L'homme de fer et de glaise publié le lundi 1 mars 2010

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire par Pascal Serre


Ainsi va l’hiver, ciel diaphane, visages fouettés et blafards, les mains enfoncées dans des poches refroidies il faut aimer le Coderc pour quitter sa maison indulgente qui nous chuchote de rester en sa douce compagnie.

Nous étions tous les six à nous retrouver en ordre dispersé au Bar de la Truffe. C’était un pur hasard même si le téléphone avait fonctionné dès la veille. Un simple café pris à l’extérieur car il n’y avait pas de place à l’intérieur fit notre affaire.

Nous étions frigorifiés et restions quelque peu sans voix. Nous observions en commentant la presse locale apportée par chacun. Nous avions l’enthousiasme en berne sans savoir pourquoi. Vivement le printemps !

Pour nous, en Périgord, et peut-être plus particulièrement sur notre Coderc le marché est un lieu magique qui chasse le vague à l’âme tout en inspirant une poétique où chaque repli est un grenier aux multiples souvenirs faits de visages, de cris, de gestes immuables, d’aventures impétueuses, d’ombres, d’évènements invisibles qui relient la terre au ciel. Le monde des vivants à celui des ancêtres.

Notre Coderc c’est une maison avec ses pièces assemblées pour l’éternité, un voyage des quatre saisons, un mouvement inlassable et pourtant figé dans sa géographie des étals, des bruits, des couleurs et des odeurs.

On a tous une « madeleine de Proust ». Pour notre petite assemblée de copain c’est la place du Coderc. Ne croyez pas qu’elle se limite à ses contours administratifs hérités de l’histoire. Non, c’est un espace intérieur transcendé qui éclot aussi loin que nos pas nous portent. Ce pourrait être aussi la chère gare de Perpignan de Salvador Dali. Cette petite place aux dimensions modestes nous ramène à « l’indépendance de l’imagination », un « rêve de Vénus ».

Puis-je aller jusqu’à dire, paraphrasant toujours Dali « J’ai vécu une expérience cosmique, plus puissante que les précédentes. J’ai eu une vision précise de la constitution de l’univers » en parcourant ce jardin d'Éden ?

Notre Coderc mérite-t-il cet amalgame ? Grouillant, bruyant, odorant, ruisselant de victuailles il invite à l’ivresse du bonheur même par temps de pluie ou quand le gel veut briser l’audace des habitués.

Notre Coderc c’est évidemment avant tout la bonne chère, la cuisine, les courses et commissions annonciatrices de festivités. C’est encore une agora d’exception. Pour les plus humbles et les seigneurs de la cité. Rappelons-nous qu’elle est incontournable pour les ministres et les édiles du magistrat suprême, surtout quand se profilent les temps de la sanction du peuple.

Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques à Périgueux le 27 février 2010
Jean Lassalle député MODEM de la 4ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques sur la place du Coderc à Périgueux ce 27 février - le site web officiel de Jean Lassalle © Pascal Serre
Ces visites trop amidonnées savent-elles qu’ici le débat, les humeurs et rumeurs passent comme les nuages, oscillant du bleu au gris foncé de l’orage, que le sourire et la poignée de main ne signent qu’un assentiment de façade et poli ?

Et puis, contre toute attente – pour une fois nous ne savions rien – nous avons vu arriver un groupe plutôt joyeux entourant un homme à la stature hors du commun par la taille. Christian et moi-même avons écarquillé les yeux car nous voyions fondre sur notre table Jean Lassalle l’homme qui fit 39 jours de grève de la faim pour sauver les emplois de sa vallée Bigourdane.

La poignée de main ferme, solide presque rugueuse, la voix rocailleuse, chantante, brisant le froid et nous transformant en moutons frétillants, il était là. On en oubliait ses amis périgordins Mattera, Ignard, Leturgie ou Mingasson pourtant connus.

Il fallait en ce dernier samedi de février toute la faconde de ce Pyrénéen massif dans son physique et dans son caractère pour ébranler les désabusés de ces roucoulades électorales.

C’est à l'intérieur du Bar de La Truffe, que Jean Lassalle, le député des Pyrénées-Atlantiques, candidat aux élections régionales sous l’étiquette « Forces Aquitaine » a créé la surprise. Il a vissé sur sa tête le fameux canotier d’un journaliste bien connu et s’est laissé dessiné par Pascal Guillerm (qui vient d’éditer un recueil intitulé « Le piéton de Périgueux ») (1) et trois autres dessinateurs périgordins, félicitant le patron surnommé « Calou » qui fête ses 47 ans ce lundi, vantant avec Claude Oulès « les mérites des bistrots de toujours », sans oublier de « payer un coup à boire à tous les présents ».

Jean Lassalle a coiffé le canotier d'Alain Bernard (assis à droite)
Jean Lassalle à l'intérieur du Bar de la Truffe coiffé du canotier d'Alain Bernard © Pascal Serre
Frémissement et émotion quand « le plus people des candidats » (2) a entonné un chant de berger de sa vallée d’Aspe. Notre Coderc s’est un instant retrouvé à l’unisson stupéfié, pétrifié par la magie de cet homme de fer et de glaise.

Nous étions quelque peu sans voix, ce qui est plutôt rare. Christian cassa notre silence alors que les applaudissements nourris accompagnaient le départ du candidat Lassalle : « Bon c’est émouvant, c’est un type très bien mais ne nous laissons pas prendre au jeu. Je ne veux pas faire de jeux de mots mais combien de lendemains d’élections m'ont fait déchanter… » Notre patriarche n’avait pas tort mais nous lui avons répliqué tous les cinq en chœur que « c’est parfois agréable de rêver, de croire, de prendre du plaisir à cette authenticité d’une seconde volée à nos jugements à l'emporte-pièce. » Et de rajouter : « Au delà du symbole de ce chant cet homme est un combattant. Il y a chez lui quelque chose de mythique, d’insondable. Nous sommes entre le monde des vivants et celui des ancêtres. Comme ici, sur notre Coderc ».
Auteur : Pascal SERRE
(1) « Le piéton de Périgueux » Pascal Guillerm, éditions Fanlac, 15 € [ plus de détails sur le site de l'Agence régionale pour l’Écrit et le Livre en Aquitaine ]
(2) Journal Mediapart du dimanche 28 février 2010 [ voir l'article ]


Pascal SERRE
Rédacteur en chef :
  • JOURNAL DU PERIGORD
  • DIRELOT
  • DORDOGNE PERFORMANCES
Membre :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Anonymous Didier Delezay , le 1 mars 2010 16:33  

Ce blog est le bienvenu sur mon Ile de La Réunion.

