Politique au placard ? Mauvais signe. publié le lundi 22 février 2010

Le cancan du Coderc est une chronique de Pascal Serre


Malgré le froid et le petit crachin du jour qui fouette le visage et en appelle au vin chaud, sur le coup de dix heures trente me voici au débouché de la place de la mairie dont les jours, en ce lieu historique, sont désormais comptés — par décision municipale controversée — et à l'entrée de ma bonne place du Coderc un peu comme dans la chapelle Sixtine ou la grotte de Lascaux. A chacun ses références !

Diable, je me frotte les mains, saluant ici et là tel ou tel visage connu. Il faut se frayer le passage et c’est tant mieux car cela signifie qu’il y a un peu de monde. On ne s’attarde pas.

Avec Christian, le seul à s’être libéré, nous nous sommes donnés rendez-vous au « Coderc » et l’idée du vin chaud avec sa cannelle guide nos pas.

En marchant péniblement nous évoquons l’émotion causée par l’accident du bus ribéracois en Italie ce mercredi. Christian, grand sage devant saint Front me glisse « La compassion ? Si sincère soit-elle, elle est vaine et illusoire ; parler d’espoir dans de tels moments comme c’est déplacé. Il y a de la souffrance. Ma femme, bigote s’il en est, n’aimait pas que je parle ainsi. Qu’elle me pardonne. »

Arrivés devant le Bar du Coderc nous hésitons entre la terrasse où les fumeurs transis restent péniblement immobiles et la petite salle où s’entasse une clientèle bigarrée mais dont les visages possèdent la carte des abonnés de notre chère Sylvia, patronne des lieux.

Au loin nous regardons Monsieur le Maire traverser « notre Coderc » pour se rendre aux remises de prix qui ont lieu sur la place Saint-Louis. Il s’affiche chaleureux et notons que c’est plus lui qui va vers les gens que ces derniers qui s’empressent à le saluer. Christian Dupuy, au coin de sa rôtissoire, a entendu la sirène et s’essuyant les mains à sa blouse rouge abandonne séance tenante père et poulets rôtis pour embrayer dans le sillage de son patron.

Tout ceci a quelque chose de baroque, de puéril et pourtant de si délicieusement provincial. À l’angle de la rue de la Sagesse et de notre place, deux touristes de type asiatique fixent ces instants avec leur téléphone portable comme si nous étions une tribu d’indiens. Mais ils ont l’air si sympathiques, presque naïfs. On aurait envie de les embrasser et de partager notre vin chaud. Ici, Marco Polo ou Christophe Colomb ont les yeux bridés.

Aujourd’hui nous n’allons pas être bavards, plutôt observateurs. Christian, un peu transis sollicite deux vins chauds et avec de la cannelle « s’il vous plaît ! ». Le serveur surpris mais reconnaissant ses ouailles nous dit dans le creux de l’oreille : « je le fais pour vous mais chut ! ».

Nous reconnaissons tous deux que les privilèges ne sont pas désagréables. Serions-nous des people ?

Christian me donne les nouvelles de « l’Affaire des Boulangers » lesquels, semblent-ils ne voient pas d’un bon œil l’arrivée de Firmin Gourmet. « Des règlements de compte. Il y a ceux qui ont du pain congelé et ceux qui le préparent et le cuisent. On prétend que le repreneur de notre ami Pichard n’est pas digne de la tradition et serait plutôt un commerçant, pire un industriel. Il aurait perdu des clients par cette simple rumeur. C’est vrai, le pain c’est sacré ! »

Le breuvage achevé, nous sentons nos joues toutes chaudes et les pointes d’oreilles proches de l’éruption. Il est temps de faire un tour de marché cache-nez et chapeau pour Christian, blouson et mains dans les poches pour moi.

Nous croisons madame Cornet, l’épouse de Philippe, oui l’opposant de notre bon maire. C’est que son diable de mari était déjà ce matin à 7h 30 sur le marché pour casser la croûte avec Jérôme Peyrat et quelques colistiers pour les élections régionales. Il a régalé les regrattiers pas vraiment surpris de le retrouver à cette heure matinale en ces lieux. Le « Philippe » parle avec faconde et n’est jamais en mal de bourrades amicales, de petites phrases et de solutions qui le propulsent presque comme le ministre bis d’un Xavier Darcos qui lui a laissé, en haut du mât de Cocagne les clefs de la mairie pour 2014.

Un peu plus loin nous tombons nez à nez avec Alain Bernard qui rentre de Paris où il a couvert pour son journal « Le Paris Cookbook Festival » organisé par Édouard Cointreau (1) que certains ont voulu mettre en concurrence avec le Salon du Livre Gourmand de Périgueux.

