Politique au placard ? Mauvais signe. publié le lundi 22 février 2010

Le cancan du Coderc est une chronique de Pascal Serre


Malgré le froid et le petit crachin du jour qui fouette le visage et en appelle au vin chaud, sur le coup de dix heures trente me voici au débouché de la place de la mairie dont les jours, en ce lieu historique, sont désormais comptés — par décision municipale controversée — et à l'entrée de ma bonne place du Coderc un peu comme dans la chapelle Sixtine ou la grotte de Lascaux. A chacun ses références !

Diable, je me frotte les mains, saluant ici et là tel ou tel visage connu. Il faut se frayer le passage et c’est tant mieux car cela signifie qu’il y a un peu de monde. On ne s’attarde pas.

Avec Christian, le seul à s’être libéré, nous nous sommes donnés rendez-vous au « Coderc » et l’idée du vin chaud avec sa cannelle guide nos pas.

En marchant péniblement nous évoquons l’émotion causée par l’accident du bus ribéracois en Italie ce mercredi. Christian, grand sage devant saint Front me glisse « La compassion ? Si sincère soit-elle, elle est vaine et illusoire ; parler d’espoir dans de tels moments comme c’est déplacé. Il y a de la souffrance. Ma femme, bigote s’il en est, n’aimait pas que je parle ainsi. Qu’elle me pardonne. »

Arrivés devant le Bar du Coderc nous hésitons entre la terrasse où les fumeurs transis restent péniblement immobiles et la petite salle où s’entasse une clientèle bigarrée mais dont les visages possèdent la carte des abonnés de notre chère Sylvia, patronne des lieux.

Au loin nous regardons Monsieur le Maire traverser « notre Coderc » pour se rendre aux remises de prix qui ont lieu sur la place Saint-Louis. Il s’affiche chaleureux et notons que c’est plus lui qui va vers les gens que ces derniers qui s’empressent à le saluer. Christian Dupuy, au coin de sa rôtissoire, a entendu la sirène et s’essuyant les mains à sa blouse rouge abandonne séance tenante père et poulets rôtis pour embrayer dans le sillage de son patron.

Tout ceci a quelque chose de baroque, de puéril et pourtant de si délicieusement provincial. À l’angle de la rue de la Sagesse et de notre place, deux touristes de type asiatique fixent ces instants avec leur téléphone portable comme si nous étions une tribu d’indiens. Mais ils ont l’air si sympathiques, presque naïfs. On aurait envie de les embrasser et de partager notre vin chaud. Ici, Marco Polo ou Christophe Colomb ont les yeux bridés.

Aujourd’hui nous n’allons pas être bavards, plutôt observateurs. Christian, un peu transis sollicite deux vins chauds et avec de la cannelle « s’il vous plaît ! ». Le serveur surpris mais reconnaissant ses ouailles nous dit dans le creux de l’oreille : « je le fais pour vous mais chut ! ».

Nous reconnaissons tous deux que les privilèges ne sont pas désagréables. Serions-nous des people ?

Christian me donne les nouvelles de « l’Affaire des Boulangers » lesquels, semblent-ils ne voient pas d’un bon œil l’arrivée de Firmin Gourmet. « Des règlements de compte. Il y a ceux qui ont du pain congelé et ceux qui le préparent et le cuisent. On prétend que le repreneur de notre ami Pichard n’est pas digne de la tradition et serait plutôt un commerçant, pire un industriel. Il aurait perdu des clients par cette simple rumeur. C’est vrai, le pain c’est sacré ! »

Le breuvage achevé, nous sentons nos joues toutes chaudes et les pointes d’oreilles proches de l’éruption. Il est temps de faire un tour de marché cache-nez et chapeau pour Christian, blouson et mains dans les poches pour moi.

Nous croisons madame Cornet, l’épouse de Philippe, oui l’opposant de notre bon maire. C’est que son diable de mari était déjà ce matin à 7h 30 sur le marché pour casser la croûte avec Jérôme Peyrat et quelques colistiers pour les élections régionales. Il a régalé les regrattiers pas vraiment surpris de le retrouver à cette heure matinale en ces lieux. Le « Philippe » parle avec faconde et n’est jamais en mal de bourrades amicales, de petites phrases et de solutions qui le propulsent presque comme le ministre bis d’un Xavier Darcos qui lui a laissé, en haut du mât de Cocagne les clefs de la mairie pour 2014.

Un peu plus loin nous tombons nez à nez avec Alain Bernard qui rentre de Paris où il a couvert pour son journal « Le Paris Cookbook Festival » organisé par Édouard Cointreau (1) que certains ont voulu mettre en concurrence avec le Salon du Livre Gourmand de Périgueux.

Henry-Pierre Millescamps au Salon du Livre Gourmand à Périgueux en 2008
Henry-Pierre Millescamps expert en livres anciens lors du Salon du Livre Gourmand à Périgueux en 2008
Lire un billet sur Périblog au sujet du Salon de 2008
Et voici qu’arrive Henri-Pierre Millescamps, expert en livres anciens : « J’y étais et la ville de Périgueux a pris de nombreux contacts puisque l’invité d’honneur en novembre sera le Québec. » Et Alain Bernard de souligner aussi la présence du photographe périgourdin émérite Denis Nidos dont la carrière n’a de cesse de grimper l’échelle qui mène en haut de l’affiche.

Je me rappelle ma première rencontre avec ce grand gaillard, ancien ébéniste reconverti avec lequel ce fut à la fois un bonheur et un honneur de collaborer. Je lui achetai ses premiers reportages. Je lui présentais Édouard Cointreau qui reconnu le talent et misa immédiatement sur lui. Selon notre expert en livres anciens, on peut pronostiquer prochainement un très beau livre…

Mais Christian revient à son dada : « Mais, honnêtement, ce salon à Paris, ceux de Bruxelles, de Saint-Brieuc, de Vannes que va devenir celui de Périgueux… ? » Je prend la parole : « Oui, le marché du livre de cuisine est en pleine expansion et il y a de la place. Mais faut reconnaître que Périgueux tergiverse, ne prends pas la mesure de l’enjeu et que de la complémentarité on passe vite à la concurrence et à la cacophonie. À la sortie nous pourrions n’avoir que nos libraires, éditeurs, restaurateurs et les Périgourdins. Édouard Cointreau a pris les devants. Il a laissé toutes ses chances à Périgueux en offrant un espace. Mais, sans critiquer, je cherche vainement une ambition politique… »

Alain Bernard s’est enfui car il va à Ribérac pour les obsèques d’Agnès Dosilé, la professeur d’histoire et de géographie décédée dans l’accident du car en Italie. Christian a décidé de faire ses courses. Henri-Pierre Millescamps m’invite à prendre une bière.

Il est presque treize heures. La nettoyeuse nettoie la place à grands jets d’eau. Les derniers revendeurs évacuent leur véhicule. C’était un samedi 20 février comme les autres. La politique était rangée au placard. Ce n’est pas bon signe pour un Périgordin. À la semaine prochaine.
Auteur : Pascal SERRE
(1) Édouard Cointreau directeur général du Salon international du livre gourmand de 1998 à 2002. Cette année-là il a estimé qu’il devait laisser Xavier Darcos mener sa propre politique sur cette manifestation. Il a gardé d'excellents souvenirs de la manifestation périgourdine et s'est appliquée à lui donner une dimension internationale tout en limitant le parisianisme à outrance.
La remise des prix lors du marché au gras de 2009
Christian Dupuy conseiller municipal délégué au commerce, à l'artisanat et au commerce forain et Michel Moyrand maire de Périgueux (à droite sur la photo) lors de la remise des prix au marché au gras édition 2009 - voir plus de photos sur ce marché primé ici
Pascal SERRE
Rédacteur en chef :
  • JOURNAL DU PERIGORD
  • DIRELOT
  • DORDOGNE PERFORMANCES
Membre :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

Libellés : , , , , , , ,




Commentaire de Anonymous Bernard G. , le 23 février 2010 04:15  

Finalement, à lire vos papiers, on parle toujours des mêmes, comme si Périgueux et la place du Coderc étaient le centre du monde... Et une fois encore, ce ton au combien ironique sur Moyrand, finalement, on ne vous refait pas vous hein! C'est d'un pathétique tout ça!

Commentaire de Anonymous chantal , le 23 février 2010 06:11  

Je ne trouve pas ce discour pathétique.
Je trouve que c'est tout simplement la vie et j'en remercie Mr Serre de nous faire partager ces petits samedi sur la place du coderc où je réside tout à côté.

Merci !!!

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 23 février 2010 08:10  

On ne peut pas plaire à tout le monde!
Heureusement que nous sommes nombreux à apprécier ce "cancan du Coderc", notre place du village à nous.
En ce qui concerne l'ironie vis-à-vis de Moyrand, on peut dire que Pascal Serre est fidèle à ses opinions et ne se cache pas derrière une hypocrisie de circonstance comme c'est le cas de bon nombre de lèche-bottes du maire actuel!

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 23 février 2010 13:31  

J'apprécie cette rubrique, agéablement écrite, fraiche, faites de potins locaux. On y retrouve parfois des reflexions de comptoir qui valent, à mon avis les bourrages de crânes de nos médias et de nos politiques ! Chouette, nous allons manquer de pétrole ! les idées et le bon sens vont ils en profiter pour revenir ?

Commentaire de Anonymous DALLEMAND , le 23 février 2010 16:42  

Il faut -de temps à autre- définir où se situe très précisément le Centre Géographique du Monde habité. Après Jules VERNE et ses divagations, après Salvador DALI et sa modeste station brouillardeuse sise en Catalogne (Dieu seul sait que la Catalogne est partout sauf en Périgord). Allons, petits jaloux, vos complexes de sous-préfecture pourraient désormais vous coûter l'obtention du passeport PERIGORD ; sachez qu'il est clairement établi ce Centre du Monde ; il s'agit bel et bien du CODERC. Le CODERC ? Pays de l'Homme objectif. Parfaitement objectif puisque je pourrais tout aussi bien critiquer Henry MILLER qui ne jure que par Lascaux. Je vous demande un peu ce que Lascaux viendrait faire au centre
du monde. En toute objectivité, bien entendu.

Commentaire de Anonymous Simon B , le 24 février 2010 10:58  

Finalement, je dois aimer lire ce "cancan du Coderc"que je suis régulièrement mais comme B, je le trouve souvent tendancieux et quand on parle de lèche bottes du maire actuel, je ne peux m'empêcher de penser à ceux du maire précédent.
Autre chose, dire à René qu'il y a des parkings dans cette ville et que je n'y ai jamais eu de PV ; par contre j'en ai eu un devant le domicile d'un parent (hors centre ville) ou du temps de MR Darcos, une rue avait bénéficié d'une multiplication de passages piétons inutiles gênant le stationnement des riverains eux mêmes ; heureusement MR Moyrand s'est déplacé, a constaté et a fait remédier à cette ineptie.

Personne n'est parfait!

Pause café publié le lundi 15 février 2010

Le cancan du Coderc est une chronique de Pascal Serre


Nous voici au petit matin du samedi 13 février. Veille de la Saint Valentin. Le temps est sec, froid avec un soleil qui voudrait faire oublier les morsures du gel.

Prévenant une température à notre goût polaire nous avions exclu nos fameuses « huîtres » et savions qu’un  café bien chaud ferait l'affaire.

Nous avions convenu le rendez-vous au bar de « La Truffe », chez Pascal Mesmin, à onze heures. Christian, Jean-Paul et Alain s’étaient décommandés à notre grand regret.

A l’intérieur, Bernard prenait son premier café assis au milieu d’une tablée de visages connus pour certains toujours emmitouflés, la casquette encore vissée sur la tête et le cache-col autour du cou.

Une épaisse buée plaquée contre la vitre du bar transformait le lieu en un champ clos, coupé du froid et du monde. J'eus le plus grand mal à me frayer un passage. Disant bonjour d’un côté, faisant du coude de l’autre. Au comptoir, cafés, petits blancs et demis faisaient bon ménage. La pendule marquait onze heures et dix minutes.

A la table des copains, au fond de la petite salle, la discussion était vive, très vive même. Les anciens potaches s’en donnaient à cœur joie. Comme d’habitude les joutes politiques constituaient le « pré carré » des fidèles garnements qui brocardaient avec affection leurs représentants où qu’ils soient et quoiqu’ils fassent.

Un ancien instituteur dont le nom m’échappe s’insurgeait contre le débat sur l’identité étranglé : « savez-vous que les enseignants basques écrivent leurs lettres au rectorat en basque ? La Loi est claire, les documents officiels doivent être en français. Et bien ils continuent au grand regret des agents qui reçoivent les lettres et ne peuvent les comprendre. Personne n’en parle. Le coup des « minarets » c’est plus médiatique. » Un ancien policier qui entendait préciser « de la police nationale » ayant conservé ses entrées poursuivit : « Sur Périgueux, le nombre de procès-verbaux aurait doublé en une année. Tout ça pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État ou de la commune. On a beau dire mais il y a encore vingt ans on ne parlait pas de rendement, de résultat. Ça me dégoûte et je peux vous dire que je ne suis pas le seul. » Tous les autres dodelinent de la tête en signe d’adhésion.