Ceci est un petit clin d'œil aux amis du Coderc en général et à Pascal Serre tout particulièrement.

Ma vie est maintenant ici à La Réunion, mais Périgueux est cher à mon cœur et j'y serai prochainement après un périple à vélo en Afrique du Sud.

Amistat
Didier
http://chansonsetpiments.com

Commentaire de Blogger bresil , le 1 mars 2010 22:44  

Sacré personnage ce Jean Lasalle , heureux de retrouver Alain qu'il connait bien et qui pour le coup lui offre son légendaire canotier .
Un grand moment sur le Coderc

je salue mon ami Didier que je n'ai pas eu le plaisir de revoir ; même pas lors de son intronisation chez mes amis du vin de à Domme.

Commentaire de Anonymous Saturne , le 2 mars 2010 01:37  

C’est donc possible !
C’est la politique qui aura inspiré à Pascal Serre ce que j’estime être son plus beau CANCAN depuis le début de cette chronique. J’ai aimé le beau style à la fois précis et fleuri, avec un je ne sais quoi de « testutesque » qui nous invite à goûter, du bout des lèvres, du fond du cœur, ce zeste de mélancolie naïve que distille le cours des jours d’ennui. Au fil de l’article le ton s’affirme, le plaisir s’affiche, jusqu’à cette belle apologie de ce que pourrait être la politique (ce qu’elle fut pour certains vieux comme moi) : « c’est parfois agréable de rêver, de croire, de prendre du plaisir à cette authenticité… »

Christian n’a pas tort, ne nous laissons pas embarquer par l’émotion, mais sachons aussi ne pas bouder le plaisir d’une belle utopie, d’une envolée au-dessus du pragmatisme ordinaire. Un peu d’idéal, que diable !

Certes, je ne voterai pas pour la liste de Jean Lassalle parce que mes convictions intimes sont ailleurs mais je lui sais gré d’avoir inspiré à Pascal Serre son meilleur CANCAN et une conclusion qui semble invoquer les grands disparus, de De Gaulle à Mitterand, ceux chez qui il y avait « quelque chose de mythique et d’insondable. »

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 2 mars 2010 07:12  

Jean Lassalle.... imaginons cette grotte improbable où le chaman des maux par sa voix, ses gestes, son talent naturel trouverait les forces (d'Aquitaine....)pour réconcilier les hommes et les femmes, proposer une nouveau chemin vers une vie meilleure....
Pascal Serre....Le chaman des mots...
Amitiés

Commentaire de Blogger François , le 2 mars 2010 18:36  

J'ai découvert le cancan du coderc par hasard et ceci m'a permis de redecouvrir la plume de pascal serre dans un autre genre. Un vrai caméléon de la litterature journalistique. Ces éditos ne manquaient pas de référence et de vérités; Que ce soit dans Pouvoirs en Dordogne que je regrette ou dans le Journal du Périgord où nous sommes nombreux a attendre son retour. Alors même si on lis le cancan, c'est quand le retour au journal du Périgord ? Quand à Jean Lassalle comment après cette lecture ne pas adhérer ?

Commentaire de Blogger Marie-Ange , le 2 mars 2010 18:49  

J'avais presque perdu de vue Pascal serre. On m'avait dit qu'il avait cessé ses activités. Et puis je découvre par une amie qu'il écrit sur Périblog.
M'en voici heureuse et ce nouveau style, cette rubrique sont franchement une bouffée d'air pur. Je sais aussi que Pascal possède un solide carnet d'adresses et une connaissance de la politique locale de tout premier plan. C'était un régal que de lire ces articles dans le Journal du Périgord. Pourquoi ne plus y être ? D'ailleurs cela se sent bien l'âme du magazine n'est plus au rendez-vous. Revenez et continuez le "Cancan" s'il vous plaît.

Commentaire de Anonymous Jacques , le 3 mars 2010 07:49  

Le "cancan du Coderc" est désormais une institution. C'est une belle idée. J'ai connu Pascal Serre dans des écrits plus acides, aux multiples références, n'usant que très peu du descriptif mais ici il ouvre une nouvelle plume de son cartable avec succès. Avec ce Jean Lassalle remarquablement amené par l'auteur voici une rencontre à laquelle je regrette de n'avoir pu être présent. Et puis Alain Bernard ! Trublion aux sensibilités si extraverties. Pascal et Alain, quelles richesses sur notre ville !
Une seule chose : pourquoi Pascal Serre n'écrit plus dans le Journal du Périgord ? En quelque mois, cette publication si belle, si riche, si diverse qu'il tenait avec des bouts de ficelles sans que ça se voit semble aller à dans tous les sens. Il avait créé ce magazine, c'est son bébé il faut assumer. Alors reprenez le Journal du Périgord mais continuez le "Cancan du Coderc

Commentaire de Anonymous Chantal , le 4 mars 2010 21:19  

C'est vrai que nous attendons avec une grande impatience ces gentils cancans.
Le plaisir de lire une petite partie de vie de la place du Coderc.

Commentaire de Anonymous Pascal , le 7 mars 2010 15:56  

Bonjour

Vous pouvez voir le dessin de Jean Lassale ici : http://www.sketchcrawl.com/forum/viewtopic.php?f=49&t=4892, parmi d'autres.
Jean Lassale et Alain Bernard ensemble, le canotier de l'un terminant sur la tête de l'autre, suivi d'une chant de berger, un moment vraiment particulier !

Pascal

Quand les p'tits artistes entrent en scène publié le samedi 11 avril 2009

[ décidément j'ai des difficultés à configurer mon service de notification qui est supposé avertir mes abonnés de la publication d'un nouveau billet. Cette fois-ci, j'ai mal paramétré l'horaire d'envoi de la notice. Je voulais que celle-ci soit envoyé à 13h00 samedi, mais j'ai sélectionné 1am ce qui en anglais signifie 1h00 du matin au lieu de 1pm qui veut dire 13h00 dans le reste de l'Europe... le spectacle dont je parle ici, a eu lieu samedi soir. Il était très bien d'ailleurs et j'ai de nombreuses photos pour le prouver... inscrivez-vous en envoyant votre adresse email en toute sécurité dans le petit formulaire de droite et vous recevrez, en théorie, une notification dès que je les aurai postées. Lisez bien la page du formulaire lors de l'inscription pour savoir comment la valider. ]

C'est ce soir (samedi soir) !...