Henry-Pierre Millescamps au Salon du Livre Gourmand à Périgueux en 2008
Henry-Pierre Millescamps expert en livres anciens lors du Salon du Livre Gourmand à Périgueux en 2008
Lire un billet sur Périblog au sujet du Salon de 2008
Et voici qu’arrive Henri-Pierre Millescamps, expert en livres anciens : « J’y étais et la ville de Périgueux a pris de nombreux contacts puisque l’invité d’honneur en novembre sera le Québec. » Et Alain Bernard de souligner aussi la présence du photographe périgourdin émérite Denis Nidos dont la carrière n’a de cesse de grimper l’échelle qui mène en haut de l’affiche.

Je me rappelle ma première rencontre avec ce grand gaillard, ancien ébéniste reconverti avec lequel ce fut à la fois un bonheur et un honneur de collaborer. Je lui achetai ses premiers reportages. Je lui présentais Édouard Cointreau qui reconnu le talent et misa immédiatement sur lui. Selon notre expert en livres anciens, on peut pronostiquer prochainement un très beau livre…

Mais Christian revient à son dada : « Mais, honnêtement, ce salon à Paris, ceux de Bruxelles, de Saint-Brieuc, de Vannes que va devenir celui de Périgueux… ? » Je prend la parole : « Oui, le marché du livre de cuisine est en pleine expansion et il y a de la place. Mais faut reconnaître que Périgueux tergiverse, ne prends pas la mesure de l’enjeu et que de la complémentarité on passe vite à la concurrence et à la cacophonie. À la sortie nous pourrions n’avoir que nos libraires, éditeurs, restaurateurs et les Périgourdins. Édouard Cointreau a pris les devants. Il a laissé toutes ses chances à Périgueux en offrant un espace. Mais, sans critiquer, je cherche vainement une ambition politique… »

Alain Bernard s’est enfui car il va à Ribérac pour les obsèques d’Agnès Dosilé, la professeur d’histoire et de géographie décédée dans l’accident du car en Italie. Christian a décidé de faire ses courses. Henri-Pierre Millescamps m’invite à prendre une bière.

Il est presque treize heures. La nettoyeuse nettoie la place à grands jets d’eau. Les derniers revendeurs évacuent leur véhicule. C’était un samedi 20 février comme les autres. La politique était rangée au placard. Ce n’est pas bon signe pour un Périgordin. À la semaine prochaine.
Auteur : Pascal SERRE
(1) Édouard Cointreau directeur général du Salon international du livre gourmand de 1998 à 2002. Cette année-là il a estimé qu’il devait laisser Xavier Darcos mener sa propre politique sur cette manifestation. Il a gardé d'excellents souvenirs de la manifestation périgourdine et s'est appliquée à lui donner une dimension internationale tout en limitant le parisianisme à outrance.
La remise des prix lors du marché au gras de 2009
Christian Dupuy conseiller municipal délégué au commerce, à l'artisanat et au commerce forain et Michel Moyrand maire de Périgueux (à droite sur la photo) lors de la remise des prix au marché au gras édition 2009 - voir plus de photos sur ce marché primé ici
Pascal SERRE
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  • JOURNAL DU PERIGORD
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Commentaire de Anonymous Bernard G. , le 23 février 2010 04:15  

Finalement, à lire vos papiers, on parle toujours des mêmes, comme si Périgueux et la place du Coderc étaient le centre du monde... Et une fois encore, ce ton au combien ironique sur Moyrand, finalement, on ne vous refait pas vous hein! C'est d'un pathétique tout ça!

Commentaire de Anonymous chantal , le 23 février 2010 06:11  

Je ne trouve pas ce discour pathétique.
Je trouve que c'est tout simplement la vie et j'en remercie Mr Serre de nous faire partager ces petits samedi sur la place du coderc où je réside tout à côté.

Merci !!!

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 23 février 2010 08:10  

On ne peut pas plaire à tout le monde!
Heureusement que nous sommes nombreux à apprécier ce "cancan du Coderc", notre place du village à nous.
En ce qui concerne l'ironie vis-à-vis de Moyrand, on peut dire que Pascal Serre est fidèle à ses opinions et ne se cache pas derrière une hypocrisie de circonstance comme c'est le cas de bon nombre de lèche-bottes du maire actuel!

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 23 février 2010 13:31  

J'apprécie cette rubrique, agéablement écrite, fraiche, faites de potins locaux. On y retrouve parfois des reflexions de comptoir qui valent, à mon avis les bourrages de crânes de nos médias et de nos politiques ! Chouette, nous allons manquer de pétrole ! les idées et le bon sens vont ils en profiter pour revenir ?

