Réapprendre la civilité publié le mercredi 3 février 2010

Voici un message que je viens de recevoir à l'instant même où j'allais bien chaudement me mettre au lit avec une tasse de chocolat et un petit Coen de derrière les fagots. La missive provient de l'ami Jean-François Cros, citoyen des plus actifs à Périgueux et propriétaire du Irish Corner qui touche presque au Cap Cinéma.

Je n'aime pas qu'il y ait trop de bruit dans les rues la nuit quand j'essaie de dormir et je me souviens avoir pesté contre ceux qui, la fin de semaine venue, criaient et bottaient dans les poubelles, lorsque durant neuf mois environ, je résidais au-dessus de chez Eram, rue Taillefer.

Les djeuns, qu'ils soient garçons ou filles, souvent font preuve d'une incivilité exacerbée dès qu'ils ont avalé quelques mesures d'alcool. Ce n'est pas toujours très plaisant pour les honnêtes gens, retraités ou non, qui vivent à proximité des endroits publiques auxquels ont a attribué la fameuse Licence IV... faut-il pour autant, les week-ends, ordonner la fermeture de ces lieux conviviaux et joyeux peu après que le coq se soit couché ? Paradoxalement, je ne le pense pas. On ne veut pas que la ville s'endorme si tôt dans la nuit. Que l'on enseigne plutôt aux jeunes à respecter la vie et la quiétude d'autrui lorsqu'ils rentrent chez eux passablement éméchés. Ce serait bien plus appréciable pour tout le monde et, à long terme, pour eux-mêmes qui un jour, aspireront aussi à un peu de tranquillité. Peut-être que les clubs et les bars pourraient les inciter dans ce sens. De façon ludique, il s'entend.

C'est peut-être un manque de civilité qui a fait qu'un jeune automobiliste en fin d'après midi ce mardi, a accéléré sur moi (car sans doute pressé de rentrer chez lui) alors que je traversais le passage pour piétons près de l'hôpital, et envoyé voltiger dans les airs. Je vous rassure tout de suite, bien que ma tête ait frappé son capot et qu'un élément de sa calandre à gauche se soit cassé dans l'impact, je me suis relevé au milieu de l'avenue Georges Pompidou sans un bobo. Enfin presque, un mollet est encore un peu douloureux et deux doigts enflés m'inquiètent à présent. Je vais avoir du mal à me border dans un instant.Après mon accident le 2 février 2010
Une dizaine de minutes après l'accident : deux jeune policières (que l'on voit de l'autre côté de la route avec Floran G. le chauffard qui m'a renversé avec sa voiture grise métallisée) m'ont demandé si j'étais blessé. Encore sous l'effet de l'adrénaline, je répondis qu'en vérité je ne ressentais pas grand chose et que seuls deux de mes doigts me faisaient mal. Comme si elles ne m'avaient pas écouté, elles ont tout de suite dit qu'elles allaient enregistrer une main courante. Ne sachant pas alors de quoi il s'agissait, je me suis inquiété... diable, il ne me restait que trois doigts valides à cette main là et je ne l'imaginais pas capable de courir bien loin.

Fait notable : un des policiers ressemblait étonnamment à Vincent Cassel. Il m'a affirmé qu'on le lui disait souvent, et à Dr. House aussi. J'envie le succès que je le soupçonne d'avoir auprès des femmes, et il porte l'uniforme en plus... Sa ressemblance avec Cassel est une coïncidence, parce qu'avec trois chutes en un mois (une dans l'escalier et une autre sur la neige gelée), je me demande si je n'ai pas, tout comme Mesrine, acquis l'instinct de mort...
Heureux mercredi à toutes et à tous et méfiez-vous des automobilistes qui, en approchant les passages cloutés, tournent résolument la tête à l'opposé de là d'où vous venez et feignent de ne pas vous voir pour que vous, la piétonne ou le piéton soucieux de protéger vos os, vous arrêtiez au bord du trottoir et ne veniez pas gêner leur progression. C'est une dangereuse habitude qu'ont les conducteurs par ici et que j'ai observé dès mon arrivée d'Angleterre, un pays où les piétons sont autrement respectés.