Quand les p'tits artistes entrent en scèneC'est en passant devant La Truffe, place du Coderc que le propriétaire Pascal Mémain (dit Calou) 46 ans, m'a tendu un flyer faisant la promotion d'un spectacle monté par de jeunes adolescents du Clos-Chassaing. Son fils magicien en herbe, scolarisé dans ce quartier, avait pris part au spectacle de fin d'année le père avait assisté ; impressionné par la qualité des prestations, l'idée lui était venue de demander à François Belin, un de leurs professeurs au collège, de réunir de nouveau ces jeunes collégiens/artistes pour un spectacle à l'Odyssée, le grand théâtre de la ville (anciennement NTP) ; spectacle lors duquel les fonds récoltés seront reversés au service de pédiatrie de Périgueux qui achètera du matériel dont je ne connais pas la nature (des livres, des cahiers, du matériel sanitaire ?), destiné à être envoyé à Kiffa en Mauritanie.


Pascal Mémain dit Calou par PabloCalou (ici sur un portrait fait par le peintre Pablo), on le sait, aime sortir de derrière son zinc, préférant déléguer autant qu'il le peut la tâche de limonadier à un de ses meilleurs amis. L'été passé, la propriétaire de la Fée Maison et lui, avaient organisé des soirées dansantes qui ravivaient la place du Coderc souvent trop calme le soir au goût des visiteurs (et du mien). Ceci n'était pas tout à fait au goût de quelques résidents bien entendu, mais il faut savoir sacrifier occasionnellement le bien-être de quelques-uns pour donner de la joie à un plus grand nombre.


Calou qui a tiré beaucoup de ficelles et s'est investi corps et âme dans ce projet depuis des semaines vous attends en grand nombre ce soir à l'Odyssée pour apporter votre soutien à cette initiative humanitaire.

Quand les p'tis artistes entrent en scène

Samedi 11 mars, à 20h30 au théâtre de l'Odyssée place d'Aquitaine (ou esplanade Robert Badinter, selon qu'elle ai déjà été renommée ou pas...). Entrée 4€

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Commentaire de Blogger Pesto Genovese , le 13 avril 2009 10:40  

Et oui j'ai vu le spectacle et je suis bluffée par le talent de ses petits artistes en herbe qui une fois sur scène sont comme des poissons dans l'eau pour le plus grand bonheur des spectateurs. Bref c'était genial et encore BRAVO à tous!!! J'espère avoir l'occasion de suivre leur évolution, qui sait pourquoi pas un autre spectacle l'année prochaine?? Sans oublier que les fonds récoltés lors de ce spectacle seront reversés pour permettre à l'hôpital de Kiffa en Mauritanie d'avoir du matériel, bravo pour leur générosité et bravo aussi aux organisateurs. Enfin, je tiens à souligner le talent de mon neveu dont je suis très fière!!!!

Commentaire de Anonymous Cédric , le 16 avril 2009 22:55  

Ah ben voilà, j'arrive trop tard, je n'étais même pas au courant de ce spectacle de jeunes artistes en herbes .. rien vu dans la presse ... flute et re-flute !!!
Trop déçu.

Commentaire de Anonymous Laura LANDET , le 24 avril 2009 12:31  

Bonjour je m'appelle Laura et je fais partie de la troupe " les p'tits artistes" je voulais vous remerciez de votre article . Si vous avez des photos serez-t-il possible de me les faire passer ?? Bon j'espère en tout cas que notre spectacle a plu et que les fonds seront utiles !
En vous remerciant. Laura .

___________Merci pour le com___________

Oui Paula, je suis d'ailleurs désolé pour ce long délai. Mon prochain billet sur ce blog devrait être sur vous les jeunes artistes qui avez été super... J'ai pas mal de photos et vous devriez tous vous retrouver dans la galerie que je publierai.

Deux ou trois jours encore de patience... W

Une saison bien chargee publié le mardi 2 décembre 2008

J'ai un peu honte d'avoir dit à plusieurs reprises qu'il ne se passait rien à Périgueux. En effet depuis la fin de l'été qui était chargé en événements tous plus ou moins susceptibles de nous faire sortir de chez nous, le rythme des concerts, salons, expositions, anniversaires, rencontres sportives, inaugurations de stades ou de centres multiculturels, n'a pas du tout ralenti depuis septembre. Ceci m'embête, moi que la disette de soleil et la baisse des température rendent casanier. On m'appelle sur mon fixe, m'envoie un SMS sur mon portable ou une invitation par courrier terrestre ou électronique, me tend un flyer, et comme sourd à ces clins d'œil, tous plus séduisants les uns que les autres, je ne me dérange qu'en de rares occasions. L'idée d'abandonner la chaleur de mon modeste logement pour aller narguer la nuit (car c'est souvent le soir), le froid et l'humidité me semble insupportable. J'alimente ce blog pour satisfaire mon intellect, dans l'optique de m'ouvrir l'esprit au monde autour et je n'en tire pas la moindre gratification pécuniaire. Écrire des chroniques doit m'apporter du plaisir et/ou de l'argent, sinon cela devient une corvée, un soucis de plus. Si un jour un généreux mécène ou la volonté de mener à terme mes merveilleux projets (et qu'au moins l'un d'eux devienne lucratif) me permettent de vivre de ce qui aujourd'hui est encore un passe-temps, alors là, je ferai mon œuvre de reporter sur autant d'évènements auquel il me sera possible d'assister ; comme le ferait un véritable journaliste pour qui le reportage est un métier, c'est-à-dire un gagne-pain.

C'était une façon alambiquée de dire que j'apprécie sincèrement les notifications que je reçois et je vous demande de continuer à les envoyer, même s'il m'arrive de ne pas toujours me déranger. Vous en connaissez maintenant la raison...

Calou ouvrait son bar La Truffe mardi matin


La Truffe en cour de réfection
[1] Calou (au fond à droite) supervisant les travaux voici deux semaines [2] La réfection est presque complète. La réouverture était pour le mardi 2 décembre
Pascal Memain, dit Calou, rouvre son bar, La Truffe, ce mardi matin après plusieurs semaines passées à en diriger la réfection. L'endroit est petit, mais Calou a réussi grâce au meilleur agencement de l'ameublement à distordre et à agrandir un peu l'espace. Le choix d'utiliser des couleurs jeunes et claires pour les murs comme pour le zinc, contribue à donner l'impression que le bar est plus spacieux qu'avant.

La Truffe en réfectionReste une partie de la clientèle... Vous me pardonnerez cette remarque empreinte de snobisme, mais assis à la terrasse du café Errel, il m'arrivait fréquemment ces derniers mois d'observer les têtes des passants se lever en direction de La Truffe, alertées qu'elles étaient par des turbulences et des jappement de chiens ; une ambiance qui ne cadrait pas harmonieusement avec la mitoyenneté et le reste de cette place touristique. La réouverture est une occasion pour le patron du bar de remettre, s'il le désire, un peu d'ordre là dedans.