Commentaire de Anonymous DALLEMAND , le 23 février 2010 16:42  

Il faut -de temps à autre- définir où se situe très précisément le Centre Géographique du Monde habité. Après Jules VERNE et ses divagations, après Salvador DALI et sa modeste station brouillardeuse sise en Catalogne (Dieu seul sait que la Catalogne est partout sauf en Périgord). Allons, petits jaloux, vos complexes de sous-préfecture pourraient désormais vous coûter l'obtention du passeport PERIGORD ; sachez qu'il est clairement établi ce Centre du Monde ; il s'agit bel et bien du CODERC. Le CODERC ? Pays de l'Homme objectif. Parfaitement objectif puisque je pourrais tout aussi bien critiquer Henry MILLER qui ne jure que par Lascaux. Je vous demande un peu ce que Lascaux viendrait faire au centre
du monde. En toute objectivité, bien entendu.

Commentaire de Anonymous Simon B , le 24 février 2010 10:58  

Finalement, je dois aimer lire ce "cancan du Coderc"que je suis régulièrement mais comme B, je le trouve souvent tendancieux et quand on parle de lèche bottes du maire actuel, je ne peux m'empêcher de penser à ceux du maire précédent.
Autre chose, dire à René qu'il y a des parkings dans cette ville et que je n'y ai jamais eu de PV ; par contre j'en ai eu un devant le domicile d'un parent (hors centre ville) ou du temps de MR Darcos, une rue avait bénéficié d'une multiplication de passages piétons inutiles gênant le stationnement des riverains eux mêmes ; heureusement MR Moyrand s'est déplacé, a constaté et a fait remédier à cette ineptie.

Personne n'est parfait!

La virée du ministre publié le lundi 8 février 2010

Le cancan du Coderc une chronique de Pascal Serre


C'était annoncé en toutes lettres dans la presse locale : Xavier Darcos sera à Périgueux ce samedi matin. Lever de rideau sur une campagne électorale (1) qui s’annonce comme un « choc » entre l’ancien maire de notre bonne ville… Xavier Darcos et son vainqueur Michel Moyrand.
 
Les journalistes sollicitent M. Moyrand
Il faut maintenant faire face à la presse... Michel Moyrand (PS) vient de remporter la mairie de Périgueux
Christian (2) ne voulait en aucune façon perdre une miette du passage obligé du ministre par notre bonne vieille place du Coderc. Il avait fait le tour des popotes pour nous dire qu’il y serait au milieu de la matinée. Il fixa d’office notre point de rendez-vous pour un simple café chez Marie Deleporte ( Fée Maison ) estimant que c’était, en terrasse, un excellent point d’observation sur les deux accès possibles : la place de la mairie ou la rue des Chaînes. Heure impérative : dix heures quinze.
 
Si le temps se voulait incertain, la visite était assurée. Le spectacle pouvait débuter.
 
A l’heure dite nous nous retrouvions, Christian, René, Jean-Paul et Alain. Bernard ne pouvant se joindre à notre équipée. Honnêtement nous étions tout émoustillés par cet événement à consonance purement locale mais aux délices gaillards.
 
Xavier Darcos et François Fillon
Xavier Darcos, alors ministre pour l'Éducation et François Fillon, Premier Ministre avec Yves Guéna, Jean-Paul Daudou (tous les deux à droite) et bien d'autres, lors de la campagne pour les élections municipales de 2008 à Périgueux
Christian avait acheté la presse locale et nous fit sa « revue de presse » : « Regardez ça : Xavier Darcos est-il bienvenu à Périgueux ? Et bien moi je vous dis que oui et on va bien le voir ici, sur ce marché. La place du Coderc est un véritable institut de sondage en miniature. »

Malgré le monde qui se bouscule dans sa maison, Marie nous sert les « expressos » tant attendus. Nous les avalons presque d’une traite, comme des gamins qui se languissent du Père Noël. Le marché est à son zénith. Les affaires semblent reprendre. Christian qui a invité ses petits enfants à déjeuner dimanche nous propose — après le passage du ministre — de faire les emplettes avec lui. Histoire de prendre le pouls de ses « fournisseurs ». Mais, attention, ici la politique est discrète, sans signature. Il faut décoder plus un signe de la tête, un regard, que les propos échangés. Tout est dans le non-dit.

Il devait être presque dix heures trente quand il y eut un frémissement du côté de la mairie, vers la Halle. Ni une, ni deux, nous voici debout. De vrais gamins vous dis-je. Au milieu des commerçants nous devinons, de dos, Xavier Darcos. Il est pas seul, loin s’en faut. Son épouse Laure est là, tout sourire. Philippe Cornet, le leader de l’opposition investi au soir de la défaite pour reconquérir le fief municipal n’a de cesse de serrer des mains. Le cortège est au complet : les conseillers municipaux hier encore dépités du départ de leur gourou jouent la « vieille garde » au soir d’Austerlitz.
 