Derrière moi, la porte s’ouvrit laissant entrer un courant d’air glacial qui coupa la conversation.

C’était René. Il avait voulu « monter » comme il dit du Toulon en voiture et avait mis presque une demie heure pour se garer. Il n’était pas très content : « Et d’ici que je prenne une « prune » ! Ma femme ne veut plus venir faire ses courses en ville. L’an passé j’ai pris trois procès-verbaux de stationnement. Autant qu’en dix ans écoulés. Il faisait trop froid j’ai pris la voiture. »

Une table se libéra. Je m’y assis derechef. René enfourcha une chaise et barra tout accès à notre lieu de délibération. Bernard nous rejoignit. Tout en se frottant les mains pour se réchauffer, René interpella : « Trois cafés, s’il te plait Pascal ! »

Nous essayâmes maladroitement d’écouter la conversation de nos compères d’à côté. Ils étaient six ou sept. On ne savait plus. Ça allait et venait. Le brouhaha était assourdissant mais nous captions l’essentiel.

Ainsi, un expert en assurances dont nous tairons le nom : « Vous avez vu comment nos socialistes parlent ? Après Moyrand (1) qui dit sans ménagement, en plein conseil municipal, à l’opposition de se taire voici que Cazeau (2) lors de la dernière session du conseil général, cette semaine, après avoir indiqué que c’était lui qui donnait la parole s’est fait traité de dictateur ! Ça promet pour les prochaines semaines… »

Un retraité de l'administration départementale coupa la diatribe : « C’était déjà comme çà quand j’y étais avec Bioulac (3). N’oubliez pas que ce sont des gens comme les autres et qu’ils sont soumis à des pressions permanentes. » Le pauvre vit plusieurs mains se poser sur ses épaules et un de ses copains lui dire : «  mais oui, on les plaint. Tu te sens mieux ? »

Jeannette (4) arriva. Ni une, ni deux, elle virevolta : « alors les hommes on refait le monde ?! » Distribution de bises et notre « copine » prend la conversation en route : « Pascal, un kyr ! »

Nous voyant elle dit : « Ah je ne me lève pas. Vous venez me faire la bise ! » Nous nous exécutâmes.

Dés lors nous assistâmes à deux conversations parallèles.

«  Comment vous l’appelez celui qui a fait la grève de la faim ? Il paraît qu’il est venu à Périgueux, hier soir, à la gare. »

«  Oui, je me rappelle pas son nom mais c’est un copain à Bayrou. »

Bernard se pencha vers le centre de la table et nous fit signe de nous rapprocher : «  C’est Jean Lassalle. Il est venu pour les élections régionales. J’ai entendu dire que le ministre du Budget, Eric Woerth, viendrait à Périgueux autour du 9 mars. Ce sont les grandes manœuvres… Mais la gauche va conserver la majorité. »

Jeannot Boussuges dit « le Poète du Coderc ».
Lire « Ode à Jeannot », un poème composé par Xavier Darcos ministre du Travail pour Jeannot à l'occasion de la remise de ses palmes académiques
René de poursuivre : « Oui, mais Moyrand et Darcos vont regarder au microscope les résultats sur Périgueux pour mesurer la situation municipale… C’est là l’enjeu les petits gars. » Je partage son avis. Et Bernard de dire : « Darcos est en service commandé. Il sera récompensé. Il sait bien qu’il ne peut pas être ministre et président de région… Certains parlent que Sarkozy le garde dans la liste des futurs Premiers ministres. »

Nous profitions, pour une fois, de ces débats qui n’avaient – reconnaissons-le – rien à envier aux nôtres. Mais sans nos autres « potes » on se sentait orphelins.

J’en profitai quand même pour donner des nouvelles de notre poète du Coderc, Jeannot Boussuges : « Maurice Melliet (5) qui va le voir tous les jours m’a dit qu’il avait eu un accident cardio-vasculaire, qu’il se reposait à Lanmary (6) et entamait une rééducation. Il récupèrera petit à petit… » La petite équipe était rassurée et le message serait transmis aux absents car Jeannot est une figure à laquelle nous sommes attachés.

René devait acheter une carcasse d’oie pour faire de la soupe et, ensuite, la faire griller. «  C’est pas cher et excellent » dit-il.

Raphaël et Jean-Louis Chartroule de Milhac-d’AuberocheRené, en bon Périgourdin, a ses habitudes. Pour lui, il faut se rendre chez Raphaël et Jean-Louis Chartroule, face au magasin Jacadi et à la Halle. Ceux-ci viennent tous les samedis de Milhac-d’Auberoche. Selon René : « C’est une vieille famille périgourdine qui produit des conserves de foie gras d'oie, terrines, confits, magrets, rillettes... ainsi que des poulets fermiers élevés au grain de la ferme et prêts à cuire et des oies grasses découpées avec leurs quartiers, carcasses, foie ou abattis. Leurs produits sont totalement maison, en fonction des saisons. »

À l’angle de la place et de la rue Limogeanne, face à « Game », magasin de jeux vidéo nous trouvâmes Jean-Jacques Dallemand (7) qui est animateur de « Marines Poésie ». Il était en pleine discussion avec un jeune habillé de bleu et portant un badge Unicef. Nous les saluâmes et entreprîmes  une courte conversation. Ce jeune qui se prénomme Nicolas venait de Toulouse et quêtait pour l’organisation internationale. Il trouvait les Périgourdins radins. «  Ça rime mais c’est peut-être aussi qu’ils n’ont pas d’argent » releva René toujours prêt à dégainer.

Il était midi. Quelque peu désorientés, le temps se couvrant et virant au camaïeu de gris annonciateur de neige, nous mettions un terme à notre escapade hebdomadaire. L’enthousiasme n’était pas de rigueur.
Une sorte de pause café.
Auteur : Pascal SERRE
(1) (1) Maire de Périgueux
(2) Sénateur  depuis 1998 et président du conseil général depuis 1994
(3) Président du Conseil général de la Dordogne de 1982 à 1992
(4) Voir le cancan du Coderc du samedi 26 décembre 2009
(5) Personnalité de la publicité et des médias qui œuvre pour de nombreuses actions humanitaires et poète membre des Hydropathes
(6) Maison de convalescence située à Antonne-et-Trigonant
(7) Sociologue des Arts. Voir le blog de Jean-Jacques Dallemand

Pascal SERRE
Rédacteur en chef :
  • JOURNAL DU PERIGORD
  • DIRELOT
  • DORDOGNE PERFORMANCES
Membre :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

Libellés : , , , , ,




Commentaire de Anonymous Un insomniaque , le 17 février 2010 05:37  

Merci à l'auteur pour l'agréable moment que j'ai eu en lisant son cancan.
Je souhaite un prompt rétablissement à Jeannot le poète du Coderc et j'offre ma reconnaissance à notre ami Maurice Melliet qui l'a découvert et a été son protecteur durant toutes ces dernières années.

Commentaire de Anonymous Chantal , le 21 février 2010 18:26  

Toujours aussi interessant ces gentils cancans ...
Merci !!!

La virée du ministre publié le lundi 8 février 2010

Le cancan du Coderc une chronique de Pascal Serre


C'était annoncé en toutes lettres dans la presse locale : Xavier Darcos sera à Périgueux ce samedi matin. Lever de rideau sur une campagne électorale (1) qui s’annonce comme un « choc » entre l’ancien maire de notre bonne ville… Xavier Darcos et son vainqueur Michel Moyrand.
 
Les journalistes sollicitent M. Moyrand
Il faut maintenant faire face à la presse... Michel Moyrand (PS) vient de remporter la mairie de Périgueux
Christian (2) ne voulait en aucune façon perdre une miette du passage obligé du ministre par notre bonne vieille place du Coderc. Il avait fait le tour des popotes pour nous dire qu’il y serait au milieu de la matinée. Il fixa d’office notre point de rendez-vous pour un simple café chez Marie Deleporte ( Fée Maison ) estimant que c’était, en terrasse, un excellent point d’observation sur les deux accès possibles : la place de la mairie ou la rue des Chaînes. Heure impérative : dix heures quinze.
 
Si le temps se voulait incertain, la visite était assurée. Le spectacle pouvait débuter.
 
A l’heure dite nous nous retrouvions, Christian, René, Jean-Paul et Alain. Bernard ne pouvant se joindre à notre équipée. Honnêtement nous étions tout émoustillés par cet événement à consonance purement locale mais aux délices gaillards.
 
Xavier Darcos et François Fillon
Xavier Darcos, alors ministre pour l'Éducation et François Fillon, Premier Ministre avec Yves Guéna, Jean-Paul Daudou (tous les deux à droite) et bien d'autres, lors de la campagne pour les élections municipales de 2008 à Périgueux
Christian avait acheté la presse locale et nous fit sa « revue de presse » : « Regardez ça : Xavier Darcos est-il bienvenu à Périgueux ? Et bien moi je vous dis que oui et on va bien le voir ici, sur ce marché. La place du Coderc est un véritable institut de sondage en miniature. »

Malgré le monde qui se bouscule dans sa maison, Marie nous sert les « expressos » tant attendus. Nous les avalons presque d’une traite, comme des gamins qui se languissent du Père Noël. Le marché est à son zénith. Les affaires semblent reprendre. Christian qui a invité ses petits enfants à déjeuner dimanche nous propose — après le passage du ministre — de faire les emplettes avec lui. Histoire de prendre le pouls de ses « fournisseurs ». Mais, attention, ici la politique est discrète, sans signature. Il faut décoder plus un signe de la tête, un regard, que les propos échangés. Tout est dans le non-dit.

Il devait être presque dix heures trente quand il y eut un frémissement du côté de la mairie, vers la Halle. Ni une, ni deux, nous voici debout. De vrais gamins vous dis-je. Au milieu des commerçants nous devinons, de dos, Xavier Darcos. Il est pas seul, loin s’en faut. Son épouse Laure est là, tout sourire. Philippe Cornet, le leader de l’opposition investi au soir de la défaite pour reconquérir le fief municipal n’a de cesse de serrer des mains. Le cortège est au complet : les conseillers municipaux hier encore dépités du départ de leur gourou jouent la « vieille garde » au soir d’Austerlitz.
 
Michel Lopez, Xavier Darcos et Laure Darcos le soir des résultats où il apprendra qu'il a perdu la mairie de Périgueux
Xavier Darcos le soir de la défaite aux municipales de 2008, remercie Laure, sa femme, visiblement émue et ses amis, comme ici Michel Lopez à sa droite
Du côté de la fromagerie Thieullent les bras se tendent, les langues se délient pour déplorer la chute « d’un enfant du pays. » Voici Xavier Darcos interpellé : « Alors, Monsieur le ministre vous êtes encore là ! » Et ce dernier de répondre : «  Mais je n’ai jamais quitté ma ville ! »  Deux pas de plus et une passante ébahie renchérit «  Il faut revenir monsieur Darcos ». Et ce dernier de dire : «  Pourquoi voulez-vous que je revienne, je suis déjà là. » Et de se retourner en cherchant Philippe Cornet, le saisit et le ramène vers la dame : «  Vous connaissez Philippe ? Et bien nous travaillons en tandem et ça marche. Allez, on se fait la bise ? »

Philippe Cornet sur la place du Coderc en 2009
Philippe Cornet (UMP), avocat et chef de file de l'opposition municipale à Périgueux
Arrêt devant le bar « La Truffe ». L’ancien maire n’a rien perdu de sa séduction il salue tout le monde et se rappelle du patron, Pascal Mesmin. Regrattiers et producteurs ne refusent pas la poignée de main tendue.
 
Et Christian de se retourner : «  Alors ? Il n’est pas le bienvenu ? » René est dubitatif mais respectueux, il se retrouve à serrer la main du « Ministre » : « oui, bon mais vous savez il a quand même été battu et je vous le dis je n’ai pas voté pour lui. »

«  On s’en doutait bien, rétorque Alain, un inconditionnel qui a bien connu le père de Xavier Darcos quand il était adjoint de Guéna, mais avoue quand même qu’il a fait des choses pour Périgueux et que si les élections étaient aujourd’hui je ne crois pas qu’il serait battu… »

Tout le monde s’embrasse, se congratule, se rassure. Le cortège passe au milieu du marché et suspend un instant les regards interrogatifs, admiratifs ou, pour quelques uns plus distants.
 
L’horloge de la bourse du « Coderc » est suspendue. On fait du coude à coude, on se pousse pour voir ou dire un mot à « Xavier ».
 
Une note de blues parfois fait jour, bien vite étranglée par « Les grognards » qui sont tout rayonnant de cet accueil.
 
On se croirait presque au col de Laffrey, le 6 mars 1814, quand le Maréchal Ney devait arrêter l’Empereur Napoléon de retour en France.  C'est là que se déroula à la « Prairie de la Rencontre », ainsi nommée par Stendhal, la fameuse scène immortalisée par le peintre allemand Steuben : Napoléon ouvrant sa redingote s'avance devant les soldats royalistes et leur crie : « Soldats du 5e ! Reconnaissez votre Empereur ! S'il en est qui veut me tuer, me voilà ! » Les soldats se rallièrent.