Calou, dont j'aimerais un jour vous parler plus en détails et vous montrer le très beau portrait qu'en a fait le peintre Pablo, est un garçon fort sympathique. Il avait pris l'initiative cet été, d'organiser avec la propriétaire de La Fée Maison, son vis-à-vis, des concerts qui donnaient de la vie à la place du Coderc. Je lui souhaite beaucoup de succès avec son troquet « relooké » et j'irai sans doute avec des amis y boire un premier café ou un Bergerac en fin d'après-midi.

Afin de célébrer la réouverture, Calou prépare une petite réception vendredi soir.

Merci Monsieur Errel d'augmenter autant vos prix


carte des boissons au café Errel
À signaler pour être juste, qu'auparavant le café dit de « dégustation » contenant un certain pourcentage de robusta, donc moins fin, coûtait 1,20€ et le café 100% arabica au goût plus subtil, coûtait 1,40€. Désormais ils se consomment tous les deux au prix de 1,40€, mais le 100% arabica est maintenant devenu le café servi d'office. [ notez que Errel a répercuté la baisse de la T.V.A. sur la totalité des consommations. *Voir plus bas. ]
À ce propos aura-t-il, comme l'a fait récemment la direction des cafés Errel, augmenté son café ordinaire. Errel, bien connu à Périgueux pour servir un café d'excellente qualité a augmenté de 20 centimes toutes ses boissons, passant le petit noir à 1€40... Merci Monsieur Errel de contribuer au moment le plus opportun, à notre perte de pouvoir d'achat ! Quels recours ont les consommateurs aux petites ressources qui voient sans cesse les prix augmenter parce que les commerçants n'acceptent pas, même en ces temps difficiles, la moindre baisse de leur profit, et n'envisagent pas un instant de se serrer la ceinture un peu comme tout le monde ? Nous n'avons aucun recours, sauf se priver ou accepter de manger et de boire moins bien ; ce que font déjà depuis des lunes les plus démunis. Certains commerçants comme les boulangers qui ont depuis longtemps troqué la 2cv camionnette pour le luxueux 4x4 et ceux dans l'alimentation générale profitent sans la moindre vergogne, c'est évident, de leur position de force. Déjà qu'il se sont sucrés à l'occasion du passage du franc à l'euro... si encore ils en faisaient profiter leur personnel. Je n'ai vraiment pas une sympathie débordante pour ces gens-là et leur égoïsme.

*[ mise à jour 13 juillet 2009 - correction fournie par Bérangère T. des Cafés Errel.
Bonjour, Je fais suite à l'information que vous diffusez concernant l'augmentation de nos prix (Cafés ERREL). Je tenais juste à vous informer que nous avons intégralement répercuté la baisse de la TVA sur l'ensemble des produits que vous pouvez déguster dans nos boutiques. Le café est donc passé de 1.40 à 1.25 . Et comme vous le précisiez nous avons souhaité généraliser notre café 100% arabica à la dégustation à la place de notre mélange qui contient un peu de robusta. Merci toutefois de votre fidélité et si vous le souhaitez je serai heureuse de vous accueillir dans nos locaux de Limoges pour une visite de la torréfaction. ]


[ à ce propos : quelqu'un se souvient-il précisément du prix du café ou de la baguette de pain ainsi que du croissant en 2001, juste avant le passage du franc à l'euro (les anciens limonadiers ou boulangers doivent le savoir et avoir encore les documents pour le prouver) ? Me contacter ]

Mais revenons à nos moutons...

Il me serait difficile, en dépit de ma frilosité, de ne pas aller à deux évènements cette semaine portant sur l'art graphique, car il ne fait plus aucun doute que la lecture, la musique et surtout l'art plastique sont les sujets que j'affectionne le plus.

Vernissage ce soir à l'App'Art - Le peintre Sereirrof


Sereirrof - Drole d'histoireLe peintre Sereirrof revient une seconde fois exposer ses toiles à la galerie l'App'Art. D'après ce que j'ai vu sur le site de la galerie, ce sont des œuvres dérangeantes montrant des portraits de gens en souffrances, ou des groupes de personnes que l'on sent torturées. On verra ce soir ce que je ressentirai.

L'exposition se poursuit jusqu'au 20 décembre 2008.

Photos à venir (à ce sujet, les photos du vernissage de Kristof Guez et de Marc Pichelin [ dont je parle brièvement ici ] seront publiées cette semaine dans un nouveau billet).

L'APP'ART
1 Place Daumesnil
24000 Périgueux
Tél : 05 53 46 61 91
Le blog de l'App'Art http://galerieappart.canalblog.com

Vernissage vendredi pour José Corréa


José Corréa - En attendant l'hiverLes éditions de La Lauze et l'atelier de reliure LEGRAND vous invitent à l'impression des œuvres de José Corréa

« En attendant l'hiver » - vernissage et dédicaces
Le 5 décembre à partir de 17 h 00

Les dessins originaux du livre seront exposés du 5 décembre 2008 au 3 janvier 2009

Atelier de reliure LEGRAND
12, rue St-Front
24000 Périgueux
Tél : 05 53 58 92 57

Et puis dès vendredi il y aura le Téléthon et les dizaines d'animations qui l'accompagnent [ voir plus d'infos sur le site de la mairie ]. Le marché de Noël qui cette fois-ci sera situé sur la place Francheville (un très bon choix) et la patinoire, elle, sera mise en place comme d'habitude sur la place d'Aquitaine (celle du théâtre). Nous aurons donc enfin un peu de gaieté dans les rues de Périgueux qui me semblaient si maussades ces derniers temps.

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Commentaire de Anonymous Helene , le 4 décembre 2008 18:00  