Michel Lopez, Xavier Darcos et Laure Darcos le soir des résultats où il apprendra qu'il a perdu la mairie de Périgueux
Xavier Darcos le soir de la défaite aux municipales de 2008, remercie Laure, sa femme, visiblement émue et ses amis, comme ici Michel Lopez à sa droite
Du côté de la fromagerie Thieullent les bras se tendent, les langues se délient pour déplorer la chute « d’un enfant du pays. » Voici Xavier Darcos interpellé : « Alors, Monsieur le ministre vous êtes encore là ! » Et ce dernier de répondre : «  Mais je n’ai jamais quitté ma ville ! »  Deux pas de plus et une passante ébahie renchérit «  Il faut revenir monsieur Darcos ». Et ce dernier de dire : «  Pourquoi voulez-vous que je revienne, je suis déjà là. » Et de se retourner en cherchant Philippe Cornet, le saisit et le ramène vers la dame : «  Vous connaissez Philippe ? Et bien nous travaillons en tandem et ça marche. Allez, on se fait la bise ? »

Philippe Cornet sur la place du Coderc en 2009
Philippe Cornet (UMP), avocat et chef de file de l'opposition municipale à Périgueux
Arrêt devant le bar « La Truffe ». L’ancien maire n’a rien perdu de sa séduction il salue tout le monde et se rappelle du patron, Pascal Mesmin. Regrattiers et producteurs ne refusent pas la poignée de main tendue.
 
Et Christian de se retourner : «  Alors ? Il n’est pas le bienvenu ? » René est dubitatif mais respectueux, il se retrouve à serrer la main du « Ministre » : « oui, bon mais vous savez il a quand même été battu et je vous le dis je n’ai pas voté pour lui. »

«  On s’en doutait bien, rétorque Alain, un inconditionnel qui a bien connu le père de Xavier Darcos quand il était adjoint de Guéna, mais avoue quand même qu’il a fait des choses pour Périgueux et que si les élections étaient aujourd’hui je ne crois pas qu’il serait battu… »

Tout le monde s’embrasse, se congratule, se rassure. Le cortège passe au milieu du marché et suspend un instant les regards interrogatifs, admiratifs ou, pour quelques uns plus distants.
 
L’horloge de la bourse du « Coderc » est suspendue. On fait du coude à coude, on se pousse pour voir ou dire un mot à « Xavier ».
 
Une note de blues parfois fait jour, bien vite étranglée par « Les grognards » qui sont tout rayonnant de cet accueil.
 
On se croirait presque au col de Laffrey, le 6 mars 1814, quand le Maréchal Ney devait arrêter l’Empereur Napoléon de retour en France.  C'est là que se déroula à la « Prairie de la Rencontre », ainsi nommée par Stendhal, la fameuse scène immortalisée par le peintre allemand Steuben : Napoléon ouvrant sa redingote s'avance devant les soldats royalistes et leur crie : « Soldats du 5e ! Reconnaissez votre Empereur ! S'il en est qui veut me tuer, me voilà ! » Les soldats se rallièrent.

Un couple dont le visage nous est connu se murmure : «  Il aurait fait çà pendant la campagne on en serait pas là… »

Et tout ce beau monde s’engouffre dans la rue Limogeanne direction l’hôtel de la préfecture où, selon Christian, il va remettre la médaille du mérite à une de ses anciennes adjointes, Marie-Christine Sanjuan : « je la connais car elle est très engagée dans les milieux catholiques et ma défunte femme qui la fréquentait m’en avait parlé plutôt en bien. » Et René de compléter : « Oui, surtout qu’il paraît qu’elle pourrait se présenter aux élections cantonales sur Périgueux-Ouest… Enfin c’est ce j’ai cru comprendre. »
 
Comme prévu Christian fait ses emplettes. Nous le suivons. Le voici avec Christian Laparre dont la famille est présente sur la place depuis un demi siècle. Les moustaches avenantes on l’entend de loin vanter ses produits. Tout en honorant la commande de Christian il s’épanche peu : « Oh vous savez, chaque fois qu’il y a une élection c’est pareil. Je suis habitué. J’en ai vu passer. Ça me fait ni chaud, ni froid. »
 
Nous allons sous la halle, chez Pascal et Dominique Florenty. « Je les aime bien, dit Christian, ils sont tout jeunes ici. J’y prends mes charcuteries et j’alterne avec d’autres anciens de la Halle… »
 
Pour le couple de charcutiers « cette visite est une bonne chose mais nous avons tellement à faire que nous ne nous sentons pas concernés. Nous sommes des petits. On a besoin avant tout de travailler… »

Nous quittons la halle et Christian nous amène chez un vieux briscard du marché, Roland Canler. « Lui, nous explique notre ami, c’est la troisième génération à venir ici. Il a d’excellentes volailles et je vais lui en prendre une pour mes petits-enfants. Ils adorent. »

Arrivé Christian tâte son copain : « Alors ? Tu as vu le ministre ? »
 