Lire un autre de mes récits au sujet de l'incivilité des conducteurs à Périgueux ›

Allez comprendre ma bonne dame...
Jean-François Cros à PérigueuxCe soir, mardi 2 février à 23h50, la Police municipale est venue porter dans mon établissement copie des courriers de Monsieur le Maire ainsi que celui de Madame la Préfète qui met fin de manière unilatérale et totalement incompréhensible à la charte qui permettait aux établissements comme le mien de rester ouvert le week-end jusqu'à deux heures du matin.

Sans aucune concertation, sans aucun motif raisonnable, la représentante de l'État ajoute un peu plus à une situation économique difficile pour nos structures. C'est d'autant plus incompréhensible que parallèlement les boites de nuit ont la possibilité de rester ouvertes jusqu'à 7 heures du matin et que des sociétés vendant de l'alcool en dehors des périodes autorisées fleurissent au mépris de toutes règles et de tout contrôle. Enfin, en trois années de fonctionnement, jamais aucun incident n'a été constaté et que nous avons pleinement joué le jeu de la prévention et de l'animation de notre ville.

Continuons en ce sens et Périgueux deviendra le cimetière auquel certains aspirent, certes tranquille mais sans vie, sans économie et sans jeunesse.

J'en appelle à nos élus de tous bords afin que cette décision qui ne repose sur aucun fait concret et pragmatique soit réétudiée dans les plus brefs délais.
Jean-François Cros

La logique, c'est comme le whisky...

(N.d.l.r. billet parut sur le blog de J.F. Cros le 3 février 2010)

Lord Dunsany écrivait fort justement que "prise en trop grande quantité, la logique, comme le whisky, perd de ses vertus bénéfiques..." Madame Béatrice Abollivier, Préfète de Dordogne, semble être tombée dans une marmite de logique à sa naissance...

Ne vient-elle pas sous le prétexte fallacieux de la révision complète des heures d'ouverture des bars en Dordogne, de suspendre la charte qui permettait depuis plus de deux ans aux établissements dits de nuit ou d'ambiance de Périgueux de rester ouverts, en hiver, jusqu'à deux heures du matin le week-end. C'était certes une exception dans le département mais une exception qui marchait et donnait entière satisfaction tant aux usagers qu'aux chefs d'entreprises. Aujourd'hui certains bars se voient ainsi amputé d'une bonne partie de ce qui est leur gagne pain. Pour quelle raison ? Allez savoir ma bonne dame !

Pourtant, dans un même temps, le Gouvernement a choisi de permettre aux boites de nuits de rester ouvertes jusqu'à 7 heures du matin. Périgueux serait-elle devenue une ville particulièrement malsaine où la sécurité et la tranquillité de ses habitants étaient à ce point menacées par de dangereux agitateurs nocturnes ? Nous n'avons jamais eu à déplorer d'incidents. Bien au contraire, c'était avant cette charte que les problèmes survenaient quand nous étions obligés de lâcher prématurément, à une heure du matin dans la rue, des centaines de consommateurs voulant encore s'amuser. De plus, les services de l'Etat ferment piteusement les yeux sur des sociétés qui se permettent de commercialiser en dehors de toutes règles et de toutes heures autorisées des bouteilles d'alcool, livrées à domicile. Enfin, les établissements touchés par cette décision arbitraire sont ceux qui ont le moins bénéficié de la baisse de la TVA car gros revendeurs d'alcool toujours taxée à 19.6%...

