le super-médiatisé Bienvenue chez les ch'tis.
Quant à Asterix: c'est à éviter absolument à moins que vous y alliez pour les gosses, et encore je ne vois guère ce qu'ils y trouveront de drôle...)

Le programme de ces jours-ci est le meilleur que j'ai vu depuis l'ouverture du Cap. Il semblerait qu'on se soit enfin rendu compte qu'il n'y a pas que des garçons et filles de quinze ans qui aiment aller au cinéma, mais qu'il y a aussi des adultes, jeunes et moins jeunes qui, jusqu'alors, ont été découragés par la futilité de la majorité des films mis au programme... Espérons que cette amélioration perdure.

Et pour finir la citation de la semaine

Toit de la Casa Mila à Barcelone par Antonio Gaudi : Copyright William LesourdAlex F. Osborn, chercheur et théoricien américain
Pour celles et ceux qui désirent en savoir plus sur Antonio Gaudi, architecte de la Casa Mila et de bien d'autres choses à Barcelone , vous pouvez regarder cette vidéo dirigée par Hiroshi Teshigahara
Excellente semaine à toutes et à tous.

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Commentaire de Anonymous Owen , le 4 avril 2008 21:04  

N'oublions pas la (toujours) excellente programmation de l'association Ciné-Cinéma, qui nous a - entre autres - permis de voir l'excellent film de Sean Penn "Into the wild" (en VO comme toujours), qui est pour moi l'un des meilleurs (voire LE meilleur) film(s) depuis le début de l'année, sans parler du merveilleux "La graine et le mulet" et de nombreux autres!

Commentaire de Blogger William Lesourd , le 13 avril 2008 17:11  

Je suis tout à fait d'accords avec toi Owen et je suis d'ailleurs surpris que personne d'autre n'en ai fait mention dans un commentaire... cependant Ciné-Cinéma montre trop souvent des films qui sont encore dans le circuit et devraient de droit être programmés sur un des 14 écrans. Into the wild (voir les archives de mon blog pour février 2008) et La graine et le mulet qui a reçu de formidables critiques, mais que je n'ai pas vu, en sont deux.

Présenter de tels films au programme principal rehausserait sa qualité. Malheureusement il arrive qu'il y ai 11 ou 12 films (sur 14) qui visent les gosses et qui sont considérés comme des navets par les critiques, même dans leur pays d'origine.

C'est dommage de constater qu'un film comme Into the Wild soit passé inaperçu de ceux qui ne sont pas abonnés à Ciné-Cinéma. Les jeunes n'ont pas tous (loin de là) des petits poids qui leur servent de cervelle, contrairement à ce que la personne qui s'occupe de la programmation des 14 écrans semble croire.

Ma suggestion est que l'on commence à programmer une plus grande proportion de films dit semi-intello (en version originale ou pas) sur les écrans principaux et que Ciné-Cinéma recouvre enfin son véritable rôle qui est de montrer des films qui ne sont plus (même depuis récemment) dans le circuit, les rétrospectives, les films en V.O sous-titrés (car il ne faut pas oublier nos visiteurs et expats anglophones qui sont nombreux dans cette région) etc.

Ciné-Cinéma fait en somme trop bien les choses... W

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