« Oui, répond Roland, mais tu sais moi j’ai connu Guéna, c’était encore autre chose. Il passe encore parfois avec son épouse. Ca me rappelle plus de choses que Darcos. Et puis, Moyrand est sur ma commune… Je connais un peu son épouse. Et puis, tu sais je pars à la retraite alors tous ces trucs de politique çà m’amuse plus qu’autre chose. Que prends-tu aujourd’hui ? »

Enfin, c’est l’achat du pain : « Vous savez, dit Bernard en tête de notre équipée et se frayant un chemin au milieu du marché que Pichard a vendu ? » Christian l’a vu dans la presse : « Et oui, c’est la vie. Je crois que c’est un certain Grégory Fourey qui a pris la suite. On verra bien. »
 
On ne parle plus de nos impatiences du matin à l’idée de « voir Darcos » comme des enfants qui ont déjà ouvert le cadeau de Noël et reviennent vers leur vieille malle où sommeillent les vieux jouets usés.
 
Christian : « Comme vous m’avez accompagné sans râler je vous offre un café au « Coderc » chez Sylvia. » Et tous de reprendre : « Ah non, un kir pour fêter tout çà ! Il est presque midi. Et avec ses cacahuètes. »

Le temps s’est couvert, la « virée du ministre » n'est presque plus qu’un souvenir. Le quotidien a repris ses marques. Tout près, la famille Dupuy, accoudée à la « rôtissoire » glane quelques échos car, bien évidemment, le ministre n’est pas passé les saluer (3)… Jeanine vend ses huîtres et nous la saluons de notre petite table d’où la pluie va nous chasser.
 
Presque désemparé nous nous séparons. Chacun un peu sur sa faim. Nous nous accordons sur un point : « La politique ? C’est l’art du tragique. Servitudes, hypocrisies, mensonges mais encore une absolue nécessité. »
 
Avant de quitter mes amis et leur donner rendez-vous samedi prochain je leur confie : « Darcos a rédigé un brillant ouvrage sur l’historien et philosophe romain Tacite, il a mis en avant-propos cette citation : les exemples perdurent plus longtemps que les modes de vie. A l’époque il m’a rajouté : je t’assure que je ne quitte pas Périgueux des yeux. C’était en février 2007. À suivre les gars ! »
Auteur : Pascal SERRE
(1) Élections des Conseillers régionaux les 14 et 21 mars prochains.
(2) Pour en savoir plus sur les personnages voir les précédentes chroniques
(3) Christian Dupuy est maire-adjoint de Michel Moyrand, socialiste


Pascal SERRE
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Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 9 février 2010 07:24  

Un vrai bonheur de revoir Xavier DARCOS "chez lui"!

Nombreux sont ceux qui ont voté Moyrand pour sanctionner le ministre de l'éducation et on voit le résultat aujourd'hui: beaucoup d'argent dépensé, aucun investissement pouvant générer un quelconque retour pour la ville, les commerces qui déclinent.
Et certains parlent déjà de sanctionner le ministre du travail!

Il serait peut-être bon de penser à notre ville, notre région, et ce qu'un ministre peut leur apporter en termes de financement, en essayant d'oublier l'appartenance politique en faveur du bien régional...

Xavier DARCOS recevait les délégués de Marbot-Bata à la préfecture pendant que Moyrand s'agitait devant la même préfecture pour soutenir les employés de Neuvic.
Mais qu'a-t'il fait pour les employés de Pier Import, commerce du centre ville de Périgueux?
Il n'a même pas eu un geste, qui aurait pu être de sa poche, pour aider les salariés de ce magasin a monter à Paris pour défendre leur dossier!

C'est clair que c'était moins médiatique...

Si seulement les électeurs avaient pensé à Périgueux lors des dernières municipales!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 9 février 2010 11:45  

C'est fou ce que les gens ont la mémoire courte, de vraies girouettes. Certes Moyrand et son équipe ne sont pas des flèches- mis à part pour déplacer cette fichue mairie...- et qu'il n'inspire plus le moindre zeste de confiance, mais tout de même, aller faire de la lèche à Darcos parce qu'il est ministre, c'est d'un pathétique! Et s'il n'était plus rien, redevenu qu'un simple citoyen, y aurait-il autant d'adeptes de la Restauration? Je me souviens de ce qu'on disait à Paris en 1944, Pétain vient en juillet et est acclamé, de Gaulle arrive fin août et est acclamé, je vous le dis; tous des girouettes! Bah, quand je lis ça, j'ai un peu honte, et ce Cornet à serrer des mains et à payer des coups, quelle histoire!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 9 février 2010 12:13  

Il faut décoder plus un signe de la tête, un regard, que les propos échangés. Tout est dans le non-dit.

voilà qui montre bien l etat desprit de perigueux du faux et du faux,

on se couche tous devant tant d hypocrisie...

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 9 février 2010 16:37  

Et se cacher derrière l'anonymat ce n'est pas hypocrite?