Un couple dont le visage nous est connu se murmure : «  Il aurait fait çà pendant la campagne on en serait pas là… »

Et tout ce beau monde s’engouffre dans la rue Limogeanne direction l’hôtel de la préfecture où, selon Christian, il va remettre la médaille du mérite à une de ses anciennes adjointes, Marie-Christine Sanjuan : « je la connais car elle est très engagée dans les milieux catholiques et ma défunte femme qui la fréquentait m’en avait parlé plutôt en bien. » Et René de compléter : « Oui, surtout qu’il paraît qu’elle pourrait se présenter aux élections cantonales sur Périgueux-Ouest… Enfin c’est ce j’ai cru comprendre. »
 
Comme prévu Christian fait ses emplettes. Nous le suivons. Le voici avec Christian Laparre dont la famille est présente sur la place depuis un demi siècle. Les moustaches avenantes on l’entend de loin vanter ses produits. Tout en honorant la commande de Christian il s’épanche peu : « Oh vous savez, chaque fois qu’il y a une élection c’est pareil. Je suis habitué. J’en ai vu passer. Ça me fait ni chaud, ni froid. »
 
Nous allons sous la halle, chez Pascal et Dominique Florenty. « Je les aime bien, dit Christian, ils sont tout jeunes ici. J’y prends mes charcuteries et j’alterne avec d’autres anciens de la Halle… »
 
Pour le couple de charcutiers « cette visite est une bonne chose mais nous avons tellement à faire que nous ne nous sentons pas concernés. Nous sommes des petits. On a besoin avant tout de travailler… »

Nous quittons la halle et Christian nous amène chez un vieux briscard du marché, Roland Canler. « Lui, nous explique notre ami, c’est la troisième génération à venir ici. Il a d’excellentes volailles et je vais lui en prendre une pour mes petits-enfants. Ils adorent. »

Arrivé Christian tâte son copain : « Alors ? Tu as vu le ministre ? »
 
« Oui, répond Roland, mais tu sais moi j’ai connu Guéna, c’était encore autre chose. Il passe encore parfois avec son épouse. Ca me rappelle plus de choses que Darcos. Et puis, Moyrand est sur ma commune… Je connais un peu son épouse. Et puis, tu sais je pars à la retraite alors tous ces trucs de politique çà m’amuse plus qu’autre chose. Que prends-tu aujourd’hui ? »

Enfin, c’est l’achat du pain : « Vous savez, dit Bernard en tête de notre équipée et se frayant un chemin au milieu du marché que Pichard a vendu ? » Christian l’a vu dans la presse : « Et oui, c’est la vie. Je crois que c’est un certain Grégory Fourey qui a pris la suite. On verra bien. »
 
On ne parle plus de nos impatiences du matin à l’idée de « voir Darcos » comme des enfants qui ont déjà ouvert le cadeau de Noël et reviennent vers leur vieille malle où sommeillent les vieux jouets usés.
 
Christian : « Comme vous m’avez accompagné sans râler je vous offre un café au « Coderc » chez Sylvia. » Et tous de reprendre : « Ah non, un kir pour fêter tout çà ! Il est presque midi. Et avec ses cacahuètes. »

Le temps s’est couvert, la « virée du ministre » n'est presque plus qu’un souvenir. Le quotidien a repris ses marques. Tout près, la famille Dupuy, accoudée à la « rôtissoire » glane quelques échos car, bien évidemment, le ministre n’est pas passé les saluer (3)… Jeanine vend ses huîtres et nous la saluons de notre petite table d’où la pluie va nous chasser.
 
Presque désemparé nous nous séparons. Chacun un peu sur sa faim. Nous nous accordons sur un point : « La politique ? C’est l’art du tragique. Servitudes, hypocrisies, mensonges mais encore une absolue nécessité. »
 
Avant de quitter mes amis et leur donner rendez-vous samedi prochain je leur confie : « Darcos a rédigé un brillant ouvrage sur l’historien et philosophe romain Tacite, il a mis en avant-propos cette citation : les exemples perdurent plus longtemps que les modes de vie. A l’époque il m’a rajouté : je t’assure que je ne quitte pas Périgueux des yeux. C’était en février 2007. À suivre les gars ! »
Auteur : Pascal SERRE
(1) Élections des Conseillers régionaux les 14 et 21 mars prochains.
(2) Pour en savoir plus sur les personnages voir les précédentes chroniques
(3) Christian Dupuy est maire-adjoint de Michel Moyrand, socialiste


Pascal SERRE
Rédacteur en chef :
  • JOURNAL DU PERIGORD
  • DIRELOT
  • DORDOGNE PERFORMANCES
Membre :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

Libellés : , , , , ,




Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 9 février 2010 07:24  

Un vrai bonheur de revoir Xavier DARCOS "chez lui"!

Nombreux sont ceux qui ont voté Moyrand pour sanctionner le ministre de l'éducation et on voit le résultat aujourd'hui: beaucoup d'argent dépensé, aucun investissement pouvant générer un quelconque retour pour la ville, les commerces qui déclinent.
Et certains parlent déjà de sanctionner le ministre du travail!

Il serait peut-être bon de penser à notre ville, notre région, et ce qu'un ministre peut leur apporter en termes de financement, en essayant d'oublier l'appartenance politique en faveur du bien régional...

Xavier DARCOS recevait les délégués de Marbot-Bata à la préfecture pendant que Moyrand s'agitait devant la même préfecture pour soutenir les employés de Neuvic.
Mais qu'a-t'il fait pour les employés de Pier Import, commerce du centre ville de Périgueux?
Il n'a même pas eu un geste, qui aurait pu être de sa poche, pour aider les salariés de ce magasin a monter à Paris pour défendre leur dossier!

C'est clair que c'était moins médiatique...

Si seulement les électeurs avaient pensé à Périgueux lors des dernières municipales!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 9 février 2010 11:45  

C'est fou ce que les gens ont la mémoire courte, de vraies girouettes. Certes Moyrand et son équipe ne sont pas des flèches- mis à part pour déplacer cette fichue mairie...- et qu'il n'inspire plus le moindre zeste de confiance, mais tout de même, aller faire de la lèche à Darcos parce qu'il est ministre, c'est d'un pathétique! Et s'il n'était plus rien, redevenu qu'un simple citoyen, y aurait-il autant d'adeptes de la Restauration? Je me souviens de ce qu'on disait à Paris en 1944, Pétain vient en juillet et est acclamé, de Gaulle arrive fin août et est acclamé, je vous le dis; tous des girouettes! Bah, quand je lis ça, j'ai un peu honte, et ce Cornet à serrer des mains et à payer des coups, quelle histoire!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 9 février 2010 12:13  

Il faut décoder plus un signe de la tête, un regard, que les propos échangés. Tout est dans le non-dit.

voilà qui montre bien l etat desprit de perigueux du faux et du faux,

on se couche tous devant tant d hypocrisie...

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 9 février 2010 16:37  

Et se cacher derrière l'anonymat ce n'est pas hypocrite?

Commentaire de Anonymous Saturne , le 10 février 2010 00:16  

« Honnêtement nous étions tout émoustillés par cet événement.. »
Décidément, certains se contentent de bien peu ! Il suffit donc de ÇA pour créer l’évènement !
Vivement que les régionales soient passées pour que Périblog nous lâche un peu les urnes !
(Elle est bien belle la photo de Maître © !)
Un bon point tout de même : si les deux blogueurs de Périblog affichent leurs sympathies, ils ont le courage d’afficher aussi leur identité. Ce n’est pas le cas de certains rapaces nocturnes qui sévissent sur la ville depuis l’impasse du Hibou (ou quelque chose comme ça).

Commentaire de Blogger Periblog , le 10 février 2010 11:19  

Un commentaire a été posté hier soir par Saturne sur le dernier cancan du Coderc et celui-ci accuse son auteur et moi-même d'épouser, plus la cause d'un candidat (Philippe Cornet (UMP) en l'occurrence) que celle du maire de Périgueux Michel Moyrand (PS)...

Je ne peux parler ici que pour moi-même qui, comme tout le monde a ses croyances et ses penchants. Si je m'exprime parfois d'une manière passionnelle sur certains sujets, je n'ai jamais cherché a faire épouser mes vues par quiconque. Je désire que Périblog reste indépendant, modéré et soit ouvert à toutes et à tous quelles que soient vos opinions.

Ce blog se veut aussi modérément politique que possible. Je suis (et je crois savoir que Pascal l'est aussi) passionné par tout ce qui touche le Périgord et ses habitants. Cela rend les réflexions politiques, notamment en cette période d'élections régionales, parfois inévitables.

Mais Périblog c'est surtout autre chose qu'un réceptacle d'opinions politiques et vous le savez peut-être pour être parmi un nombre croissant de visiteurs* à venir chaque mois nous rendre visite.

W

* Présentement entre 9 000 et 11 000 visites mensuelles (Sources : Google Analytics)

PS concernant les photos : je suis l'auteur de toutes les photos publiées sur Périblog, sauf là où j'ajoute le symbole © comme sur la présente photo de M. Cornet qu'une connaissance m'a prêté, et sauf là où cela semble évident qu'il s'agit d'un autre photographe, comme pour les photos sur le sauvetage à Haïti récemment.

Vous ne pouvez pas me reprocher de ne pas avoir rendu le ton des légendes sous les photos de l'article équilibré et informative.

Commentaire de Blogger La Chouette , le 10 février 2010 14:49  

Merci pour ces cancans du Coderc qui sont un régal!

C'est comme ça Willian. Il suffit de citer le nom d'un personnage politique pour qu'un militant de l'autre bord, dans son extrême sagacité, accuse de connivence.

Il faut dire qu'un militant n'est jamais qu'un militaire auquel on a échangé le fusil contre des tracts.

Ne le prend pas pour toi. Certains ne perçoivent le réel qu'en deux couleurs, la bonne et la mauvaise. Rajoute une pincée d'aigreur, une goutte de mauvaise foi, mélange et tu obtiens le cocktail de l'insignifiance, une pathologie qui touche au saturnisme politique.

Commentaire de Anonymous Pascal Serre , le 10 février 2010 18:01  

“Et oui, la petite bande de Périgordins se contente de peu à l’aune des joutes politiques. Elle est le miroir d’une vie populaire qui est observatrice sans se vouloir actrice. Elle préfère “ on ne nous dit pas tout” à “Je vous ai compris” (sans connotation historique SVP). Les fameuses urnes durent une journée, leur “place du Coderc” est éternelle. L’Homme passe avant les pensées assassines. Elle revendique une naïve (?!) jeunesse qui se satisfait effectivement... de peu. Mais le bonheur est aussi à ce prix !”
Pascal SERRE

Commentaire de Anonymous Nino , le 11 février 2010 00:34  

« Saturne » a probablement tort : la virée électorale d’un ministre parti à la pêche aux voix n’est pas un mince évènement puisque, outre le bonheur du chroniqueur venu observer la scène, il suscite une belle petite dizaine de commentaires ! Pourtant je n’étais pas loin de partager l’agacement amusé de « Saturne ». Son intervention, qui rend ostensiblement hommage à William Lesourd et Pascal Serre, ne me semble pas mériter une telle levée de boucliers, surtout si on la compare au commentaire très « engagé » de Madame ROBERT qui, lui, ne semble pas vous avoir ému !
William, personne ne vous demande de vous justifier et si le portrait angélique de Monsieur CORNET n’est pas votre œuvre, vous n’avez pas à vous en excuser.
Vous écrivez, dans votre commentaire de commentaire : « je n’ai jamais cherché à faire épouser mes vues par quiconque. » Peut-être « Saturne » s’est-il souvenu, comme moi, de l’injonction par laquelle vous demandiez à vos lecteurs de « renoncer à (leurs) convictions » pour assurer la réélection de Monsieur le Maire sortant. Bien que je ne sois pas électeur à Périgueux, cet appel au renoncement et à la trahison de soi-même m’avait choqué et blessé et je vous l’avais fait savoir.
Ce détail ayant été rappelé, il est bien évident que personne n’est autorisé à régenter votre blog, que vous y exercez votre libre arbitre et y exprimez librement vos opinions et vos sympathies. En contrepartie, puisque vous souhaitez que vos billets soient commentés pour accélérer le référencement de votre blog, acceptez que nos réactions ne soient pas toujours strictement conformes à ce que vous attendiez.

Monsieur SERRE, je crois avoir bien compris (comme « Saturne » sans doute !) le sens de votre « CANCAN ». D’ailleurs l’intitulé lui-même en donne le ton. Je sais aussi que votre longue expérience d’éditorialiste et votre facilité à manier les premier, deuxième et troisième degrés vous permettront de poursuivre longtemps ce petit jeu pourtant très casse-gueule.

A Saturne, bonsoir.

Commentaire de Blogger Periblog , le 11 février 2010 03:01  

Bonjour Nino, je me souviens en effet de mars 2008... désolé de t'avoir blessé à cette époque.