Alors là William je me rebiffe. Je dis STOP!
Ne parles pas de ce que tu ne connais pas.
Avant de critiquer les boulangers "qui s'en mettent plein les poches" va donc passer quelques nuits au fournil avec eux et tu verras qu'ils ne volent pas leur argent.
Pour faire un café il suffit d'un percolateur et d'un paquet de café, de l'eau et du courant.
Pour faire une baguette il faut du matériel cher, même quand il est d'occasion, il faut un grand local dont la mise aux normes a un coût élevé, il faut de la farine, de la levure, du sel, de l'eau, du courant aussi, et un savoir-faire qui n'est pas inné, mais découle d'un apprentissage dont le minimum est de deux ans pour un CAP, et il s'agit là du minimum de base.
Ensuite il faut du temps. Beaucoup de temps, car une baguette demande plusieurs heures de travail.
Et même si le boulanger en sort 200 par fournée, tout ce qui précède doit être pris en compte dans le calcul du prix de la baguette. A cela s'ajoutent les salaires des employés quand il y en a, les charges liées aux-dits salaires, les assurances, les loyers...oui, tout ça fait partie du coût de la baguette.
J'ai gardé deux tickets de caisse de juin 1998 de la boulangerie que j'avais à Nice, et j'avais fait la conversion l'an dernier pour pouvoir comparer les prix. Le pain avait à peine quelques centimes de plus, alors que comme tout le monde, les boulangers ont vu augmenter de façon considérable les matières premières, les loyers,les salaires et charges salariales,EDF etc...Sans compter qu'avec le passage aux 35h c'est le patron qui se tape le surplus de travail, car la pâte elle, continue de lever, 35h ou pas!
Et toutes les heures de travail...nombreux sont les boulangers qui font comme moi entre 60h et 70h de travail par semaine!
Si nous les boulangers devions vous faire payer le pain en l'augmentant de la même manière, avec la même progression que tout le reste, et en fonction de nos frais...
Allons, tu peux rouspéter pour l'augmentation du café, mais ne touches pas au travail du boulanger.
Hélène ROBERT
Le Pétrin d'Hélène

______Merci pour le com______
Je sais qu'en disant cela je vais m'attirer les foudres de ceux qui se sentent concernés. Tu te doutes bien que c'est un peu le but de ce blog de jeter un pavé dans la marre de temps en temps pour aider à réveiller les esprits endormis aux problèmes que nous rencontrons. Je ne pensais pas du tout à une petite boulangerie comme la tienne lorsque j'ai dit cela.

Nous rencontrons de sérieuses difficultés avec le pouvoir d'achat. Les salaires n'ont pas baissé, mais on peut acheter beaucoup moins de choses qu'auparavant. Je ne l'invente pas, c'est un fait plus qu'une simple impression. À qui la faute ? L'alimentaire fait partie de nos plus grosses dépenses. Je ne rejette pas toute la faute sur les commerçants, et je ne dis pas que tous les commerçants profitent de leur position de force. Mais certains commerçants le font sans hésitation sitôt qu'il voient leur profit baisser, c'est indéniable. Forcément les autres suivent et augmentent leur prix à leur tour. Nous les clients n'avons pas vraiment le choix, il faut bien manger... alors nous allons chez eux et nous sortons avec moins de victuailles dans notre cabas.

Je suis bien d'accord que les petites et grandes boulangeries supportent beaucoup, mais n'en a-t-il pas toujours été ainsi ? Je sais aussi, même sans l'avoir fait, que le travail est pénible, plus en tout cas pour une personne qui travaille seule, que pour les boulangers qui ont un laboratoires bien équipé et opéré par des employés.

C'est un large et complexe sujet sur lequel il reste encore énormément à dire. W

Au fait, combien se vendait une baguette (et un croissant) avant la conversion à Nice en 1998 ?...

Commentaire de Anonymous Helene , le 7 décembre 2008 19:47  

En 1998 je vendais le croissant beurre 4,50 F(€ 0,69) pour €0,70 aujourd'hui et la baguette 3,90 F (€ 0,59) pour € 0,80 actuellement,ce qui fait 21 cts d'augmentation en 20 ans!

Hélène
___________Merci pour le com_________

Comme je te l'ai dit je ne ciblait pas ta petite boulangerie qui pratique en ce moment des prix pour la baguette et le croissant tout à fait raisonnables. Je devrais peut-être d'ailleurs aller acheter mes croissants chez toi (j'ai entendu le patron du café de la Place dire à un de ses serveurs que les tiens étaient très bons (véridique)).

En 2005 sur la place du Coderc, un croissant coûtait, 82 cts (5.39 F). Après deux ou trois augmentations successives, il coûte désormais 93 cts (6.10 F). Éventuellement dans ce genre de situations, les autres boulangers s'alignent sur les prix les plus chers, comme les limonadiers de Périgueux risquent eux aussi d'aligner le prix de leur café sur celui d'Érrel qui vient d'augmenter toute sa gamme de 20 cts. C'est ainsi que les prix grimpent vers le haut et c'est ainsi que nous perdons du pouvoir d'achat. Regarde Paris, où les mauvais exemples foisonnent, il est bien rare de trouver un café à moins d'un euro cinquante, et il atteint deux euros à certains endroits, voire plus. Maintenant, si vous même les boulangers avez eu à subir des augmentations injustes et accablantes de la matière première, rien ne vous empêche d'élever la voix. Moi je le fais pour la défense du pouvoir d'achat, faites le donc pour la défense de votre industrie. Si vos matières premières comme la farine ont trop augmenté, pourquoi n'en recherchez-vous pas la cause ? Si tu as eu la chance entre deux fournées d'aller te promener en campagne vers la fin de l'été, tu auras pu constater que près de trois quart des champs cultivés l'on été cet été avec du maïs. Il y a quelque chose quelque part qui fait que l'on préfère faire pousser du maïs plutôt que du blé ; à toi et aux autres d'en trouver la cause. Si on produit moins de blé, la farine sera évidemment plus chère. Mais voila, les commerçants se disent pourquoi s'embêter, ils n'ont qu'à augmenter leurs prix, voila tout... comme si nous les petites gens (comme dit Chirac dans les Guignols) avions des moyens illimités. C'est ça que je dénonce de façon un peu maladroite, je le reconnais. W

Lucia Stanizzo concert a Perigueux publié le samedi 30 août 2008

Non sans une fugace pointe de timidité dans la démarche puis dans la voix, Lucia Stanizzo jeune chanteuse austro-italienne (un joli cocktail d'origines auquel s'ajoute un zeste de nord-américaine) est montée sur scène. Il s'agissait d'un des premiers concerts qui l'emmèneront dans plusieurs villes de France jusqu'à la capitale, avant, si tout va bien, de la catapulter sur New-York.Lucia Stanizzo et orchestre sur la place du Coderc à Périgueux
Lucia Stanizzo et son orchestre sur la place du Coderc à Périgueux

Lucia Stanizzo - portrait envoyé par Christian Rey
Lucia Stanizzo - photo envoyée par Christian Rey
Lucia est née en Autriche mais elle a passé la plus grande partie de sa vie en France. La France, un pays pour lequel elle ne semble malheureusement pas porter une allégeance démesurée puisqu'elle chante en anglais et n'a pour seul désir, que celui d'être un jour à l'affiche in the Big Apple.

Je suis fâché comme je le suis toujours lorsqu'un artiste français chante en anglais. Pour moi, c'est choisir la facilité car l'artiste se concentre en général sur l'unique sonorité des mots anglo-saxons, sans se préoccuper du sens des phrases et parfois même de l'articulation ou de la voix. En plus de cela il contribue à l'irréversible érosion de notre langue sur la scène mondiale.