J'aurais pu comprendre qu'en cas de troubles publics importants, de nuisances insurmontables, l'Etat et sa représentante aient fait marche arrière mais là, où est la logique décisionnelle ? D'autant plus que les horaires d'été débutent le 30 avril, madame Abollivier aurait pu et dû attendre cette date pour tout remettre à plat et travailler dans la concertation et non dans la précipitation et l'absolutisme le plus abscons...
Jean-François Cros

Pour vivre et s'amuser à Périgueux

(N.d.l.r. billet parut sur le blog de J.F. Cros le 5 février 2010)

Quelle journée, mes aïeux ! Pour gagner une heure d'ouverture la nuit, il faut savoir en perdre pas mal le jour... Sincèrement je n'aurais pas cru à une telle mobilisation des internautes périgourdins et de tous ceux souhaitant que Périgueux n'ait pas l'image de "belle endormie" qu'elle semble pourtant s'évertuer parfois à vouloir donner.

En moins d'une journée, le fameux site Facebook nous a permis de rassembler pas moins de 850 personnes pour une même cause : celle de vivre et s'amuser paisiblement dans sa ville. Il semble, mais les informations sont encore parcellaires et parfois contradictoires, que nous ayons eu gain de cause avec un statu quo instable et tolérant nous autorisant du bout des lèvres une ouverture en douceur jusqu'à deux heures du matin. La différence avec un black-out rétrograde est ténue mais cela va aussi nous permettre de démontrer la validité des principes qui ont dicté la rédaction de la charte tripartite entre professionnels, municipalité et État.

Quant aux arguments avancés par les Service de l'Etat pour justifier ce premier bond en arrière de trois ans, ils me paraissent bien peu tenables. Comment expliquer que l'on supprime quelques "exceptions" sous prétexte d'un projet de réforme départementale globale ? Est-ce que l'Etat qui est en train de se pencher sur nombre de lois et directives nouvelles, annule tout avant de proposer quelque chose ? Les niches fiscales, les avantages sociaux, les retraites spécifiques n'ont qu'à bien se tenir si nous nous dirigeons vers cette forme de gouvernance... Mais bonjour la pagaille et les mécontentements...

De même qu'en sport où on ne change pas les règles en cours de match, nous répétons à l'envie aux services de Madame la Préfète notre souhait de débat, de consensus et de règles partagées par tous, en bonne intelligence, démontrant s'il en était encore besoin que nous sommes, chefs d'entreprises, des citoyens responsables et d'ardents animateurs de notre cité.
Jean-François Cros
Irish Corner Périgueux
www.irishcorner24.com
www.jfcros.com

Le MAAP de Périgueux présente de vieilles affiches
(N.d.l.r) Une affiche pour une exposition qui a commencé ce 22 janvier au Musée d'art et d'archéologie du Périgord. Le choix de l'affiche a été approuvé par une ou un responsable qui a beaucoup d'humour ou essaie de nous dire quelque chose. Je trouve qu'elle illustre assez bien l'avant-dernier paragraphe du texte ci-dessus

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Commentaire de Anonymous chantal , le 3 février 2010 06:21  

malheureusement, sur les grandes artères de notre ville, les automobilistes ne laissent pas traverser les piétons et nous passent devant en nous regardant dedaigneusement comme si nous étions des extraterrestres ou invisibles.
Pour ces jeunes éméchés à la sortie de leur soirée, cette loi de fermeture des débits de boisson a certainement été instaurée à cause d'une minorité qui en a trop fait.

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 3 février 2010 08:56  

Donc plus de peur que de mal puisque je constate que tu peux toujours écrire! Tant mieux...

En ce qui concerne le mot de J-F CROS, je ne suis pas pour la fermeture des bars et autres lieux "d'activités ludiques" des jeunes, Périgueux a besoin des jeunes car l'avenir c'est eux, par contre entièrement d'accord avec toi en ce qui concerne l'incivisme.

J'habite rue Limogeanne, et comme nombre de riverains de cette rue et celles adjacentes, j'aimerais pouvoir dormir plus de 4 nuits par semaine.