Je soutenais Xavier Darcos avec conviction, non pas parce qu'il était de droite, mais parce qu'il m'apparaissait de par son statut de ministre du gouvernement, de l'énergie qu'il dégageait et de son affection pour la ville, comme un choix logique pour assurer les transformations nécessaires afin que Périgueux puisse trouver, dans une Dordogne où elle fait pauvre figure aux yeux du monde, une place d'honneur parmi des villes plus connue et plus dynamiques telles que Sarlat ou Bergerac. Il fallait, selon moi, que M. Darcos gagne ces élections pour qu'il puisse achever son projet intitulé "Périgueux 2010" pour lequel il avait reçu la « Mariane d'Or des maires de France », et qui incluait de nombreuses restructurations bénéfiques pour la ville et ultimement pour ses commerces et ses habitants. Parmi ces projets, on comptait notamment le parking souterrain sur le site de la place Mauvard et le développement du Bas Saint Front, projet cher au "hibou" dont parle Saturne. Avais-je tort de croire que Darcos seul avait le talent de négociateur et le pouvoir politique d'accomplir cela ? Je sais que beaucoup de gens aujourd'hui partagent mon opinion, et parmi eux des personnes qui ont voté non pas pour M. Moyrand par conviction, mais contre M. Darcos ou plus précisément contre Nicolas Sarkozy et le côté bling-bling qu'il représentait.

Nous sommes aujourd'hui en 2010, date à laquelle ces projets devraient être en cours ou engagés dans la dernière phase. Malheureusement, si je me fie à ce que j'ai vu en passant par là, dimanche dernier, la place de la Clautre, le parking Mauvard ainsi que le Bas Saint Front étaient toujours aussi laids et ceci, non pas à cause des grues ou des engins du BTP qui devraient être à l'œuvre aujourd'hui, mais parce que pas un pavé et pas une pierre dans ces lieux n'a changé de place.

La raison pour laquelle je réponds à Saturne et non pas à Hélène, c'est parce que contrairement à Hélène, Saturne met en doute l'indépendance du blog en matière de politique. Je ne vote pas pour un parti mais pour une femme ou un homme et les vues qui l'accompagnent. En 2008 j'avais lu le programme de chacun des deux candidats principaux. L'un d'eux m'a paru plus bénéfique pour Périgueux que l'autre, et c'est celui-là que j'ai tout logiquement choisi de soutenir.

Merci Nino, j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à lire ton commentaire. Tu as une bien belle plume. W

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 11 février 2010 08:34  

William aura au moins eu le mérite d'être un électeur responsable ne prenant en compte que le bien de sa ville Périgueux, avec une vision à long terme.

Ceux qui ont été sanctionnés en fin de compte avec ces "votes sanctions" qui ont mis en place Moyrand, ce sont les habitants de Périgueux...

Quand on voit la vitesse à laquelle la ville se degrade, commerces qui ferment, rue sales, patrimoine tagué, le Greffe qui est l'entrée de la ville toujours aussi minable...Alors merci à tous ces "sanctionneurs"!

Commentaire de Anonymous Shogun du Rond point des Lions , le 12 février 2010 00:14  

Je vois que le petit monde du centre ville se serre les coudes, mais, de Darcos, à part dire qu'il est ministre et tout le tintouin, franchement, qu'apportait-il d'autre que l'entretien du copinage- tout au Conseil général je le concède volontiers!-, de l'abus et de l'enlisement? Moyrand a "sa mairie", son joujou, et bon nombre en amont et en aval ont cru en lui, bien avant qu'il prenne cette équipe-ci. En tant que citoyen libre de périgueux, je suis heureux, encore, que Darcos ait été déboulonné! Maintenant que W. Lesourd fasse la promotion de Darcos, plus rien ne m'étonne!

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 12 février 2010 08:16  

Pour ou contre Darcos, peu importe, ce qui compte c'est Périgueux, et William a bien le droit comme chacun de nous, d'avoir ses préférences.

Et oui Darcos a soigné ses copains et Moyrand le fait encore plus et pas toujours pour le bien de Périgueux!

En attendant, toutes les inaugurations (Place Francheville, la Filature), labels(ville touristique, musée de france) et autres récoltés par Moyrand ne sont que le résultat de ce que Darcos a semé.

Pour en revenir à William et Périblog, à aucun moment je n'ai eu l'impression que William voulait faire de son blog un forum politique orienté.

Je le ressentais plutôt comme un reflet de la vie locale, un peu les "potins de la commère", et qu'on le veuille ou non, le Coderc est encore un peu la place du village...

Et surtout, en France le droit d'expression existe, et n'est pas nécessairement facteur de polémique, mais l'occasion de se retrouver à commenter ci et ça autours d'un verre ou d'un café!

Commentaire de Anonymous D , le 12 février 2010 18:21  

Connaissant bien William, je ne peux que confirmer sa neutralité dans sa conception de Periblog.
Il m'est toujours autant désagréable de constater que les esprits partisans ne voient que "par le petit bout de la lorgnette" c'est à dire leurs idéaux, sans concevoir d'autres alternatives, au point même (sur certains forums et non ici) d'évincer totalement le débat. Le principe même d'un échange d'opinion, c'est d'écouter les autres et d'essayer de comprendre leur point de vue. Cela ne veut pas dire l'accepter bien évidement. Mais c'est ainsi qu'une démocratie avance intelligemment et fait naitre de nouvelles idées. Ce n'est malheureusement pas ce que l'on peut constater actuellement et depuis bien longtemps au sein du débat politique. On a pu encore le voir hier soir (émission "a vous de juger").
Messieurs les politiciens de tout bord, continuez de défendre vos intérêts politiques et personnels avant ceux du pays, sans écouter ce que le peuple vous demande... vous en serez remerciés !
Un petit ajout sur les derniers commentaires, en toute neutralité car je ne vote pas sur Périgueux. Cela ne sert à rien de faire l'autruche en refusant d'admettre qu'un ministre en place aurait apporté plus à Périgueux qu'un autre candidat sans lien avec le gouvernement en place ou que le copinage est autant de mise d'un côté comme de l'autre !

Commentaire de Anonymous NINO , le 15 février 2010 01:10  

Dans un commentaire précédent, « D » a écrit : certains « ne voient que par le petit bout de la lorgnette, c'est-à-dire leurs idéaux ».
Surpris par cette affirmation j’ai revu mon dictionnaire pour avoir confirmation de la bonne définition de ce qu’est « un idéal » : modèle servant de référence en matière de perfection.
Ainsi, avoir le souci de faire au mieux pour s‘approcher d’un objectif de grandeur, de solidarité, d’honneur, serait, selon D, le signe d’une vue étroite et mesquine.
Ainsi, De Gaulle et son idéal de Liberté et de Grandeur pour la France exprimé contre vents et marées depuis Londres : minable !?
Ainsi, Jean Moulin et d’autres militants de la Liberté, torturés à mort pour être restés fidèles à leur idéal : minables !?
Ainsi, l’Abbé Pierre et sa volonté constante de faire reculer la misère et d’accompagner les plus démunis : minable !?
Ainsi, Mandela qui, dès l’adolescence et malgré la prison, les humiliations, conduira jusqu’à la victoire le combat utopique de la liberté en Afrique du Sud : minable !?
Gändhï et son idéal d’indépendance et de paix: minable !?
Jean Jaurès et son idéal de justice sociale : minable !?
Voltaire et son idéal de lumière : minable !?
Zola , Victor Hugo, Louise Michel : tous minables selon "D"!
Et pour faire bonne mesure ajoutons à la liste les militants de tous bords, d’hier et d’aujourd’hui !
Avec une conception aussi étroite et méprisable de l’engagement personnel on comprend mieux comment certains n’hésitent pas à trahir leurs propres convictions sous prétexte que ce candidat-ci a le bras plus long que celui-là.

Commentaire de Anonymous Dominique , le 15 février 2010 11:38  

En réponse à Nino,il me semblait que ce qui était important c'était ce que j'avais écris après et non pas ce petit bout de phase sorti de son contexte. Je n'ai certes pas l'éloquence et la verve de certains, mais réduire volontairement le débat à cette explication de texte ne fait que déformer mes pensées et conforter mes dires.
En ce qui me concerne, le débat est clos.
Nino, je ne t'en veux pas pour autant en espérant que ta dernière phrase est allée au delà de t'es pensées!

François Hollande à Perigueux publié le samedi 17 octobre 2009

François Hollande à Périgueux le 16 octobre 2009Après le départ d'un client et alors que je m'apprêtais aussi à partir, est entrée un groupe issu d'une trentaine de personne à la tête duquel se tenaient Michel Moyrand maire de Périgueux et son ami François Hollande maire de Tulle, qui fut premier secrétaire du Parti Socialiste de 1997 à 2008.

Il vient de publier « Droit d'inventaires » au Seuil, un livre disponible chez nos libraires et qu'il dédicacera à Brive-la-Gaillarde lors de la 28éme Foire du Livre (du 6 au 8 novembre 2009) aux côtés de Jacques Chirac.

Ils ont une réunion de travail aujourd'hui dans l'enceinte du théâtre, place Badinter. Voir la presse locale pour en savoir plus.
Michel Moyrand, maire de Périgueux et François Hollande maire de Tulle
Michel Moyrand et François Hollande au Café de la Place le 16 octobre 2009
Gascoin  Sarl
Voici un aperçu du site pour Gascoin s.a.r.l. une entreprise située dans le Limousin à Châlus et en Corrèze à Tulle. Cliquez sur l'image pour voir le site de Gascoin en ligne.

Libellés : , , ,




Commentaire de Anonymous Anonyme , le 17 octobre 2009 13:58  

Cher William (publication autorisée ;-)
Merci pour ton commentaire et le coup de pub qui est une surprise très agréable pour moi !
L'Agence iptic (www.iptic.net) et une petite agence de communication sur le Grand Périgueux orienté sur le Print et la Photo.
J'ai le plaisir de travailler avec toi pour le webdesign et mes clients et moi sommes très satisfait de la qualité de ton travail.
Amicalement
Jean-Roch
Agence iptic

Robert Badinter a sa place à Périgueux publié le vendredi 25 septembre 2009





L'esplanade Robert BADINTER
a été inaugurée le 25 septembre 2009
par Michel MOYRAND, maire de Périgueux,
en présence de Robert BADINTER, Garde des Sceaux,
Ministre de la Justice (1981 - 1986),
qui fit voter
l'abolition de la peine de mort en France.
L'esplanade Robert Badinter vient d'être inaugurée par l'ancien Garde des Sceaux lui-même. Je m'y suis rendu sur les coups de 17h, juste avant que Michel Moyrand et Robert Badinter coupent le cordon et révèlent ensemble un objet trop pâlot qui fait office de plaque, sur lequel est apposé le nom de l'homme illustre de 81 ans que la nouvelle mairie a voulu honorer de son vivant.

Il n'y a de victoire durable que celle qui marque un progrès de l'humanité

Robert Badinter, Périgueux

L'esplanade Robert Badinter lors du discours de M. Badinter le 25 septembre 2009
Ce que l'on appelait autrefois (et sans doute pour un bout de temps encore, puisque les mauvaises habitudes sont difficiles à perdre) la place du théâtre, lors du discours de M. Badinter
Robert Badinter à gauche en compagnie de Michel Moyrand maire de Périgueux le 25 septembre 2009
Robert Badinter, homme charismatique s'il en est, qui a défendu des causes aussi diverses que l'abolition de la peine de mort et la dépénalisation de l'homosexualité, ici, en compagnie de Michel Moyrand devant la plaque d'inauguration de l'esplanade Robert Badinter, premier lieu public en France à porter son nom
Les dernières minutes du discours de Robert Badinter, la coupure du cordon et le dévoilement de la plaque en présence de Michel Moyrand et Yves Guéna qui a, lui aussi, sa place à Périgueux. Ceci est un fondu enchaîné constitué de
photos extraites de ma très mauvaise vidéo dont j'ai toutefois conservé le son
Robert Badinter avec Marcel Wieder de la LICRA
Rencontres avec le public et séance d'autographe avec, sur la photo de gauche, Marcel Wieder de la LICRA de Périgueux

Pour l'honneur
Jean-François Cros à Périgueux"Monsieur le Président, mesdames et messieurs les députés, j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France".

Toute ma vie, je regretterai de ne pas avoir été sur les bancs de l'Assemblée en ce 17 septembre 1981, écoutant Robert Badinter et participant à ce moment fondateur d'une démocratie enfin lavée de ses vieux démons vengeurs.

PendaisonLors d'une discussion très personnelle que j'avais eu avec mon ancien patron, Jacques Blanc, alors député de la Lozère depuis 1973, il m'avait avoué avoir ressenti ce jour là le poids de l'histoire dans les travées du palais Bourbon. " Député UDF et donc opposé au gouvernement de l'époque mais avant tout médecin se battant pour la vie, je ne pouvais accepter de l'ôter. Pour tout cela, j'ai voté en mon âme et conscience l'abolition de ce châtiment" m'avait-il affirmé avec la fierté et aussi la pudeur de celui qui a participé à un instant qui doit compter dans la vie d'une homme politique.

