Frank K W Allen Retrospective Perigueux publié le lundi 27 octobre 2008

Frank K W Allen peintre
(1941 - 2007)
Lui, c'était Frank K. W. Allen un artiste peintre onirique que je connais mal pour ne l'avoir vu qu'une fois auparavant, mais dont les peintures aux sujets tarabiscotés se sont enroulées dans ma mémoire. Je m'étais rendu au théâtre de Périgueux sans savoir que Pénélope Allen y avait organisé, du 10 au 19 octobre, une rétrospective autour des œuvres de son défunt mari. Ainsi j'ai pu les admirer le jour même où l'exposition fermait ses portes, et j'ai bien sûr pris quelques photos que voici.



Pénélope Allen (à gauche) devant une des peinture de Frank K W Allen
Selon Jean-Claude Allard, Président de la Société des Beaux-Arts du Périgord : « Frank K. W. Allen constituait une école à lui tout seul. Ce bourlingueur parti des hauteurs de Manchester pour finir par jeter l'ancre à l'ancienne gare de Valeuil, a développé un style à lui, mêlant avec humour, fantastique et bucolique, mythes et exotisme, jolies filles et démons.
Il avait même créé son propre matériau, le « mixed media » à base de peinture à l'huile, d'encre de Chine, de tempéra, de glacis et de gouache pour mieux fixer, dans de folles sarabandes, châteaux célestes, piranhas cruels, dragons bleus et gardénias multicolores. »

« Les œuvres de Frank Allen évoquent pour moi des cartes de géographie ; géographie du cerveau pour les plus matérialistes d'entre nous, géographie de la pensée, des émotions et de l'intelligence pour les humaniste. Les mystiques y verront un grand atlas de l'âme humaine. »
S'en suit un poème qui décrit admirablement le peintre et ses œuvres :

Frank K W Allen
(1941—2007)Sous le chapeau de Frank
il y avait la tête de Frank
et dans la tête de Frank
il y avait des volutes et des méandres
des arbres et des toits
des crocs et des cornes
des filles aux seins nus
des masques et des heaumes
des griffes et des tentacules
des poissons ailés et de hauts châteaux forts
des portes de granges ouvertes sur les champs
et des villes roses aux dix-milles fenêtres.
Il y avait des cris et des pleurs
des bouches qui rient et des gueules hurlantes
des yeux noirs et des trous vides.
Il y avait des dragons bleus
des paysans repus
et des femmes légères…
Des méduses et des chimères...
Je ne pourrai plus regarder la Dronne sans imaginer que sur ses eaux mouvantes la lumière dessine encore, volutes et méandres, des silhouettes ondines aux cheveux d'argent.
Et Pénélope, au bord de la rivière, tisse et défait sans cesse le fil scintillant du souvenir.
Marcel Pajot
J'espère que vous avez apprécié ce que vous venez de lire et de voir.
Libellés : art, artistes, Frank-K-W-Allen, Marcel Nino Pajot
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Je pensais visiter la Journée des Métiers d'Art dont les tentes se dressaient sur la place du Marché au Bois, mais je les ai trouvées vides... et pourtant l'affiche, encore collée à l'entrée disait bien que la journée se terminait le 19 octobre (nous étions le 19). La promotions de cette journée avait été bien menée : l'affiche nationale était attrayante (bravo à l'artiste), les sponsors nombreux, l'emplacement plutôt bien choisi... Je ne sais pas ce qui s'est passé. Les organisateurs auraient pu au moins laisser une affichette expliquant pourquoi l'évènement avait été écourté. [
Après le café, je décidais d'aller voir s'il se passait quelque chose du coté du théâtre. Sur l'esplanade, une tente, vide elle aussi. J'entrais dans l'enceinte du théâtre ; un théâtre aussi laid à l'intérieur qu'à l'extérieur et qui a subi un incendie cette semaine (encore une armoire électrique comme au Monoprix) . Dans une des salles au sous-sol avait lieu une exposition du peintre Frank K. W. Allen (1941 - 2007). Je parlerai de cette visite dans un prochain billet.

N'étant pas personnellement un amateur de bandes dessinées, je n'ai pu qu'apprécier l'ambiance bon enfant qui régnait dans le hall où étaient réunis les scénaristes, les dessinateurs et les visiteurs de tous âges. Parmi les professionnels de la BD, j'ai reconnu Pascal Rabaté, président de cette édition, que j'avais vu deux jours auparavant aux côtés de Benoît Delépine lors de la première de « Louise Michel ». [ 

![[1] Pascal Rabate [2] Mariane Eskenazi à Bassilac](http://www.periblog.fr/uploaded_images/Rabate-Mariane-Eskenazi-Bassillac-2008-761598.jpg)