Certains ripostent en balançant des pots d'eau, des légumes biens mûrs ou des oeufs, mais il arrivera peut-être un jour qu'un de ceux-là, excédé par le bruit et l'absence de sommeil, prenne une arme et fasse des victimes...ce jour-là, mais hélas trop tard, les autorités compétentes feront respecter, comme c'est leur devoir, l'arrêté préfectoral sanctionnant le tapage nocturne après 22h.

Nous avons une police municipale qui compte 20 agents et nous coûte 950 000 € par an pour ne pas dire un million.(source DL)

C'est énorme pour une petite ville de 30 000 habitants où il n'y a pas de délinquance diurne et qu'on ne me réponde surtout pas que c'est grâce à leur présence!

Plutôt que de les envoyer se balader en centre ville dans la journée, ne serait-il pas plus utile et efficace contre le bruit, les dégradations de commerces, les tags, les feux de poubelles, de les faire sillonner le centre ville à pied par groupes de deux les nuits de jeudi, vendredi et samedi et de verbaliser les contrevenants?

Malheureusement en France, la notion de civisme passe par le portefeuille, et je pense qu'après deux ou trois PV en sortant des bars en hurlant, en chantant à tue-tête, les jeunes en question apprendront à respecter le sommeil des autres.

Je reconnais aux jeunes le droit de s'amuser, mais qu'ils respectent mon droit de dormir.

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 3 février 2010 13:21  

Ouf, tu es entier, vivant et en bon état de marche !!

Nous sommes également très surpris de l'incivilité qui se généralise en France ! et pas seulement sur les passages pour pietons !

Nous venons d'un pays où des qu'un pieton pose le pied sur la chaussée ( même hors des passages pour pietons) les automobiliste s'arrêtent et offrent souvent un sourire et un signe de la main !

Commentaire de Blogger Pascal , le 3 février 2010 14:07  

Bien cher ami William, Je penche plus pour un attentat dont les origines sont inconnues mais les raisons toujours possibles. Quand on veut écraser le chien du voisin on prend toujours le même chemin... De plus, l'assassin revient toujours sur les lieux de son destin. Pôvre ami combien tout ceci afflige le Périgourdin moyen que je suis...

Quand à Monsieur CROS ce n'est pas nouveau et c'est tout simplement le boulot qui prévaut à ces "Edits" de prévôts pas rigolos ... Jeux de mots ? Non tout simplement ne soyons plus des vassaux ni des artichauds. Prenons au lasso les prompteurs démagos et assurons-nous passé minuit un diabolo sans intermezzo.

Commentaire de Blogger Jean-François Cros , le 3 février 2010 17:52  

La charte dont je parle a été instaurée en 2007 pour justement combattre les nuisances en permettant de mieux gérer les sorties d'établissement.
Nous ne sommes pas des entreprises philanthropiques et nous devons fonctionner de manière rationnelle et économique aussi nous ne "lâchions" nos clients qu'au dernier moment, déversant ainsi des centaines de consommateurs à une heure du matin alors que ceux ci souhaitaient encore s'amuser...
Ce que me touche tout particulièrement est l'absence de concertation avec nous, les professionnels qui vivons au contact direct de nos clients et souvent amis. C'est dommage et fort peu acceptable pour des chefs d'entreprises responsables que nous essayons d'être.

Commentaire de Anonymous verogovinique , le 4 février 2010 18:45  

C'est traumatisant comme expérience car ensuite tu imagines "ce qui aurait pu être" l'impacte qu'un accident corporel peut engendrer dans ta vie, hospitalisation, dépendance, mobilité réduite, bref le tas de choses fort désagréables inhérentes à un accident de la circulation véhicule contre piéton.
Je pousse un grand ouf de soulagement

Le cancan du Coderc - Pascal Serre publié le dimanche 13 décembre 2009

Je me suis réveillé samedi avec une extinction quasi totale de la voix. Cela ne m'étais jamais arrivé auparavant. De tous les handicaps dont un individu peut être frappé, j'ai toujours pensé que la perte de la voix était le moindre. Sans changer vraiment d'avis, il me semble maintenant pour en souffrir depuis quelques jours, que le mutisme involontaire n'est à souhaiter à personne, sauf peut-être aux langues de vipères.