Comment exprimer par des mots ce que que ce châtiment inhumain peut susciter en moi... J'essaye d'imaginer l'angoisse, les pensées, les images qui se bousculent dans la tête de celui qu'on emmène à l'échafaud. Je n'y arrive pas. Peut être est-ce parce que j'aime trop la vie pour admettre qu'on puisse s'autoriser à la prendre sous prétexte de loi ? Ou alors est-ce la totale irréversibilité de la peine, l'absolue impossibilité de concevoir la repentance du coupable qui m'interdisent d'accepter la peine de mort comme condamnation ultime contenue dans notre corpus législatif ?

On aura beau jeu de me renvoyer les tortures de victimes innocentes ou les drames vécus par les proches. Je comprends tout cela avec acuité et sensibilité mais je ne donne pas aux hommes le droit d'enlever la vie. Seuls la nature et Dieu, pour ceux qui y croient, en ont le pouvoir. Je me suis persuadé au fil de mon existence malgré tout, malgré la violence et la bêtise de certains, que seuls le pardon et la pitié pouvaient faire avancer, ne serait-ce qu'un peu, notre monde et notre société.

Le 25 septembre, une place de Périgueux portera le nom de Robert Badinter. Avec la maladresse de la pudeur et du respect, au delà des querelles politiciennes qui n'ont pas lieu d'être ici, je voudrais, en mon âme et conscience, le remercier d'avoir permis à mon pays de sortir de la Loi du Talion et de quitter la compagnie sanglante et mortifère de l'Iran des ayatollahs, de la Chine des exécutions massives ou celle des USA des souffrances sans fin.
J-F Cros

[ billet paru dans Un peu de rien... sur un peu de tout... le blog de Jean-François Cros ]

Libellés : , , ,




Commentaire de Anonymous boguy , le 26 septembre 2009 11:16  

Un sage dans la politique comme il y en a trop peu !
Belle initiative la rencontre avec les lycéens.

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 26 septembre 2009 13:17  

Le théâtre et la politique sont assez proches !!
Celui qui fait rire n'est pas toujours celui qu'on croit ...!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 27 septembre 2009 17:29  

Votre blog donne envie de découvrir la dordogne, Bravo! VBG

Commentaire de Anonymous Pascal , le 28 septembre 2009 01:35  

« Le premier n'a plus rien à prouver. L'autre a tout à prouver.
Le premier n'a pas besoin de lunette pour regarder la vie; le second a besoin de ses lunettes pour tenter de construire la sienne. Le premier regarde le peuple en face; le second préfère méditer sur le chemin de croix qu'il a entamé en mars 2008. Tous deux ont une cravate similaire. C'est insuffisant pour faire naitre une amitié. Ils se sont croisés. Presque par hasard et la nécessité ne se retrouvant que chez le second, le premier était ailleurs quand la photo fut prise. Peut-être dans le cœur d'un peuple dont il se réclame. Monsieur Badinter a déjà oublié Monsieur Moyrand. C'est triste la politique quand on connaît les règles de cet échiquier. »

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 28 septembre 2009 09:11  

Malgré que vous ayiez écrit qu'au lendemain de la disparition du Général de Gaulle "voici que se referment les Portes de Gloire. Demain, j'entrerai dans les temps ordinaires" vous êtes venus honorer Robert Badinter. Est-ce parce que, comme vous l'avez aussi rédigé pour le Général : "sa lumière, sur la longue route de France n'est pas un modèle tant il dépasse la commune capacité des hommes d'Etats les plus remarquables ?" On a du mal à croire que ce fut pour votre successeur à la mairie de Périgueux, Michel Moyrand dont les meilleurs adjoints sont derrière lui avec - au cas où - une tenue de policier, signe emblématique de la Loi républicaine.
____________Merci pour le com____________
Ce commentaire "anonyme" fait référence à Yves Guéna dont la photo apparait dans la vidéo. W

Commentaire de Anonymous PM , le 17 octobre 2009 18:29  

Bonjour, puis-je utiliser votre photo " Badinter Moirand" pour mon site SVP http://perivote.revolublog.com/

Avec votre lien (evidemment)

Merci

PM

Commentaire de Blogger Periblog , le 18 octobre 2009 00:15  

Oui, c'est ok PM du moment que vous mettez un lien vers ce billet ou la page d'accueil du blog. Amicalement, W

Marche au gras de Perigueux publié le samedi 31 janvier 2009

La place de la Clautre près de St-Front samedi 31 janvier 2009
La place de la Clautre un samedi de marché - 31 janvier 2009

Marché place du Coderc avec la rue LimogeanneOn ne pourra plus m'accuser de toujours me lever tard et de rater ainsi les meilleurs moments que nous réserve une journée ordinaire. À 10h30 sonnante, l'œil inanimé et le teint terreux, je me suis rendu au café Errel sur la place du Coderc, pour y rencontrer les hôtes et convives d'un dîner auquel je m'étais rendu la veille. Nous nous sommes ensuite rendus sur la place Saint Louis, théâtre dumarché au gras et de la truffe à Périgueux.

Foule au marché au gras de Périgueux janvier 2009Une remise des prix, animée par « Los Croquants d'Escornabiou», était organisée aux abords de la place. Je serais bien incapable de vous dire qui a remporté quel prix et pour quel produit, mais il y a fort à parier que cela avait quelque chose à voir avec la culture ou la production des tuber mélanosporum, des oies et des canards. Un sujet que je connais mal.

Michel Moyrand est, pour ceux qui ne sont pas d'ici, connu pour... attendez, je cherche... et bien pour avoir détrôné Xavier Darcos aux dernières municipales et pour... voyons... mis un terme à « Périgueux 2010 », un projet ambitieux qui nous tenait tous à cœur et pour lequel son prédécesseur avait reçu la « Mariane d'Or des maires de France », ou encore pour... deux ou trois petits projets que mon cerveau lent aujourd'hui ne peut rappeler à ma mémoire. En dépit de mon ton moqueur, j'admets que M. Moyrand vient seulement de commencer son mandat. Peut-être attend-il comme un bon vieux diesel que les bougies chauffent pour démarrer ; au bout de dix mois, cela devrait être bon ; il est temps d'appuyer sur le champignon.
Michel Moyrand et Christian Dupuy lors d'une remise des prix
Notre maire, flanqué de Chritian Dupuy adjoint, remettait des coupes et des fleurs aux lauréats méritants.

Michel Moyrand vient d'avoir 60 ans. Bon anniversaire.

Voir un article sur Rue de la Chouette au sujet du projet du Bas St-Front ›


En tout cas, c'est un vrai plaisir que de se lever tôt, même si le sommeil nous manque. Je vais remettre cela tout à l'heure, car j'ai décidé de me rendre au café de Paris (auquel les propriétaires ont donné le nom énigmatique de « Ice Garden Café ») à 10h00 pour le premier « Café Philo » de l'année. J'espère avoir l'œil et surtout l'esprit plus vif que samedi matin. Le thème est « l'être et le paraître ».
Marché au gras de Périgueux sous la tente
Sous la tente ; c'est là que sont réunis les vendeurs de truffes, de magrets et de foies gras

Remise des prix au marché au Gras de Périgueux avec Michel Moyrand
Michel Moyrand, maire de Périgueux, passé maître dans l'art de la remise de prix qui, selon l'interprétation que vous ferez de cette photo, décerne un prix à une adorable Périgourdine ou, guilleret, est en train de la gifler avec une rose
Remise des prix au marché au Gras de Périgueux en janvier 2009Remise des prix lors du marché au Gras de Périgueux en 2009
[1] Confidences sur le magret [2] Christian Dupuy, conseiller municipal délégué au commerce, à l'artisanat et au commerce forain (à gauche) en pleine discussion avec notre maire

Libellés : , , , ,




Commentaire de Anonymous beauvert , le 1 février 2009 10:01  

Folklore et traditions ...

as-tu trouvé une truffe au prix d'un paquet de cigarettes ?

à suivre...

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 1 février 2009 14:45  

Voilà une analyse lucide de l'action du maire depuis dix mois!
Il a détrôné Darcos, mis un terme à Périgueux 2010, gaspillé notre argent en audits successifs pour enfoncer Darcos.
Pas un projet pour l'avenir de la ville, pas un investissement rentable pour une ville qui vit du tourisme et voit ses commerces fermer, ses habitants fuir, et les touristes aller plus loin parce que la ville n'a rien à offrir hormis son patrimoine architectural...
Pardon, il a un projet, déménager la mairie!
Cela ne rapportera rien à personne, et nous coûtera fort chèr.
Je pense que je vais commencer à préparer mon départ moi aussi, je n'ai pas envie de couler avec le navire!
Hélène

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 2 février 2009 17:09  

MERCI ET BRAVO pour le "reportage"concernant le marché au gras,tradition Périgourdine.Je trouve le nom "LOS CROQUANTS D' ESCORNOBIOU" particulièrement savoureux:s'agit il d'un groupe musical,folklorique?
Pardon de me répéter mais je suis toujours extrèmement révolté par la politique sectaire de Mr MOYRAND
:tout sauf le plan "DARCOS RUES NEUVES"!!!!! JP VERSAILLES

Commentaire de Anonymous hesens , le 2 février 2009 18:04  

www.hesens.org
bravo william pour ce compte rendu de la vie à perigueux
je vais faire un article sur mon site concernant ton blog

Commentaire de Blogger Periblog , le 2 février 2009 21:39  

L'annulation du projet du bas St-Front rassemble maintenant une majorité de mécontents.

Le parking en surface de la place Mauvard et celui du Coderc sont une verrue disgracieuse dont il faudra, un jour se débarrasser. Le plus tôt sera le mieux. Je ne suis pas un expert dans les domaines de l'économie, mais je ne pense pas que Périgueux arrivera à attirer les entreprises en nombre suffisant, pour dynamiser les commerces qui se meurent dans le centre ville. Je suis d'avis que la ville doit miser sur le tourisme comme Sarlat le fait depuis des années -- si bien que nombreux sont ceux qui, en France ou à l'étranger, ont entendu parler de Sarlat et pas de Périgueux et, comble de tout, pensent que Sarlat est la capitale du Périgord... Il est primordial que Périgueux laisse une bonne impression aux visiteurs si l'on veut qu'ils reviennent et propagent autour d'eux une image favorable de la ville. Je crois que Xavier Darcos qui aimait cette ville avait compris cela.

C'est bien plus important que le déménagement de la mairie dans le bâtiment de la CCI, un projet que de plus en plus d'électeurs trouvent inutile, pour ne pas dire inepte. W

Commentaire de Anonymous Hélène , le 3 février 2009 10:43  

Juste une suggestion...
Pourquoi ne pas lancer une pétition sur Périblog pour maintenir le projet du bas St Front Périgueux 2010 et une autre pour dire non au transfert de la mairie?
Rassembler un maximum de signatures et transmettre le résultat à la presse.
Ce serait la vox populi sans conteste...
Avec internet l'info circule vite et chaque mécontent pourrait parler de la pétition pour récolter un maximum de signatures.
Hélène

Commentaire de Blogger Periblog , le 3 février 2009 12:27  

________Merci pour les com_______

Beauvert : Non je n'en ai pas trouvé. Mais si elle existe, elle ne doit guère être plus grosse qu'une petite crotte de mouton à laquelle elle doit d'ailleurs ressembler à s'y m'éprendre. Non, sérieusement, je n'ai pas cherché. J'essaierai de trouver la plus petite truffe si je descends de nouveau au marché samedi prochain et, je demanderai le prix au marchand. €5 la truffe, ça m'étonnerait tout de même ; ou alors elle est gelée et, dans ce cas comment le savoir avant de la couper ?

JP Versaille : Ce sont Los Croquants d'Escornabiou, une association domiciliée à Coulounieix-Chamiers. Ils se spécialisent dans le folklore et la tradition. On ne trouve presque rien sur internet à leur sujet.
[ 44 rue Richelieu
24660 Coulounieix chamiers
Téléphone : 0553086984
Mobile : 0553086984
Fax : 0553093575 ]

Vous n'êtes pas le seul JP a être remonté par l'attitude annihilante de M. Moyrand vis-à-vis des projets "Darcos" qui visaient à redorer le quartier décrépis autour de St-Front.

Hélène : comment agir pour faire prendre conscience à Michel Moyrand que son idée de déplacer la mairie et son souci constant de vouloir discréditer tout ce qu'avait entrepris son prédécesseur, n'est pas ce que veut la majorité des habitants de la ville ?

Les pétitions, pourquoi pas. Cela demande un peu de préparation. Je doute que Périblog, bien que recevant un nombre croissant de visites (près de 7500 visites le mois dernier, un nouveau record) puisse rassembler suffisamment de signatures pour une pétition contre le déplacement de la mairie ou pour le maintien du projet Périgueux 2010. Je doute aussi que cela ait un effet quelconque sur la direction prise par le maire, car j'imagine mal le maire admettre qu'il a eu tort. Mais s'il fallait lancer une pétition, il faudrait sans doute qu'elle se fasse de façon classique ; que les signatures soient apposées sur des feuilles de papier (mais qui se chargera de faire signer les gens ?) L'internet reste dans notre ville, un outil encore trop peu utilisé.