Afin de mieux juger les différentes tonalités qu'offrent ses cordes vocales, j'aurais désiré entendre Lucia chanter dans sa langue d'adoption (voire même en italien, ce qui lui conviendrait sans doute très bien). La diction et l'intonation m'ont paru singulières et je n'ai pu comprendre qu'une infime partie des mots qu'elle chantait.... Elle en est elle-même consciente puisque dans son profil sur MySpace (en anglais), elle dit qu'elle va chanter dans tout plein d'endroits en France ce qui la conduira à Paris, puis elle poursuit : « ...quand mon anglais est parfait j'irai à Londres et quand ma performance est parfaite j'irai à New York... ». La France est son lieu de rodage ainsi que son tremplin, alors que les États-Unis sont seuls dans son point de mire. Cela voudrait-il dire qu'il n'y a que l'argent qui la motive (let's go to the States and make a shit load of money) ? Je ne sais pas, mais ça sent l'ingratitude, la tromperie presque.

Pour en revenir à la voix et à l'articulation de Lucia, son professeur l'a engagée sur la mauvaise voie (ou voix). Les intonations texannes ne lui conviennent pas... J'ai fait l'expérience d'écouter ses chansons sur son espace MySpace puis quelques-unes des chansons de Norah Jones (qui d'ailleurs lui ressemble un peu physiquement) sur son site : http://www.norahjones.com/, il faut cliquer sur Media puis sur l'écran du téléviseur qui s'affiche quelques instants après, pour visionner les vidéos. Je vous encourage, même si vous n'avez que des rudiments d'anglais, à conduire la même expérimentation et vous comprendrez alors pourquoi je fais ces critiques acerbes (mais constructives).
Spectateurs sur la place du Coderc lors du concert de Lucia Stanizzo
Spectateurs sur la place du Coderc [photo-montage composé de trois photos]
Lucia ne se souviendra pas de moi, mais je l'avais très brièvement rencontrée un soir alors qu'elle se promenait en compagnie d'une amie près de la place Francheville. Nous avons échangé un simple bonjour (ou était-ce Howdy...). Puis toutes deux disparurent dans la nuit. Chantera-t-elle aussi bien qu'elle est belle ? À en croire son profil sur MySpace, elle regorge d'ambition et d'enthousiasme et parviendra sans doute à atteindre son but, tant qu'il est dans le domaine du réalisable ; mais il faut auparavant qu'elle trouve un bon coach, avant qu'elle n'acquière de mauvaises habitudes. On ne s'improvise pas chanteuse de folk américain surtout quand on ne maîtrise pas pleinement la langue. J'ai envie de dire à son prof ou à son manageur qui lui ont peut-être mis ces choses là en tête : « Lucia Stanizzo une chanteuse de folk américain ? pourquoi ? ce minuscule zeste de nord-américaine qui est en elle ? quelle idée saugrenue... cessons le massacre et faisons d'elle une vedette francophone avant toute autre chose. »

Rien à redire au sujet de l'orchestre qui était excellent (un peu fort aux dires de quelques personnes vivant localement). L'orchestre était composé... à la demande des musiciens j'ai retiré leur noms afin que ceux-ci ne soient pas associés à cette critique qui cependant ne les concernait pas. Vous trouverez les information relatives à l'orchestre sur l'espace MySpace de Lucia.
Spectateurs sur la place du Coderc lors du concert de Lucia Stanizzo
Le concert était organisé conjointement par Calou et Marie Deleporte
les patrons de la Truffe et de la Fée Maison

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Commentaire de Anonymous Dominique , le 31 août 2008 09:46  

Je viens de me connecter sur son site, et je l'écoute en ce moment même!
Cela me fait regretter de ne pas avoir été à son concert, ce mélange de style, du jazz au hip, en passant par la soul, latino et autres musiques, avec une voie sensuelle et percutante, c'est tout simplement superbe !

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 31 août 2008 14:29  

Bon concert, mais dommage que la sono soit réglée par des sourds...quelques décibels de moins auraient permis de mieux apprécier la performance et permis aux habitants des rues alentours de dormir.
Hélène

Commentaire de Anonymous Valérie , le 18 septembre 2008 14:57  

Lucia est une jeune chanteuse trés talentueuse très prometteuse (les professionnels, eux, ne se sont pas trompés) tes critiques ne sont pas très constructives car pour qu'une critique soit constructive il faut maitriser son sujet!!!!!folk americain!! révise un peu car son univers c'est plutot soul funk jazz.( elle a chanté à la clôture du festival jazz cet été accompagnée par des musiciens de jazz reconnus ) Lucia est une jeune fille qui avant tout aime la musique le chant (elle a une voix unique et fantastique!!!!écoute la vraiment!!!) la compo et non l'argent. Je peux parler d'elle car c'est un peu ma "fille" et je connais ses valeurs. l'argent est un moyen pour vivre sa passion mais pas un but. elle a 20 ans la tête sur les épaules et travaille énormément pour pouvoir vivre pleinement cette passion. Lucia si tu lis ce commentaire sache que je t'adore!!!!! Valérie

_______________Merci pour le commentaire_______________

Merci Valérie
Tu as raison je n'y connais pas grand chose en chanson, mais je sais si ce que j'écoute (j'ai écouté toutes ses chansons sur MySpace) m'accroche ou non. Tous les gens à qui j'ai parlé l'aime beaucoup. Je suis donc seul pour l'instant à trouver un problème chez cette demoiselle. Mais il faut dire que j'ai vingt-et-un an d'anglais derrière moi et que je suis à même de juger s'il y a un problème avec sa locution.

Ma critique est constructive car je suggère qu'elle laisse tomber l'anglais-américain (j'explique pourquoi), et qu'elle chante en français (ou en Italien). Du jazz/funk/soul Italien, ça doit être super, et puis avec un nom comme le sien...