Devant les difficultés que j'éprouve à concilier la rédaction de mes billets pour Périblog et mon travail de développeur internet, j'ai fait appel à une plume renommée pour m'envoyer, quand cela lui est possible, un article que je publierai ici.

Pascal Serre dont j'ai parlé récemment [ voir le billet ], a gracieusement offert de soumettre à vos yeux avisés des articles dont les sujets touchent de près à notre belle Dordogne et à sa capitale. Le titre principal de sa chronique exclusive sera « Le cancan du Coderc ». Pascal est rédacteur en chef du Journal du Périgord, de Direlot et de Dordogne Performances, un rôle qu'assume son adjointe, Sandrine Lemasson depuis les quelques mois où il a décidé de prendre du recul.

Les contributions de Pascal s'ajouteront à celles de Jean-François Cros (lorsque ses sujets ne sont pas d'un caractère trop général) et à celles d'autres journalistes ou écrivains qui voudront bien nous rejoindre dans les mois à venir.

Le premier article de Pascal Serre paraîtra dans Périblog ce lundi 14 décembre 2009.

Et aux deux ou trois qui se demandent bien si je compte me remettre à l'écriture, la réponse est oui... Mais avant cela, une refonte de ce blog s'impose...

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Les Franche Musicales 2009 publié le jeudi 10 septembre 2009

J'ai fait une rencontre d'importance jeudi dernier en la personne de Jean-François Cros, propriétaire du Irish Corner, un bar à thème irlandais situé près du Cap Cinéma.

Fabienne Cros-Crosetta et Jean-François Cros
Fabienne Cros-Crosetta et Jean-François Cros. Photo © John Francis N'Tamé
Jean-François est un quadragénaire qui après des études à l'E.F.A.P. à Paris a dispensé ses connaissances en matière de communication dans les conseils régionaux ou généraux du Languedoc-Roussillon, du Gers et de la Saône-et-Loire. En 2005 il glissait son bloc-note dans un tiroir et ouvrait l'Irish Corner sur la place Francheville. Il s'est depuis peu, investi dans l'animation de son quartier et on a pu le voir samedi dernier avec le propriétaire du Zanzibar et celui du B34, donner le coup d'envoi aux « Franche Musicales » ; une toute nouvelle fête qui a pour but de mieux faire connaître la place Francheville aux habitants de Périgueux et aux visiteurs, encore nombreux à sillonner nos rues en cette arrière-saison que la météo nous annonce exceptionnellement belle.

La bannière pour les France Musicales de Périgueux 2009Les Franche Musicales sur la place FranchevilleJe me suis rendu sur la place aux abat-jours démesurés simplement pour m'imprégner de l'atmosphère qui y régnait. C'était en fin d'après-midi et déjà une jolie foule était rassemblée sur les quelques centaines de mètres carré de sol en dur que compte la place. Une démonstration de la « Capoeira Senzala Do Périgord » était en cours et nombreux étaient les spectateurs non initiés aux arts martiaux réunis autour du « jeu » qui se demandaient s'il s'agissait là d'une nouvelle forme de samba. La capoeira est en fait un art martial qui a pour origines les méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l'esclavage au Brésil. Elle s'accompagne d'une ronde (La roda) que forment les capoeiristes lors des confrontations qui sont appelées « jeux ». Tout cela se fait au rythme du berimbau, un arc tendu par une corde de métal terminé par un résonateur placé près du ventre du percussionniste.
Lors des Franche Musicales de 2009 sur la place Francheville, la Band'a-nous part en tournée dans la vieille ville. On la voit quitter la place Francheville et sur la place du Marché au Bois où je déguste une délicieuse glace servie d'un geste rythmé par Yannick
Démonstration de capoeira en 2008 sur la place Francheville à Périgueux.
Démonstration de capoeira sur la place Francheville en 2008 - on peut voir une partie de la roda et le berimbau qui rythme le tout
La Capoeira Senzala Do Périgord sur la place Francheville à PérigueuxFranck Billaud (photographié en 2008) surnommé Sting, est un des animateurs principaux de la Capoeira à Périgueux
Franck Billaud, l'animateur principal de la Capoeira Senzala Do Périgord que j'ai photographié en 2008. On le surnomme Sting (du nom de l'ancien chanteur et bassiste du groupe « The Police ») et mon petit montage vous montre pourquoi (le vrai Sting, grand défenseur de la forêt vierge amazonienne, est à droite)...