Question budget, dès le départ j'ai senti que Xavier Darcos avait le poids politique indispensable pour trouver l'argent nécessaire pour mener à bien ses projets. Comment Michel Moyrand, Socialiste sous un gouvernement de droite, peut-il y arriver ? Dure, dure ! Les voteurs n'ont pas réfléchi à cela en mars 2008... beaucoup d'entre eux doivent s'en mordre les doigts à présent. Le résultat du vote de sanction en 2008 est une catastrophe pour la ville.

En dépit des impressions, mon engagement sur Périblog n'est pas politisé. Nous croyons sincèrement que les projets visant à rénover les quartiers autour de notre belle cathédrale, sont nécessaires et apporteront un véritable cachet à la ville de Périgueux. On y reviendra... W

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 3 février 2009 23:29  

Tout à fait d'accord W.Nos discussions et échanges sur PERIBLOG ne doivent pas ètre politisées.Simplement ,nous déplorons la "politique"de la municipalité actuelle en ce qui concerne la réhabilitation du vieux PERIGUEUX.
Cordialement JP VERSAILLES

Commentaire de Anonymous boguy , le 5 février 2009 00:46  

Tout çà sent bon le Périgord profond avec ses odeurs de truffes, son folklore et ses hommes politiques en bateleurs de rue !

Commentaire de Anonymous Francis , le 5 février 2009 23:00  

Je reviens sur une petite partie du fil de discussion, à savoir le déménagement de la mairie : je suis 100 % pour.
Je travaille à l'hôtel de ville et je sais donc pourquoi :
- je suis avec une collègue dans un bureau au fond de la cour, mal isolé et qui n'a pas été repeint depuis 15 ans ; ce bureau est également un lieu de passage vers d'autres bureaux ; la porte, qui donne directement dehors, s'ouvre et se ferme à longueur de journée, avec des va-et-vient continuels.
- A côté de moi, 2 collègues réparent des ordinateurs dans un couloir, sans fenêtre, encombré d'étagères et de cartons.
- De l'autre coté de la cour, un petit bureau avec deux personnes qui peuvent à peine bouger ; comme il n'y a pas de sas, on entre et on s'essuie les pieds directement sur la moquette - je suis sûr que c'est à moitié insalubre.
J'arrête là, on est au quart du rez-de-chaussée et il y a 3 étages...
Je vous informe qu'une journée portes ouvertes sera organisée en mars, et je vous invite à venir en parler directement avec moi.
Quand à l'argument qui voudrait que le bâtiment de l'actuelle CCI ne soit pas au centre, ça me fait bien rire : Périgueux est trop petit pour dire cela !!
Enfin je pense que les commerçants de la rue Wilson ne sont pas contre : les a t-on interrogés ?
à bientôt à la mairie, au fond de la cour à droite
Francis

Commentaire de Blogger Periblog , le 6 février 2009 01:37  

____________Merci pour le com F.____________

Je n'ai jamais mis en doute la nécessité de trouver plus de place pour certains services de la mairie. J'aimerais cependant que la mairie reste au cœur de la vieille ville pour des raisons touristiques et raisons sentimentales. C'est un superbe bâtiment que les visiteurs aiment voir arborant son drapeau tricolore et qui fait honneur au quartier. De plus, les nouveaux mariés aiment s'y unir pour le meilleur et pour le pire.

Mais je suis sensible à ton argument et je suis aussi séduit par l'idée d'un centre culturel qui prendrait la place des bureaux... j'aime donc la mairie, mais j'aime aussi l'alternative que tu exposes... que choisir ? mais là n'est pas le problème.

Le problème est qu'en plus du projet de la mairie, il y a celui dit du Bas St-Front. Hors le maire, faute de moyens, ne peut pas donner le feu vert à deux projets de cette importance en même temps. Avec toute l'énergie focalisée sur le déménagement des bureaux de la mairie vers les locaux de la CCI, le projet de ré-aménagement du Bas Saint Front autour de la cathédrale doit être abandonné. Du point de vue du logement pour ceux qui y habitent, et du tourisme, une des plus grandes sources de revenue pour la ville, l'arrêt de ce projet est un désastre, car il va sans doute être repoussé à plusieurs années. Des années durant lesquelles un quartier au potentiel énorme va continuer à péricliter autour de notre magnifique cathédrale. Quelle vie pour les habitants et quelle impression cela laissera t-il sur les touristes. Je te laisse imaginer.

Le manque de place dans les locaux de la mairie, que tu as si justement décrit, pourrait-être résolu, du moins pour quelques années encore, grâce à la location de bureaux situé dans d'autres quartiers de la ville ; avec le téléphone et l'internet, ce serait une option tout à fait acceptable.

Il y a un temps pour tout et il me semble bête et dommageable pour la ville et ses habitants, que l'on arrête l'aménagement des vieux quartiers pour pouvoir déménager la mairie.

Les locaux de la CCI sont bien au centre de la ville, tu as raison... même si pour moi et pour les visiteurs, le centre de la ville est là où se trouve le vieux quartier et St-Front.

En attendant, j'espère qu'on va trouver, à toi et tes amis, un endroit convenable pour y travailler. Cela ne doit pas être une sinécure que de bosser dans une boite de sardine.

Il faudra reparler de la journée porte ouverte... ça m'intéresse. W

Liberez la place du Coderc publié le samedi 5 juillet 2008

La place du Coderc couverte de voitures
Que penseriez-vous de cette place si vous étiez dans les chaussures d'une de ces mangeuses de glaces ?

Voiture déplacée sur la place du Coderc pour faire place à concert
Il a fallu déplacer une voiture qui était restée au beau milieu de la place et empêchait le concert de commencer
À en croire les prévisions météorologiques pitoyables pour ce week-end, il aurait été dommage de ne pas profiter vendredi de la belle et douce journée d'été.

Assis sous l'auvent du café Errel, nous nous lamentions Christine et moi, de voir un après-midi encore « notre » place du Coderc se laisser envahir par une armada de voitures. Comment cette place si belle le matin, peut-elle paraître si disgracieuse quelques minutes seulement après que la balayeuse soit passée ?
Concert et spectateursGroupe et spectateurs
Qu'attend donc la mairie pour décréter l'interdiction de stationner sur la place du Coderc, au moins durant la saison estivale ? J'ignore les lois en matière d'urbanisme, mais je doute que ce soit difficile de prendre une telle décision... et pour le patron de la mairie ce ne doit être guère plus compliqué que de dire : « J'ai décidé qu'il fallait rendre la place aux piétons ». Cette mesure simple qui ne soulèverait qu'une légère révolte de principe de la part d'un ou deux commerçants, ne devrait pas drainer le budget (on ne parle pas du parking de la place Mauvard ici, qui est un sujet autrement plus épineux... voir ce qu'en dit La Chouette) ; une telle mesure impacterait positivement sur la vie des gens du centre ville et sur le souvenir que retiendraient les touristes de la Belle Périgourdine (et pour une fois qu'un projet utile à la ville ne coûterait presque rien, il serait bêta qu'elle n'en profite pas).

Pascal Mesmin dit Calou et notre marchand de romance
Calou avec la chemise à carreaux derrière notre marchand de romance
Ainsi la décision devrait-elle être prise de ne laisser seulement que quelques places pour les livraisons et les personnes ayant des difficultés de mouvements, le long du mur du marché couvert (plus une place devant la pharmacie bien entendu pour les urgences) et, accorder des dérogations pour permettre aux livreurs de se garer en face des boutique uniquement pour la durée de leur livraison. Ainsi nous ne verrons plus ce que j'ai pu observer un jour, c'est à dire un 4x4 faire huit fois le tour de la place afin de trouver un emplacement, puis finalement aller se garer ailleurs car celui qui s'était enfin libéré n'était pas suffisamment large pour la voiture...

Concert organisé par les patrons de la Truffe et de la Fée Maison
Rendre la place aux piétons devrait être facile à mettre en oeuvre. Notre maire, Michel Moyrand n'a t-il pas d'ailleurs permis vendredi soir que la place soit débarrassée de tous véhicules afin qu'un concert organisé conjointement par les patrons de la Truffe et de la Fée Maison puisse s'y jouer ? La place comme vous pouvez le voir sur cette photo de nuit était superbe avec ses pavés qui luisaient sous la lumière jaune des lampadaires. J'en profite pour dire que, dans le cas où la mairie libèrerait la place du Coderc, elle devrait veiller à ce que celle-ci, sauf durant des évènements exceptionnels comme celui d'hier soir, ne devienne pas qu'une large terrasse de café et de restaurant à l'instar de la place Saint-Silain ou Saint-Louis qui elles, bien que sans voitures ont perdu pas mal de leur charme pour cette raison... que les cafetiers ajoutent des tables, bien sûr, mais qu'ils n'envahissent tout de même pas la place.

Quelle belle soirée J-R un fidèle lecteur de Périblog et moi avons passé assis à la terrasse de Calou ! Sans qu'il y ait chaque soir des fêtes et des concerts – nous devons aussi penser aux résidents – il faut libérer la place du Coderc afin qu'elle puisse respirer et rester de zéro heure à minuit l'âme sereine ou l'âme vivante de la cité.

Libellés : , ,




Commentaire de Anonymous Sud-Ouest du 5 juillet , le 5 juillet 2008 14:10  

Tout à fait d'accord avec vous. Cela tombe sous le sens. Mais pas celui de la mairie, puisqu'elle vient de raccourcir d'1/2 heure le temps dédié au marché, au profit du stationnement.

Après avoir semé le trouble autour de la délocalisation des marchés, voilà qu'on s'en prend aux heures de fermeture.

Décidément, ils ont quelque chose contre les marchés de Périgueux? Peut-être préfèreraient-ils qu'on aille tous dans les grandes surfaces en périphérie?

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 6 juillet 2008 18:14  

C'est l'opinion de quelqu'un qui ne semble pas ètre concerné par une activité professionnelle débordante ... sachez cher monsieur, que chaque place de stationnement perdue au centre-ville en est une de gagnée en commerce périphérique. Laissez donc les gens travailler, les clients aller facilement chez leurs commerçants, restaurants ou chez leurs amis et cesser de vouloir faire le Don Quichotte du centre-ville via ce blog. Il doit bien y avoir des terrasses de café à Trélissac, non ?

_____________Merci pour le commentaire_______________

Il va y avoir un camp pour et un autre contre, c'est inévitable...

Vos statistiques disant qu'une voiture égale un client et qu'une place de stationnement en moins égale un client de plus pour les périphérie ne se base sur rien de concret. L'expérience a t-elle était tentée auparavant ?... ne vous laissez pas envahir par une crainte malsaine et sans fondement. Vous auriez raison si nous n'avions pas de parkings... mais justement la ville a une pléthore de parkings mis à la disposition des automobilistes, tous à des prix raisonnables et situés à peu de distance de là. On peut tout au plus stationner une vingtaine de voitures au milieu de la place du Coderc, mais celles-ci défigurent de manière presque permanente et égoïste chaque après-midi, ce qui est un des plus pittoresques endroits de la vieille ville. Sans compter que l'incessante ronde des voitures qui font plusieurs tours de place pour pouvoir trouver un emplacement où se garer, est un danger pour les passants et une véritable nuisance pour les piétons et les gens assis aux terrasses des cafés...

La place libérée de ces quelques voitures pourrait devenir un cadre d'activités variées qui sans refouler les clients-automobilistes habituels (qui apprendraient comme tout le monde à utiliser les parkings alentours), attireraient touristes et locaux en son sein, un peu comme le font les marchés du matin ; c'est là, une clientèle potentielle bien plus importante que celle apportée par quelques voitures (dont les conducteurs continueraient à venir de toute façon)... j'imagine qu'une fois les transports publiques restructurés, on pourrait voir un ou deux bus électriques amener (et reprendre) chaque heure sur la place de l'hôtel de ville ou de la Clautre, une trentaine, voire plus, de personnes venues des quartiers éloignés faire leurs commissions ou profiter du cadre agréable de la vieille ville.

Alors avant de jeter cette idée à la poubelle, mettons la en pratique au moins durant l'été que l'on puisse se rendre compte si elle apporte plus d'avantages que d'inconvénients. Des milliers de villes partout en France adoptent la stratégie de redonner le centre ville aux piétons. Ce serait aller à l'encontre du progrès que de refuser de le faire nous-aussi. Je suis convaincu que vous-même en tant que commerçant(e) vous ne le regretterez pas. Les commerçants de la rue Sainte-Catherine à Bordeaux qui regorge de clients-piétons par exemple ne se plaignent pas...

Quant à l'oisiveté (à ne pas confondre avec de la paresse) dont vous m'accusez, je ne pourrais pas alimenter Périblog si je ne m'arrêtais pas de temps à autres à la terrasse d'un café de cette ville pour lire mon journal, observer la vie autour de moi, m'imprégner des sons, des couleurs et des odeurs ; prendre des notes, des photos, bavarder avec mon fidèle Sancho Pancha... puis passer quelques heures à ficeler tout cela en un billet pour le blog. Assimiler cela à de la oisiveté ? Moi-même je le fais avec un peu de dérision, mais comme il y a un cholestérol sain, il y a une oisiveté saine. La mienne vise à promouvoir Périgueux et donc à stimuler le tourisme et le commerce.