Commentaire de Anonymous Saturne , le 10 février 2010 00:16  

« Honnêtement nous étions tout émoustillés par cet événement.. »
Décidément, certains se contentent de bien peu ! Il suffit donc de ÇA pour créer l’évènement !
Vivement que les régionales soient passées pour que Périblog nous lâche un peu les urnes !
(Elle est bien belle la photo de Maître © !)
Un bon point tout de même : si les deux blogueurs de Périblog affichent leurs sympathies, ils ont le courage d’afficher aussi leur identité. Ce n’est pas le cas de certains rapaces nocturnes qui sévissent sur la ville depuis l’impasse du Hibou (ou quelque chose comme ça).

Commentaire de Blogger Periblog , le 10 février 2010 11:19  

Un commentaire a été posté hier soir par Saturne sur le dernier cancan du Coderc et celui-ci accuse son auteur et moi-même d'épouser, plus la cause d'un candidat (Philippe Cornet (UMP) en l'occurrence) que celle du maire de Périgueux Michel Moyrand (PS)...

Je ne peux parler ici que pour moi-même qui, comme tout le monde a ses croyances et ses penchants. Si je m'exprime parfois d'une manière passionnelle sur certains sujets, je n'ai jamais cherché a faire épouser mes vues par quiconque. Je désire que Périblog reste indépendant, modéré et soit ouvert à toutes et à tous quelles que soient vos opinions.

Ce blog se veut aussi modérément politique que possible. Je suis (et je crois savoir que Pascal l'est aussi) passionné par tout ce qui touche le Périgord et ses habitants. Cela rend les réflexions politiques, notamment en cette période d'élections régionales, parfois inévitables.

Mais Périblog c'est surtout autre chose qu'un réceptacle d'opinions politiques et vous le savez peut-être pour être parmi un nombre croissant de visiteurs* à venir chaque mois nous rendre visite.

W

* Présentement entre 9 000 et 11 000 visites mensuelles (Sources : Google Analytics)

PS concernant les photos : je suis l'auteur de toutes les photos publiées sur Périblog, sauf là où j'ajoute le symbole © comme sur la présente photo de M. Cornet qu'une connaissance m'a prêté, et sauf là où cela semble évident qu'il s'agit d'un autre photographe, comme pour les photos sur le sauvetage à Haïti récemment.

Vous ne pouvez pas me reprocher de ne pas avoir rendu le ton des légendes sous les photos de l'article équilibré et informative.

Commentaire de Blogger La Chouette , le 10 février 2010 14:49  

Merci pour ces cancans du Coderc qui sont un régal!

C'est comme ça Willian. Il suffit de citer le nom d'un personnage politique pour qu'un militant de l'autre bord, dans son extrême sagacité, accuse de connivence.

Il faut dire qu'un militant n'est jamais qu'un militaire auquel on a échangé le fusil contre des tracts.

Ne le prend pas pour toi. Certains ne perçoivent le réel qu'en deux couleurs, la bonne et la mauvaise. Rajoute une pincée d'aigreur, une goutte de mauvaise foi, mélange et tu obtiens le cocktail de l'insignifiance, une pathologie qui touche au saturnisme politique.

Commentaire de Anonymous Pascal Serre , le 10 février 2010 18:01  

“Et oui, la petite bande de Périgordins se contente de peu à l’aune des joutes politiques. Elle est le miroir d’une vie populaire qui est observatrice sans se vouloir actrice. Elle préfère “ on ne nous dit pas tout” à “Je vous ai compris” (sans connotation historique SVP). Les fameuses urnes durent une journée, leur “place du Coderc” est éternelle. L’Homme passe avant les pensées assassines. Elle revendique une naïve (?!) jeunesse qui se satisfait effectivement... de peu. Mais le bonheur est aussi à ce prix !”
Pascal SERRE

Commentaire de Anonymous Nino , le 11 février 2010 00:34  

« Saturne » a probablement tort : la virée électorale d’un ministre parti à la pêche aux voix n’est pas un mince évènement puisque, outre le bonheur du chroniqueur venu observer la scène, il suscite une belle petite dizaine de commentaires ! Pourtant je n’étais pas loin de partager l’agacement amusé de « Saturne ». Son intervention, qui rend ostensiblement hommage à William Lesourd et Pascal Serre, ne me semble pas mériter une telle levée de boucliers, surtout si on la compare au commentaire très « engagé » de Madame ROBERT qui, lui, ne semble pas vous avoir ému !
William, personne ne vous demande de vous justifier et si le portrait angélique de Monsieur CORNET n’est pas votre œuvre, vous n’avez pas à vous en excuser.
Vous écrivez, dans votre commentaire de commentaire : « je n’ai jamais cherché à faire épouser mes vues par quiconque. » Peut-être « Saturne » s’est-il souvenu, comme moi, de l’injonction par laquelle vous demandiez à vos lecteurs de « renoncer à (leurs) convictions » pour assurer la réélection de Monsieur le Maire sortant. Bien que je ne sois pas électeur à Périgueux, cet appel au renoncement et à la trahison de soi-même m’avait choqué et blessé et je vous l’avais fait savoir.
Ce détail ayant été rappelé, il est bien évident que personne n’est autorisé à régenter votre blog, que vous y exercez votre libre arbitre et y exprimez librement vos opinions et vos sympathies. En contrepartie, puisque vous souhaitez que vos billets soient commentés pour accélérer le référencement de votre blog, acceptez que nos réactions ne soient pas toujours strictement conformes à ce que vous attendiez.