Je ne me suis pas attardé sur les lieux, pensant sincèrement revenir à la nuit tombée ; ce que je n'ai naturellement pas fait... Alors, je laisse le soin à Jean-François d'analyser ici les premières Franche Musicales.

Franchement bien...
Jean-François Cros à PérigueuxLes décibels mélodieux et familiaux des premières Franche Musicales viennent à peine de s'éteindre qu'arrive déjà l'heure du bilan, un mot un peu trop dur qui ne caractérise en rien le succès populaire de la manifestation. Car avant toute chose, il faudra retenir ici l'ambiance festive et bon enfant ainsi que le grand nombre de spectateurs qui ont apprécié cette première édition.

Hommage en soit rendu à l'initiateur du projet, Jean-Pierre Pouamon, incontournable animateur du ZanziBar qui a trouvé les mots pour nous entraîner, les patrons des trois bars de la place, dans cette idée un peu folle d'offrir aux périgourdins un fête de rentrée gratuite et ouverte à tous. École de salsa, orchestres rock ou zouk, senteurs de cuisine créole, de barbecue, une météo clémente et les Franche Musicales ont pu débuter sous les meilleures auspices.

Un de mes anciens patrons avait coutume de dire que "quand le bébé est mignon, tout le monde en réclame la paternité"... Les mines réjouies de tous, samedi, ont confirmé qu'il est adorable... Ce n'est pas un problème alors pour l'adopter ! Nous sommes prêts pour la prochaine édition à élargir le cercle familial des partenaires et organisateurs pour en faire l'événement de la rentrée à Périgueux comme ce fut la tradition durant des décennies. Déjà des candidatures ce font jour et nos édiles ont apprécié l'ambiance détendue et sympathique qui a régné toute la soirée.

Il fallait juste oser prendre le risque financier et organisationnel d'un premier opus. C'est fait et bien fait. Les deuxièmes Franche Musicales seront certainement un peu plus longues et encore plus denses mais toujours gratuites, accessibles à tous les publics et aux associations culturelles locales afin d'aider à leur promotion. Franchement simple mais toujours franchement bien...

[ billet paru dans Un peu de rien... sur un peu de tout... le blog de Jean-François Cros ]La place Francheville en 2008. Photo © Dominique Louis spécialiste en photographie aérienne
La place Francheville à Périgueux. Photo Dominique Louis spécialiste en photographie aérienne écologique et économique [ voir louis.balloide-photo.com ]

Suite à un billet pas trop tendre que j'avais écrit sur l'Irish Corner ou peut-être simplement parce que le bloc-note frappait aux parois du tiroir avec insistance, Jean-François Cros a commencé à rédiger un blog intitulé « Un peu de rien... sur un peu de tout... ». Je vous invite à aller le découvrir si ce n'est pas déjà fait, car ses billets sont écrits avec vraiment beaucoup de talent et de pertinence
[ voir le blog de Jean-François Cros ]

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Commentaire de Anonymous jp et danielle , le 10 septembre 2009 11:43  

Je me souviens de ce billet décriant les décibels et les décis de biere ! Bien en a pris au patron qui n'est pas resté indécis !!!

Bravo et merci à lui !!!

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