Je ne tire pour l'instant aucun revenu financier de ce blog. C'est mon hobby. Mais qui sait, si je trouve des sponsors qui apprécient l'indépendance de mes opinions et l'originalité avec laquelle je les exprime... l'autre objectif de ce blog pour l'instant, est de faire connaître mes services de créateur de sites internet.
W

Commentaire de Anonymous JR-Courbin , le 6 juillet 2008 21:25  

Pour info, d'autres villes ont mis en pratique l'exclusion des voitures de l'hyper centre des villes et elles ont gagné (leur pari) largement en piétons "marchands" et touristes ce qu'elles ont perdues en voitures "marchandes".
Monsieur le maire, merci de prendre en considération l'avis de Périblog -W- qui aime cette ville et qui a là une idée qui ferai de vous le maire audacieux dont cette ville a besoin.
JR-Courbin

______________________Merci pour le commentaire_________________

Michel Moyrand, comme tous les maires de toutes les villes, doit faire face à un cruel dilemme à résoudre : à qui faut-il faire plaisir ? Des commerçants et limonadiers autour de la place, tous ne veulent pas que la place du Coderc reste un parking, mais d'autres qui à tort craignent de perdre deux ou trois clients veulent que rien ne change... tous sont aussi influents les uns que les autres. Alors la décision en ce moment est d'accommoder tout le monde. Ainsi la place devient de temps en temps le théâtre de petites fêtes durant lesquelles il n'y a aucune voiture (toujours le soir) et reste le hideux parking que l'on connaît tout le reste de la journée et pour la plus grande partie de la semaine. Si Monsieur Moyrand se laisse prendre à ce jeux il finira son mandat avec un bilan quasi nul. Cinq ans sont vite passés. Il doit obéir à ses convictions et cesser de vouloir plaire à tout le monde. D'autant que dans ce cas précis, entre une place qui devient un lieu touristique et une place qui n'est qu'un parking mal foutu pour les automobilistes qui n'ont pas le courage de faire 150 mètres à pied, il n'y a pas photo. W

Commentaire de Anonymous natalic71 , le 7 juillet 2008 19:19  

Et bien moi je reviens d'un week-end passé à Bordeaux, et cette ville sans voitures c'est un vrai délice, plus de bruits dans les rues, plus de soucis pour les enfants qui sont autour de nous dans les rues. Et je peux vous affirmer que celles-ci ne sont pas désertes bien au contraire! Alors prenez le pari Mr le Maire, d'enlever ces stationnements inutiles en villes (surtout avec les parkings souterrains de proximités), et Messieurs, Mesdames les commerçants, prenez exemple sur des grandes villes, audacieuses et toutes aussi commerçantes.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 11 juillet 2008 00:04  

Je suis bien d'accord avec ce que vous dites, mais justement, il faudrait savoir qui est contre pour dialoguer avec eux, ou inciter les commerçants qui sont pour à se manifester.
Par exemple, hier, j'ai diné au nouveau petit resto, le 10, sur lequel vous avez d'ailleurs fait un billet. La patronne me racontait comment cela se passait à La Rochelle, ce serait un bon témoignage en faveur de la piétonisation.

Commentaire de Anonymous Jonavin , le 14 juillet 2008 16:48  

Voilà des endroits familiers. Je n'ai pas remis les pieds à Périgueux depuis longtemps mais j'y retourne le 29 juillet avec un grand plaisir.
Je me souviens parfaitement de la Place du Coderc...comme celle de Saint-Silain qui résonne encore chez moi comme une tragédie...

______________________Merci pour le commentaire_________________

Je présume que tu viens pour le festival du MIMOS qui débute le 28 juillet. N'hésite pas à m'appeler si tu veux boire un verre avec moi en soirée. W
P.S. Pour ceux qui ne connaisse pas Jonavin, il écrit des textes magnifiques sur son blog. Je recommande celui-ci:
http://lafleurdesmaux.over-blog.com/article-15505142.html
Il a écrit un jour, un poème au sujet de l'immolation de Madeleine Fey sur la place Saint-Silain et c'est ainsi que j'ai entendu parler de Jonavin. Voir mes archives sur l'immolation de Madeleine Fey :
http://www.periblog.fr/2008_02_01_archive.html#6941957712716706441

Perigueux Le Magazine des Perigourdins 07-2008 publié le mercredi 2 juillet 2008

PÉRIGUEUX - Le Magazine des PérigourdinsSi vous habitez Périgueux vous devriez avoir reçu le premier numéro du journal d'information de la ville : PÉRIGUEUX , Le Magazine des Périgourdins, dont voici ci-contre une photo de la couverture.

Que fait ce beau journal d'information au touché agréable en ce moment ? Prend-il la poussière sur la table à café? Languit-il dans un sac jaune de recyclage entre les pots vides de yaourt bifidus et les vieux journaux sans avoir été feuilleté ou même ouvert ?... pas le mien. Une commerçante de la ville m'avait dit que j'y figurais en photo, alors j'ai demandé à un ami de me prêter le sien (j'habite Trelissac à deux pas de la frontière et ne le reçois donc pas). Passé l'agréable surprise de voir ma bouille au dessus d'une de mes citations ventant les mérites de la bibliothèque de Périgueux, ma bibliothèque pour des raisons de proximité, j'ai commencé à lire les autres sujets avec délectation.
Michel Moyrand au cours d'un interview la nuit du résultat des municipalesJe ne parle pas de l'intro de Michel Moyrand qui donnait un bilan bien trop vague de ses premiers mois à la mairie pour être captivant – pour avoir lu son programme durant les élections municipales, j'en déduis (même si cette lacune ne lui a pas porté préjudice), que l'expression littéraire n'est décidément pas la qualité prédominante de notre élu – mais je parle de ce patchwork d'évènements hétéroclites dans lequel on reconnaîtra sans doute quelques visages, Véronique Merlin-Anglade et Nicolas Luxtel que celui de Véronique Merlin-Anglade conservatrice au Musée d'Art et d'Archéologie du Périgord, ou celui de Michel Macary président du CAP, suivi par une présentation utile et bien faite de l'équipe municipale capturée individuellement et en groupe par l'objectif de Nicolas Lux, photographe professionnel dont j'ai parlé en avril dernier : voir les archives pour ce mois ›

Jean-Louis Glenisson - directeur de la bibliothèque municipale de PérigueuxAprès avoir lu une page sur les hommes clefs (pas de parité des sexes dans la serrurerie) on passe brièvement sur trois pages où à grands renforts de tableaux et autres diagrammes on nous démontre que l'argent des contribuables sert bien à quelque chose, pour arriver sur un article de Pascal Serre et de Michel Louvois au sujet de la bibliothèque municipale que dirige d'une main discrète mais de maître Jean-Louis Glénisson, dont j'ai précédemment fait mention : voir les archives d'octobre 2007 ›

La place du Corderc un matin de mai 2008
Jean (Jeannot) Boussuges - Le poète du CodercMais l'accent est mis sur la place du Coderc, un des endroits de Périgueux des plus chers à mon cœur ; ici, les commerçants sédentaires ou placés les matins de marché ont été mis à l'honneur : Calou, du bar de la Truffe, est le premier sur la liste à laquelle se joignent d'autres figures comme Yves Beaugier boucher bio, ou encore André Couvy qui coordonne les placiers. On voit Jeannot Boussuges, dit « le poète du Coderc » qui vient de publier un nouveau recueil de poèmes en prose (demandez-lui, ça ne coûte qu'un « petit billet » pièce) aux côtés de Jean-Pierre Monmarson notre bien gentil « garde-champêtre » ou « Mata Hari » à la solde des bergeracois selon moi, qui entre deux coups de ran-pa-ta-plan, nous cri les mérites de Cyrano au beau milieu du fief de Jacquou... cet homme n'a pas peur...

Jean-Pierre Monmarson - garde-champêtre de Périgueux avec Thierryet puis il y a les époux Laparre dont les « BONJOUR !!! » énormes du mari m'ont laissé une marque indélébile la première fois où j'ai visité le marché et qui depuis n'ont jamais cessé de me crisper, si bien que je passe tête baissée devant leur étal de fruits et légumes prétendant être sourd. C'est un tort sans doute.


Marché du Coderc par un froid matin d'hiver début 2008
Cliquez sur cette photo du marché du Coderc pour voir un agrandissement s'afficher ci-dessous. © Dominique Louis
Oui vraiment, j'aime la place du Coderc avec ses qualités et ses défauts, car elle est pour moi une source de passions infinies et, Pascal Serre en observant depuis très tôt le matin les us et coutumes de ceux qui étaient présents, a fourni de cette place de marché et de ses people à l'esprit sans pareil, un portrait marqué de justesse et de finesse dont nous lui sommes reconnaissants...
Le Paradis - Galerie Verbale - place FaidherbesVoici pour suivre, le joli profil de Virginie Labrousse, une jeune théâtreuse qui assiste Jean-Marie Champion dans la programmation et la gestion du théâtre le Paradis situé sur la place Faidherbe. Le programme estival de l'Association des Oeuvres Laïques de Périgeux ainsi que l'engagement de la ville concernant le développement durable et l'éco-citoyenneté, ornent quelques-unes des dernières pages.

Afin de compléter le sommaire de ce plaisant bulletin pour lequel vous devriez maintenant éprouver un regain d'intérêt, nous parcourrons la rubrique « Expressions » dans laquelle les personnalités politiques de tous bords, expriment leurs opinions dans une lettre ouverte aux lecteurs. On s'amusera de constater que cette année l'UMP et le MoDem représentés respectivement par, Philippe Cornet et Jean-Paul Mingasson, ont décidé de publier la même lettre mot pour mot afin de protester contre ce qu'ils perçoivent être, une tentative de la part de l'équipe de M. Moyrand de leur faire perdre leur influence et identité vis à vis du peuple. La décision de ré-agencer les pages attribuées à l'expression des partis, déplaît à la Droite et au Centre, mais je ne crois pas qu'il y ai eu dans celle-ci quoi que ce soit de machiavélique. Les joutes verbales sont de bonne guerre en politique et ceci est un prétexte comme un autre pour en commencer une. Ça doit bien faire sourire ceux qui ont publié leur lettre : M. Vianney de Vacon de chez les communistes, les verts et le groupe socialiste et apparenté (sans compter l'opposition elle-même)... et vous et moi, sans toujours y comprendre grand chose, sourions dans la même mesure, n'est-ce pas ?

Comment obtenir PÉRIGUEUX, Le Magazine des Périgourdins
Si votre exemplaire du Magazine des Périgourdins n'est plus en votre possession, veuillez vous rendre à la mairie où il devrait y avoir une pile d'exemplaires mise à votre disposition.
La Mairie de Périgueux
Place de l'Hôtel de Ville
24000 Périgueux
Tel. 05 53 02 82 00
Web. www.perigueux.fr

Libellés : , , ,




Commentaire de Anonymous natalic71 , le 2 juillet 2008 20:19  

Moi ce qui m'a fait vraiment beaucoup rire, pour un premier magazine c'est la photo de la couverture avec les melons à 14 Francs!! Pour un numéro 1 c'est vraiment dommage, surtout à notre époque ou la photo s'est démocratisée!
Enfin, espérons que la politique future ne sera pas ainsi piochée dans les archives!

________________Réponse____________

En effet, je ne m'en étais pas aperçu... W

Commentaire de Anonymous Jean-Roch , le 2 juillet 2008 23:34  

Bonjour, je voulais te féliciter pour Periblog, que je lis très régulièrement depuis 3/4 mois quand j'ai commencé à rechercher des blog sur Périgueux et des sites de Périgourdin. En effet ces chronique sont vraiment intéressantes et si bien écrites qu'elles se lisent comme si tu nous emmenais avec toi les lecteurs. Une belle fraîcheur qui donne une vraie envie de partager. Jean-Roch

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 4 juillet 2008 19:48  

C'est vrai que les infos sont intéressantes mais tu as oublié de dire que le Cercle va encore changer de gérant, notre cher Guillaume va repartir c'est plutôt curieux tous ces changements. Nous Périgourdins sommes nous si compliqués que ça ? C'est vrai cela éveil notre curiosité.

________________Merci pour le commentaire____________

À vrai dire, je savais qu'il n'était revenu que pour une période de 6 mois avant de repartir au Koweït avec sa jolie femme qui devrait être en France à ses cotés en ce moment, enceinte jusqu'au yeux (sic). Il est prévu que je parle de son départ lorsque nous approcherons de la date.

Mais puisqu'on parle de Guillaume Graffeille, notez qu'il apparait à l'extrême droite de la photo du marché du Coderc ci-dessus portant un t-shirt blanc, mais vous l'aviez peut-être remarqué.