Monsieur SERRE, je crois avoir bien compris (comme « Saturne » sans doute !) le sens de votre « CANCAN ». D’ailleurs l’intitulé lui-même en donne le ton. Je sais aussi que votre longue expérience d’éditorialiste et votre facilité à manier les premier, deuxième et troisième degrés vous permettront de poursuivre longtemps ce petit jeu pourtant très casse-gueule.

A Saturne, bonsoir.

Commentaire de Blogger Periblog , le 11 février 2010 03:01  

Bonjour Nino, je me souviens en effet de mars 2008... désolé de t'avoir blessé à cette époque.

Je soutenais Xavier Darcos avec conviction, non pas parce qu'il était de droite, mais parce qu'il m'apparaissait de par son statut de ministre du gouvernement, de l'énergie qu'il dégageait et de son affection pour la ville, comme un choix logique pour assurer les transformations nécessaires afin que Périgueux puisse trouver, dans une Dordogne où elle fait pauvre figure aux yeux du monde, une place d'honneur parmi des villes plus connue et plus dynamiques telles que Sarlat ou Bergerac. Il fallait, selon moi, que M. Darcos gagne ces élections pour qu'il puisse achever son projet intitulé "Périgueux 2010" pour lequel il avait reçu la « Mariane d'Or des maires de France », et qui incluait de nombreuses restructurations bénéfiques pour la ville et ultimement pour ses commerces et ses habitants. Parmi ces projets, on comptait notamment le parking souterrain sur le site de la place Mauvard et le développement du Bas Saint Front, projet cher au "hibou" dont parle Saturne. Avais-je tort de croire que Darcos seul avait le talent de négociateur et le pouvoir politique d'accomplir cela ? Je sais que beaucoup de gens aujourd'hui partagent mon opinion, et parmi eux des personnes qui ont voté non pas pour M. Moyrand par conviction, mais contre M. Darcos ou plus précisément contre Nicolas Sarkozy et le côté bling-bling qu'il représentait.

Nous sommes aujourd'hui en 2010, date à laquelle ces projets devraient être en cours ou engagés dans la dernière phase. Malheureusement, si je me fie à ce que j'ai vu en passant par là, dimanche dernier, la place de la Clautre, le parking Mauvard ainsi que le Bas Saint Front étaient toujours aussi laids et ceci, non pas à cause des grues ou des engins du BTP qui devraient être à l'œuvre aujourd'hui, mais parce que pas un pavé et pas une pierre dans ces lieux n'a changé de place.

La raison pour laquelle je réponds à Saturne et non pas à Hélène, c'est parce que contrairement à Hélène, Saturne met en doute l'indépendance du blog en matière de politique. Je ne vote pas pour un parti mais pour une femme ou un homme et les vues qui l'accompagnent. En 2008 j'avais lu le programme de chacun des deux candidats principaux. L'un d'eux m'a paru plus bénéfique pour Périgueux que l'autre, et c'est celui-là que j'ai tout logiquement choisi de soutenir.

Merci Nino, j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à lire ton commentaire. Tu as une bien belle plume. W

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 11 février 2010 08:34  

William aura au moins eu le mérite d'être un électeur responsable ne prenant en compte que le bien de sa ville Périgueux, avec une vision à long terme.

Ceux qui ont été sanctionnés en fin de compte avec ces "votes sanctions" qui ont mis en place Moyrand, ce sont les habitants de Périgueux...

Quand on voit la vitesse à laquelle la ville se degrade, commerces qui ferment, rue sales, patrimoine tagué, le Greffe qui est l'entrée de la ville toujours aussi minable...Alors merci à tous ces "sanctionneurs"!

Commentaire de Anonymous Shogun du Rond point des Lions , le 12 février 2010 00:14  

Je vois que le petit monde du centre ville se serre les coudes, mais, de Darcos, à part dire qu'il est ministre et tout le tintouin, franchement, qu'apportait-il d'autre que l'entretien du copinage- tout au Conseil général je le concède volontiers!-, de l'abus et de l'enlisement? Moyrand a "sa mairie", son joujou, et bon nombre en amont et en aval ont cru en lui, bien avant qu'il prenne cette équipe-ci. En tant que citoyen libre de périgueux, je suis heureux, encore, que Darcos ait été déboulonné! Maintenant que W. Lesourd fasse la promotion de Darcos, plus rien ne m'étonne!