Mon avis est qu'elle a énormément de talents sans doute, mais que l'anglais-américain ne lui convient pas, et qu'elle s'est engagée dans la mauvaise voie, ou qu'elle s'y est engagée trop tôt dans sa carrière. J'ai peut-être tord. En tous cas, elle a de la chance d'avoir une amie comme toi ! W

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 24 septembre 2008 11:50  

Je viens d'acheter l'album. Aprés plusieurs heures d'écoute, je suis comblé. Aprés une première lecture de ce résumé du concert, ma première réaction à chaud a été l'incompréhension... puis finalement je dois dire que l'auteur n'a pas tout a fait tort concernant l'accent anglais. Qu'elle chante en anglais ou une autre langue ne me dérange pas, lorsque l'on veut vraiment les paroles, c'est facile de se les procurer. Non c'est plutôt cet accent qui " a mon humble avis" ne lui correspond pas... Ceci dit, cela n'enlève en rien son talent !! Et je reste fan malgré tout... Vivement le concert du jaune poussin !! Da 2 px

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 6 décembre 2009 17:48  

La critique est très bien faite certes, mais je ne pense pas que ce soit par envie d'argent principalement que cette chanteuse veuille aller aux états-unis. La majorité des américains sont plus ouverts à la nouveauté et à la musique pure que les français, à qui on ne donne pas suffisament accès à certaines formes d'art. Résultat, malgré l'existence de statuts (existant nulle part ailleurs dans le monde), les capitales de la culture actives restent New-York, Londres ou Berlin, ainsi que les autres villes européenes. Comme toujours, la France ne s'impose pas ailleurs et reste en retrait.
Un musicien français, en général, préfère partir de France pour exercer son art.

Liberez la place du Coderc publié le samedi 5 juillet 2008

La place du Coderc couverte de voitures
Que penseriez-vous de cette place si vous étiez dans les chaussures d'une de ces mangeuses de glaces ?

Voiture déplacée sur la place du Coderc pour faire place à concert
Il a fallu déplacer une voiture qui était restée au beau milieu de la place et empêchait le concert de commencer
À en croire les prévisions météorologiques pitoyables pour ce week-end, il aurait été dommage de ne pas profiter vendredi de la belle et douce journée d'été.

Assis sous l'auvent du café Errel, nous nous lamentions Christine et moi, de voir un après-midi encore « notre » place du Coderc se laisser envahir par une armada de voitures. Comment cette place si belle le matin, peut-elle paraître si disgracieuse quelques minutes seulement après que la balayeuse soit passée ?
Concert et spectateursGroupe et spectateurs
Qu'attend donc la mairie pour décréter l'interdiction de stationner sur la place du Coderc, au moins durant la saison estivale ? J'ignore les lois en matière d'urbanisme, mais je doute que ce soit difficile de prendre une telle décision... et pour le patron de la mairie ce ne doit être guère plus compliqué que de dire : « J'ai décidé qu'il fallait rendre la place aux piétons ». Cette mesure simple qui ne soulèverait qu'une légère révolte de principe de la part d'un ou deux commerçants, ne devrait pas drainer le budget (on ne parle pas du parking de la place Mauvard ici, qui est un sujet autrement plus épineux... voir ce qu'en dit La Chouette) ; une telle mesure impacterait positivement sur la vie des gens du centre ville et sur le souvenir que retiendraient les touristes de la Belle Périgourdine (et pour une fois qu'un projet utile à la ville ne coûterait presque rien, il serait bêta qu'elle n'en profite pas).

Pascal Mesmin dit Calou et notre marchand de romance
Calou avec la chemise à carreaux derrière notre marchand de romance
Ainsi la décision devrait-elle être prise de ne laisser seulement que quelques places pour les livraisons et les personnes ayant des difficultés de mouvements, le long du mur du marché couvert (plus une place devant la pharmacie bien entendu pour les urgences) et, accorder des dérogations pour permettre aux livreurs de se garer en face des boutique uniquement pour la durée de leur livraison. Ainsi nous ne verrons plus ce que j'ai pu observer un jour, c'est à dire un 4x4 faire huit fois le tour de la place afin de trouver un emplacement, puis finalement aller se garer ailleurs car celui qui s'était enfin libéré n'était pas suffisamment large pour la voiture...

Concert organisé par les patrons de la Truffe et de la Fée Maison
Rendre la place aux piétons devrait être facile à mettre en oeuvre. Notre maire, Michel Moyrand n'a t-il pas d'ailleurs permis vendredi soir que la place soit débarrassée de tous véhicules afin qu'un concert organisé conjointement par les patrons de la Truffe et de la Fée Maison puisse s'y jouer ? La place comme vous pouvez le voir sur cette photo de nuit était superbe avec ses pavés qui luisaient sous la lumière jaune des lampadaires. J'en profite pour dire que, dans le cas où la mairie libèrerait la place du Coderc, elle devrait veiller à ce que celle-ci, sauf durant des évènements exceptionnels comme celui d'hier soir, ne devienne pas qu'une large terrasse de café et de restaurant à l'instar de la place Saint-Silain ou Saint-Louis qui elles, bien que sans voitures ont perdu pas mal de leur charme pour cette raison... que les cafetiers ajoutent des tables, bien sûr, mais qu'ils n'envahissent tout de même pas la place.

Quelle belle soirée J-R un fidèle lecteur de Périblog et moi avons passé assis à la terrasse de Calou ! Sans qu'il y ait chaque soir des fêtes et des concerts – nous devons aussi penser aux résidents – il faut libérer la place du Coderc afin qu'elle puisse respirer et rester de zéro heure à minuit l'âme sereine ou l'âme vivante de la cité.

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Commentaire de Anonymous Sud-Ouest du 5 juillet , le 5 juillet 2008 14:10  

Tout à fait d'accord avec vous. Cela tombe sous le sens. Mais pas celui de la mairie, puisqu'elle vient de raccourcir d'1/2 heure le temps dédié au marché, au profit du stationnement.

Après avoir semé le trouble autour de la délocalisation des marchés, voilà qu'on s'en prend aux heures de fermeture.

Décidément, ils ont quelque chose contre les marchés de Périgueux? Peut-être préfèreraient-ils qu'on aille tous dans les grandes surfaces en périphérie?

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 6 juillet 2008 18:14  

C'est l'opinion de quelqu'un qui ne semble pas ètre concerné par une activité professionnelle débordante ... sachez cher monsieur, que chaque place de stationnement perdue au centre-ville en est une de gagnée en commerce périphérique. Laissez donc les gens travailler, les clients aller facilement chez leurs commerçants, restaurants ou chez leurs amis et cesser de vouloir faire le Don Quichotte du centre-ville via ce blog. Il doit bien y avoir des terrasses de café à Trélissac, non ?

_____________Merci pour le commentaire_______________

Il va y avoir un camp pour et un autre contre, c'est inévitable...

Vos statistiques disant qu'une voiture égale un client et qu'une place de stationnement en moins égale un client de plus pour les périphérie ne se base sur rien de concret. L'expérience a t-elle était tentée auparavant ?... ne vous laissez pas envahir par une crainte malsaine et sans fondement. Vous auriez raison si nous n'avions pas de parkings... mais justement la ville a une pléthore de parkings mis à la disposition des automobilistes, tous à des prix raisonnables et situés à peu de distance de là. On peut tout au plus stationner une vingtaine de voitures au milieu de la place du Coderc, mais celles-ci défigurent de manière presque permanente et égoïste chaque après-midi, ce qui est un des plus pittoresques endroits de la vieille ville. Sans compter que l'incessante ronde des voitures qui font plusieurs tours de place pour pouvoir trouver un emplacement où se garer, est un danger pour les passants et une véritable nuisance pour les piétons et les gens assis aux terrasses des cafés...