Les périgourdins plus compliqués que les autres ? Ce n'est qu'une impression... du moins je l'espère. W

Une etoile etait nee et elle se nommait Perigueux publié le samedi 22 mars 2008

Dimanche n'était pas une soirée comme les autres... aujourd'hui samedi, je me sens encore médusé et toute la semaine, comme vous avez pu le constater, j'ai souffert du « syndrome de la page blanche »...

Bureau de vote à l'ecole André Davesne le soir du deuxième tour des élections municipales 2008
Bureau de vote situé dans l'école André Davesne, le soir du deuxième tour des élections municipales 2008

L'humeur se fait de plus en plus maussade côté Darcos

Foule attendant les résultats du vote
La foule devant la permanence de Xavier Darcos attendant le résultat final des élections. Ça ne s'annonce pas très bien.

Les projecteurs avaient, ces derniers mois, fait étinceler la chevelure ondoyante de ma belle cité et, on la sentait vouée à un destin de star. On lui avait attribué, voici quelques années un manager qui la connaissait et était épris d'elle depuis sa plus tendre enfance ; un manager un pied situé dans les hautes sphères du showbizz et qui avait grâce à son dynamisme (et de bien précieuses relations) réussi à la sortir de l'ombre dans laquelle elle se décatissait depuis des lustres (je n'oublie pas Yves Guéna bien entendu). Jusqu'à la semaine dernière, les scénarios étaient poussés sous sa porte ; elle les lisait avec avidité ; on l'invitait aux journaux du soir et elle faisait les gros titres de toute la presse nationale. Sur le point d'être reconnue comme la vraie, l'unique fée du Périgord. Sa notoriété allait chaque jour grandissante et les lunettes de soleil Dolce Gabana étaient de rigueur. On lui prédisait un brillant futur à la Sophie Marceau ; et pendant les six prochaines années elle allait (50% d'entre nous en étions persuadé) devenir la coqueluche de ceux qui, jusqu'à présent, faute de savoir, lui préféraient Sarlat La Caneda, Bergerac ou encore Ribérac. Les fans s'agglutinaient depuis quelques temps à sa porte. On se serait crû à Liverpool au temps des Fab 4... et puis ce fut la cata, la catata, la catastrophe ! Son manager s'est fait renverser par une puissante vague pourpre qui dévalait la rue Saint Front.... (lire la suite ci-dessous)

Du coté de la permanence Moyrand


Discours de Michel Moyrand qui vient d'apprendre les résultats des élections municipales 2008.
Discours de Michel Moyrand qui vient d'apprendre qu'il avait remporté la mairie de Périgueux. Discours donné sous le store du café de la Place, place du marché au bois.
Le gars que l'on apperçoit sur le poster en bas à gauche de cette photo, ça aurait pu être moi...
Fin du discours de Michel Moyrand


Michel Moyrand perdu dans la foule le soir du deuxième tour des élections municipales 2008
C'est la cohue et une liesse comme Périgueux en voit rarement.
Les journalistes sollicitent M. Moyrand
Il faut maintenant faire face à la presse...

La permanence Moyrand sur la rue Saint Front, après le discours de Michel Moyrand
La permanence de Michel Moyrand sur la rue Saint Front, après son discours

Monsieur Moyrand est sur le point d'être interviewé à deux pas de la permanence de Monsieur Darcos
La décision d'interviewer M. Moyrand sous le store du café de Paris (Ice Garden Café), à une dizaine de mètres de la permanence Darcos n'était peut-être pas très judicieuse. En effet, une bande de jeune supporters de l'UMP, l'écharpe bleue autour du cou, la tête à claque, vociféraient des injures. Pas très fairplay...
Une journaliste au travail
Les journalistes sont au travail

Retour sur le Cours Montaigne et soirée privée au Théâtre

Xavier Darcos accueil Jean-Louis Demaret (MoDem) à la permanence
Xavier Darcos connaît les résultats. Il accueille Jean-Louis Demaret (MoDem) à sa permanence.

Jean-Louis Demaret est interviewé par France Bleue Périgord
Jean-Louis Demaret est interviewé par France Bleue Périgord
*Un des aspect de la politique qui me gêne le plus, c'est cette nécessité de toujours devoir faire attention à ce que l'on dit... Cette demoiselle se mord aujourd'hui les doigts pour avoir fait une déclaration des plus inappropriées sur son blog et moi je me suis senti obligé d'occulter la chose.
Salon privé du Théatre avec Jean-Louis Demaret, Anne Lamonzie, Xavier Darcos et cet homme...
Jean-Louis Demaret, Anne Lamonzie*, Xavier Darcos et, ne regardez pas tout de suite... cette sympathique personne à l'arrière plan qui se trouve sur presque toutes mes photos de M. Darcos ;-)

(...suite...)
Blessé grièvement dans son amour propre il a été transféré a l'hôpital Cochin de Paris ou les médecins ont diagnostiqué un état sérieux mais stable. Les blessures seraient néanmoins trop profondes pour qu'il accepte un jour de, à supposer qu'il le puisse encore, manager de nouveau la belle périgourdine. Mais sait-on jamais...

Périgueux est aujourd'hui partagée entre le désespoir et la liesse ? L'ingrate aurait-elle déjà oublié son manager et renoncé à ses rêves de gloire. C'était trop de travail ; ce « Phillipe Lucas » à l'attitude un peu hautaine lui demandait de se lever à l'aube pour, non pas faire les longueurs d'une piscine olympique, mais pour néanmoins travailler dur et attirer les foules dans l'enceinte de ces vieux murs restaurés. C'est que la renommée pour qu'elle dure, demande qu'on y mette de l'huile de coude. Sur la vague rouge, surfait un autre manager, plus jeune (plus beau ? Je laisse les femmes en décider) ; il l'a prise dans ses bras et elle s'est laissée séduire par ses promesse d'un tempo plus calme est plus mesuré. Elle est moins stressée, les petites gerçures sur ses lèvre sensuelles sont résorbées... elle dort mieux.

Mais moi voyez vous, j'étais heureux de la voir si belle et si accueillante et ce changement m'inquiète. Périgueux saura t-elle conserver la notoriété acquise sous l'ancien manager ? En bon normand je répondrais comme souvent : p'têt' ben qu'oui, p'têt' ben qu'non. En tout cas je me joins à d'autres qui feront tout leur possible pour que Périgueux ne retombe pas dans l'anonymat d'une petite ville de province où jamais rien de « glamour » ne se passe et se laisse ravir la notoriété par les autres perles du Périgord.

Monsieur Michel Lopez, 2ème adjoint remercié par Xavier Darcos dont Laure sa femme se trouve à ses côtés
M. Darcos remercie Michel Lopez ; Laure Darcos est aux côtés de son homme.Michel Lopez remercie Xavier Darcos avec Laure Darcos à ses côtés
Puis c'est le tour de Monsieur Lopez de remercier Xavier Darcos pour tout ce qu'il a accompli pour Périgueux. C'etait un grand moment d'émotion.
Discours donné par la présidente d'une association pour remercier M. Darcos
Michel Guéguin, animatrice socio-culturelle « Les Mondous »


Xavier Darcos remerciant sa femme Laure
M. Darcos remerciant sa femme pour le soutien moral qu'elle lui a apporté et commentant sur son amour pour la ville et pour les périgourdins.

Monsieur Xavier Darcos, ex-maire de Périgueux et Ministre de l'Éducation Nationale le 16 mars 2008
M. Xavier Darcos ministre de l'Éducation Nationale et bientôt ex-maire de Périgueux.
Sans vouloir sombrer dans le sentimentalisme... au revoir Monsieur le Maire.

Gentil rappel : Merci de respecter les droits d'auteur pour tous les médias présents dans ce blog. Veuillez me contacter si vous désirez utiliser une de mes photos à des fins commerciales ou autres. Sauf cas particuliers la condition d'utilisation sera de mettre un lien visible vers mon blog sur la page ou figurera la photo. Des agrandissements sont dans certains cas disponibles, il suffit de demander. W

Libellés : , , , ,




Commentaire de Anonymous Anonyme , le 22 mars 2008 12:34  

Voilà 40 ans que Périgueux restait à droite un peu de changement cela n'est pas plus mal les périgourdins des quartiers pauvres ont voté eux aussi et ils adhèrent depuis longtemps au changement combien coûtait la ligne Paris périgueux en avion et pour qui? merci de m'en faire part

W répond : Un seul point dans le programme de M. Darcos me gênait, et c'était celui-là... l'aéroport, pour deux raisons. Le billet d'avion sera presque toujours plus cher qu'un billet de TGV et (mais j'espère que vous garderez cela pour vous), je stresse lorsqu'il me faut prendre un avion, surtout s'il n'a que deux moteurs, à hélices qui plus est). Je crois effectivement, qu'il vaudrait mieux électrifier la ligne ferroviaire pour permettre un raccordement au réseau TGV. Mais même avec toute la volonté du monde, M. Moyrand lui-même dit que cela prendra jusqu'en 2020 avant de pouvoir réunir les 100 millions d'Euros de budget nécessaire (estimation vague et probablement incorrecte comme c'est toujours le cas) pour compléter ces travaux, et encore cela dépendra des résultats d'un bilan de faisabilité qui est présentement à l'étude. Alors croyez-vous vraiment que ce point était une priorité pour les six prochaines années et que cela justifiait le renvois d'un maire du calibre de Xavier Darcos qui apportait tant à la ville et qui allait apporter encore plus grâce à son statuts de ministre ? Notre maire sortant aurait pu dédier son énergie à ce projet l'heure venue. N'était-il pas après tout, préférable en attendant que le TGV devienne une réalité, de prendre, comme il l'a fait, la décision de redévelopper l'aéroport pour créer un lien rapide avec la capitale pour ceux qui en ont vraiment besoin : les femmes et hommes d'affaires (et les ministres bien sûr ;-) par exemple qui, contribuent à l'économie de la région. C'est vrai que les personnes aux petits moyens ne peuvent pas s'offrir l'avion, en tout cas, pas pour aller à Paris (ils pourront sans doute s'offrir 7 jours en Tunisie pour le même tarif à partir de Bordeaux), mais pourront-ils aussi s'offrir le billet de TGV (ou AGV comme il s'appellera alors (Automotrice à Grande Vitesse) qui, comme chacun sait est en général plus cher que le prix d'un billet de train normal ? Et puis qui sait si, d'ici 2020, avec les progrès que font la science, nous pourrons tous nous téléporter à peu de frais où cela nos plaira ;-)

Commentaire de Anonymous Bouli , le 22 mars 2008 12:34  

A mon avis c'était une chance d'avoir un Ministre comme Maire de la ville, le sois-disant vote sanction en faveur de la gauche va pénaliser notre ville. De plus le bilan de Mr Darcos n'était pas mauvais, nous en reparlerons dans quelques mois lorsque les impôts auront augmentés ce qui se produits généralement après le passage d'une Mairie socialiste.

-Bouli-

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 24 mars 2008 17:43  

Michelle Guéguin doit être animatrice aux Mondoux.

Cordialement.

Merci, W

Commentaire de Anonymous Owen , le 24 mars 2008 19:56  

Il ne vous plait pas mon commentaire?? C'est pas grave je le reposte!

Il ne faut pas exagérer, on se croirait revenus en 1981 où des oiseaux de mauvaise augure annonçaient que le pays allait se transformer en dictature soviétique parce qu'il y avait quelques ministres "communistes"... Peut-être est-ce au contraire une chance à saisir pour que la belle endormie qu'est Périgueux se réveille? En tous cas, partisans du nouveau maire ou pas, souhaitons le meilleur pour ces 6 ans à venir!

W répond :
C'est la première fois que je vois votre commentaire Owen. Peut-être le premier n'est-il pas passé pour des raison techniques.

La belle endormie s'était déjà réveillée. C'était évident l'an dernier par exemple. De plus, Périgueux n'a jamais été autant dans les médias que durant ces 12 derniers mois. C'était un signe que les choses bougeaient, et qu'elles bougeaient dans le bon sens.

Je n'ai rien contre l'alternance, même si cela ouvre la porte à de gentilles communistes militants et utopistes (du moins, c'est l'image que j'ai de ce groupe...). Mes protestes n'étaient pas dirigés contre Michel Moyrant et sa coalition, mais contre le fait que l'on risquait de se débarrasser d'un maire pour des raisons politique alors que celui-ci était un atout considérable pour la ville et ses habitants. Que l'on ai sorti Xavier Darcos. m'a désolé et me désole encore dans une certaine mesure quand j'y pense ; mais maintenant que Michel Moyrand est maire, j'ai l'intention d'œuvrer pour l'aider (humblement) à promouvoir la ville aux touristes, plutôt que d'entrer dans l'opposition et lui porter préjudice durant les 6 prochaines années.

Une petite selection de mes billets



Téléchargement des signets en cours / Tabs loading

Téléchargement des signets en cours / Tabs loading

Téléchargement des signets en cours / Tabs loading

PERIBLOG COMPTE PLUS DE 340 BILLETS...

Voici ci-dessous mes 25 derniers billets. Voir les archives (dans la colonne de droite) pour le reste mois par mois