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 12 février 2010 08:16  

Pour ou contre Darcos, peu importe, ce qui compte c'est Périgueux, et William a bien le droit comme chacun de nous, d'avoir ses préférences.

Et oui Darcos a soigné ses copains et Moyrand le fait encore plus et pas toujours pour le bien de Périgueux!

En attendant, toutes les inaugurations (Place Francheville, la Filature), labels(ville touristique, musée de france) et autres récoltés par Moyrand ne sont que le résultat de ce que Darcos a semé.

Pour en revenir à William et Périblog, à aucun moment je n'ai eu l'impression que William voulait faire de son blog un forum politique orienté.

Je le ressentais plutôt comme un reflet de la vie locale, un peu les "potins de la commère", et qu'on le veuille ou non, le Coderc est encore un peu la place du village...

Et surtout, en France le droit d'expression existe, et n'est pas nécessairement facteur de polémique, mais l'occasion de se retrouver à commenter ci et ça autours d'un verre ou d'un café!

Commentaire de Anonymous D , le 12 février 2010 18:21  

Connaissant bien William, je ne peux que confirmer sa neutralité dans sa conception de Periblog.
Il m'est toujours autant désagréable de constater que les esprits partisans ne voient que "par le petit bout de la lorgnette" c'est à dire leurs idéaux, sans concevoir d'autres alternatives, au point même (sur certains forums et non ici) d'évincer totalement le débat. Le principe même d'un échange d'opinion, c'est d'écouter les autres et d'essayer de comprendre leur point de vue. Cela ne veut pas dire l'accepter bien évidement. Mais c'est ainsi qu'une démocratie avance intelligemment et fait naitre de nouvelles idées. Ce n'est malheureusement pas ce que l'on peut constater actuellement et depuis bien longtemps au sein du débat politique. On a pu encore le voir hier soir (émission "a vous de juger").
Messieurs les politiciens de tout bord, continuez de défendre vos intérêts politiques et personnels avant ceux du pays, sans écouter ce que le peuple vous demande... vous en serez remerciés !
Un petit ajout sur les derniers commentaires, en toute neutralité car je ne vote pas sur Périgueux. Cela ne sert à rien de faire l'autruche en refusant d'admettre qu'un ministre en place aurait apporté plus à Périgueux qu'un autre candidat sans lien avec le gouvernement en place ou que le copinage est autant de mise d'un côté comme de l'autre !

Commentaire de Anonymous NINO , le 15 février 2010 01:10  

Dans un commentaire précédent, « D » a écrit : certains « ne voient que par le petit bout de la lorgnette, c'est-à-dire leurs idéaux ».
Surpris par cette affirmation j’ai revu mon dictionnaire pour avoir confirmation de la bonne définition de ce qu’est « un idéal » : modèle servant de référence en matière de perfection.
Ainsi, avoir le souci de faire au mieux pour s‘approcher d’un objectif de grandeur, de solidarité, d’honneur, serait, selon D, le signe d’une vue étroite et mesquine.
Ainsi, De Gaulle et son idéal de Liberté et de Grandeur pour la France exprimé contre vents et marées depuis Londres : minable !?
Ainsi, Jean Moulin et d’autres militants de la Liberté, torturés à mort pour être restés fidèles à leur idéal : minables !?
Ainsi, l’Abbé Pierre et sa volonté constante de faire reculer la misère et d’accompagner les plus démunis : minable !?
Ainsi, Mandela qui, dès l’adolescence et malgré la prison, les humiliations, conduira jusqu’à la victoire le combat utopique de la liberté en Afrique du Sud : minable !?
Gändhï et son idéal d’indépendance et de paix: minable !?
Jean Jaurès et son idéal de justice sociale : minable !?
Voltaire et son idéal de lumière : minable !?
Zola , Victor Hugo, Louise Michel : tous minables selon "D"!
Et pour faire bonne mesure ajoutons à la liste les militants de tous bords, d’hier et d’aujourd’hui !
Avec une conception aussi étroite et méprisable de l’engagement personnel on comprend mieux comment certains n’hésitent pas à trahir leurs propres convictions sous prétexte que ce candidat-ci a le bras plus long que celui-là.

Commentaire de Anonymous Dominique , le 15 février 2010 11:38  

En réponse à Nino,il me semblait que ce qui était important c'était ce que j'avais écris après et non pas ce petit bout de phase sorti de son contexte. Je n'ai certes pas l'éloquence et la verve de certains, mais réduire volontairement le débat à cette explication de texte ne fait que déformer mes pensées et conforter mes dires.
En ce qui me concerne, le débat est clos.
Nino, je ne t'en veux pas pour autant en espérant que ta dernière phrase est allée au delà de t'es pensées!

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