La place libérée de ces quelques voitures pourrait devenir un cadre d'activités variées qui sans refouler les clients-automobilistes habituels (qui apprendraient comme tout le monde à utiliser les parkings alentours), attireraient touristes et locaux en son sein, un peu comme le font les marchés du matin ; c'est là, une clientèle potentielle bien plus importante que celle apportée par quelques voitures (dont les conducteurs continueraient à venir de toute façon)... j'imagine qu'une fois les transports publiques restructurés, on pourrait voir un ou deux bus électriques amener (et reprendre) chaque heure sur la place de l'hôtel de ville ou de la Clautre, une trentaine, voire plus, de personnes venues des quartiers éloignés faire leurs commissions ou profiter du cadre agréable de la vieille ville.

Alors avant de jeter cette idée à la poubelle, mettons la en pratique au moins durant l'été que l'on puisse se rendre compte si elle apporte plus d'avantages que d'inconvénients. Des milliers de villes partout en France adoptent la stratégie de redonner le centre ville aux piétons. Ce serait aller à l'encontre du progrès que de refuser de le faire nous-aussi. Je suis convaincu que vous-même en tant que commerçant(e) vous ne le regretterez pas. Les commerçants de la rue Sainte-Catherine à Bordeaux qui regorge de clients-piétons par exemple ne se plaignent pas...

Quant à l'oisiveté (à ne pas confondre avec de la paresse) dont vous m'accusez, je ne pourrais pas alimenter Périblog si je ne m'arrêtais pas de temps à autres à la terrasse d'un café de cette ville pour lire mon journal, observer la vie autour de moi, m'imprégner des sons, des couleurs et des odeurs ; prendre des notes, des photos, bavarder avec mon fidèle Sancho Pancha... puis passer quelques heures à ficeler tout cela en un billet pour le blog. Assimiler cela à de la oisiveté ? Moi-même je le fais avec un peu de dérision, mais comme il y a un cholestérol sain, il y a une oisiveté saine. La mienne vise à promouvoir Périgueux et donc à stimuler le tourisme et le commerce.

Je ne tire pour l'instant aucun revenu financier de ce blog. C'est mon hobby. Mais qui sait, si je trouve des sponsors qui apprécient l'indépendance de mes opinions et l'originalité avec laquelle je les exprime... l'autre objectif de ce blog pour l'instant, est de faire connaître mes services de créateur de sites internet.
W

Commentaire de Anonymous JR-Courbin , le 6 juillet 2008 21:25  

Pour info, d'autres villes ont mis en pratique l'exclusion des voitures de l'hyper centre des villes et elles ont gagné (leur pari) largement en piétons "marchands" et touristes ce qu'elles ont perdues en voitures "marchandes".
Monsieur le maire, merci de prendre en considération l'avis de Périblog -W- qui aime cette ville et qui a là une idée qui ferai de vous le maire audacieux dont cette ville a besoin.
JR-Courbin

______________________Merci pour le commentaire_________________

Michel Moyrand, comme tous les maires de toutes les villes, doit faire face à un cruel dilemme à résoudre : à qui faut-il faire plaisir ? Des commerçants et limonadiers autour de la place, tous ne veulent pas que la place du Coderc reste un parking, mais d'autres qui à tort craignent de perdre deux ou trois clients veulent que rien ne change... tous sont aussi influents les uns que les autres. Alors la décision en ce moment est d'accommoder tout le monde. Ainsi la place devient de temps en temps le théâtre de petites fêtes durant lesquelles il n'y a aucune voiture (toujours le soir) et reste le hideux parking que l'on connaît tout le reste de la journée et pour la plus grande partie de la semaine. Si Monsieur Moyrand se laisse prendre à ce jeux il finira son mandat avec un bilan quasi nul. Cinq ans sont vite passés. Il doit obéir à ses convictions et cesser de vouloir plaire à tout le monde. D'autant que dans ce cas précis, entre une place qui devient un lieu touristique et une place qui n'est qu'un parking mal foutu pour les automobilistes qui n'ont pas le courage de faire 150 mètres à pied, il n'y a pas photo. W

Commentaire de Anonymous natalic71 , le 7 juillet 2008 19:19  

Et bien moi je reviens d'un week-end passé à Bordeaux, et cette ville sans voitures c'est un vrai délice, plus de bruits dans les rues, plus de soucis pour les enfants qui sont autour de nous dans les rues. Et je peux vous affirmer que celles-ci ne sont pas désertes bien au contraire! Alors prenez le pari Mr le Maire, d'enlever ces stationnements inutiles en villes (surtout avec les parkings souterrains de proximités), et Messieurs, Mesdames les commerçants, prenez exemple sur des grandes villes, audacieuses et toutes aussi commerçantes.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 11 juillet 2008 00:04  

Je suis bien d'accord avec ce que vous dites, mais justement, il faudrait savoir qui est contre pour dialoguer avec eux, ou inciter les commerçants qui sont pour à se manifester.
Par exemple, hier, j'ai diné au nouveau petit resto, le 10, sur lequel vous avez d'ailleurs fait un billet. La patronne me racontait comment cela se passait à La Rochelle, ce serait un bon témoignage en faveur de la piétonisation.

Commentaire de Anonymous Jonavin , le 14 juillet 2008 16:48  

Voilà des endroits familiers. Je n'ai pas remis les pieds à Périgueux depuis longtemps mais j'y retourne le 29 juillet avec un grand plaisir.
Je me souviens parfaitement de la Place du Coderc...comme celle de Saint-Silain qui résonne encore chez moi comme une tragédie...

______________________Merci pour le commentaire_________________

Je présume que tu viens pour le festival du MIMOS qui débute le 28 juillet. N'hésite pas à m'appeler si tu veux boire un verre avec moi en soirée. W
P.S. Pour ceux qui ne connaisse pas Jonavin, il écrit des textes magnifiques sur son blog. Je recommande celui-ci:
http://lafleurdesmaux.over-blog.com/article-15505142.html
Il a écrit un jour, un poème au sujet de l'immolation de Madeleine Fey sur la place Saint-Silain et c'est ainsi que j'ai entendu parler de Jonavin. Voir mes archives sur l'immolation de Madeleine Fey :
http://www.periblog.fr/2008_02_01_archive.html#6941957712716706441

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