Pause café publié le lundi 15 février 2010

Le cancan du Coderc est une chronique de Pascal Serre


Nous voici au petit matin du samedi 13 février. Veille de la Saint Valentin. Le temps est sec, froid avec un soleil qui voudrait faire oublier les morsures du gel.

Prévenant une température à notre goût polaire nous avions exclu nos fameuses « huîtres » et savions qu’un  café bien chaud ferait l'affaire.

Nous avions convenu le rendez-vous au bar de « La Truffe », chez Pascal Mesmin, à onze heures. Christian, Jean-Paul et Alain s’étaient décommandés à notre grand regret.

A l’intérieur, Bernard prenait son premier café assis au milieu d’une tablée de visages connus pour certains toujours emmitouflés, la casquette encore vissée sur la tête et le cache-col autour du cou.

Une épaisse buée plaquée contre la vitre du bar transformait le lieu en un champ clos, coupé du froid et du monde. J'eus le plus grand mal à me frayer un passage. Disant bonjour d’un côté, faisant du coude de l’autre. Au comptoir, cafés, petits blancs et demis faisaient bon ménage. La pendule marquait onze heures et dix minutes.

A la table des copains, au fond de la petite salle, la discussion était vive, très vive même. Les anciens potaches s’en donnaient à cœur joie. Comme d’habitude les joutes politiques constituaient le « pré carré » des fidèles garnements qui brocardaient avec affection leurs représentants où qu’ils soient et quoiqu’ils fassent.

Un ancien instituteur dont le nom m’échappe s’insurgeait contre le débat sur l’identité étranglé : « savez-vous que les enseignants basques écrivent leurs lettres au rectorat en basque ? La Loi est claire, les documents officiels doivent être en français. Et bien ils continuent au grand regret des agents qui reçoivent les lettres et ne peuvent les comprendre. Personne n’en parle. Le coup des « minarets » c’est plus médiatique. » Un ancien policier qui entendait préciser « de la police nationale » ayant conservé ses entrées poursuivit : « Sur Périgueux, le nombre de procès-verbaux aurait doublé en une année. Tout ça pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État ou de la commune. On a beau dire mais il y a encore vingt ans on ne parlait pas de rendement, de résultat. Ça me dégoûte et je peux vous dire que je ne suis pas le seul. » Tous les autres dodelinent de la tête en signe d’adhésion.

Derrière moi, la porte s’ouvrit laissant entrer un courant d’air glacial qui coupa la conversation.

C’était René. Il avait voulu « monter » comme il dit du Toulon en voiture et avait mis presque une demie heure pour se garer. Il n’était pas très content : « Et d’ici que je prenne une « prune » ! Ma femme ne veut plus venir faire ses courses en ville. L’an passé j’ai pris trois procès-verbaux de stationnement. Autant qu’en dix ans écoulés. Il faisait trop froid j’ai pris la voiture. »

Une table se libéra. Je m’y assis derechef. René enfourcha une chaise et barra tout accès à notre lieu de délibération. Bernard nous rejoignit. Tout en se frottant les mains pour se réchauffer, René interpella : « Trois cafés, s’il te plait Pascal ! »

Nous essayâmes maladroitement d’écouter la conversation de nos compères d’à côté. Ils étaient six ou sept. On ne savait plus. Ça allait et venait. Le brouhaha était assourdissant mais nous captions l’essentiel.

Ainsi, un expert en assurances dont nous tairons le nom : « Vous avez vu comment nos socialistes parlent ? Après Moyrand (1) qui dit sans ménagement, en plein conseil municipal, à l’opposition de se taire voici que Cazeau (2) lors de la dernière session du conseil général, cette semaine, après avoir indiqué que c’était lui qui donnait la parole s’est fait traité de dictateur ! Ça promet pour les prochaines semaines… »

Un retraité de l'administration départementale coupa la diatribe : « C’était déjà comme çà quand j’y étais avec Bioulac (3). N’oubliez pas que ce sont des gens comme les autres et qu’ils sont soumis à des pressions permanentes. » Le pauvre vit plusieurs mains se poser sur ses épaules et un de ses copains lui dire : «  mais oui, on les plaint. Tu te sens mieux ? »

Jeannette (4) arriva. Ni une, ni deux, elle virevolta : « alors les hommes on refait le monde ?! » Distribution de bises et notre « copine » prend la conversation en route : « Pascal, un kyr ! »

Nous voyant elle dit : « Ah je ne me lève pas. Vous venez me faire la bise ! » Nous nous exécutâmes.

Dés lors nous assistâmes à deux conversations parallèles.

«  Comment vous l’appelez celui qui a fait la grève de la faim ? Il paraît qu’il est venu à Périgueux, hier soir, à la gare. »

«  Oui, je me rappelle pas son nom mais c’est un copain à Bayrou. »

Bernard se pencha vers le centre de la table et nous fit signe de nous rapprocher : «  C’est Jean Lassalle. Il est venu pour les élections régionales. J’ai entendu dire que le ministre du Budget, Eric Woerth, viendrait à Périgueux autour du 9 mars. Ce sont les grandes manœuvres… Mais la gauche va conserver la majorité. »

Jeannot Boussuges dit « le Poète du Coderc ».
Lire « Ode à Jeannot », un poème composé par Xavier Darcos ministre du Travail pour Jeannot à l'occasion de la remise de ses palmes académiques
René de poursuivre : « Oui, mais Moyrand et Darcos vont regarder au microscope les résultats sur Périgueux pour mesurer la situation municipale… C’est là l’enjeu les petits gars. » Je partage son avis. Et Bernard de dire : « Darcos est en service commandé. Il sera récompensé. Il sait bien qu’il ne peut pas être ministre et président de région… Certains parlent que Sarkozy le garde dans la liste des futurs Premiers ministres. »

Nous profitions, pour une fois, de ces débats qui n’avaient – reconnaissons-le – rien à envier aux nôtres. Mais sans nos autres « potes » on se sentait orphelins.

J’en profitai quand même pour donner des nouvelles de notre poète du Coderc, Jeannot Boussuges : « Maurice Melliet (5) qui va le voir tous les jours m’a dit qu’il avait eu un accident cardio-vasculaire, qu’il se reposait à Lanmary (6) et entamait une rééducation. Il récupèrera petit à petit… » La petite équipe était rassurée et le message serait transmis aux absents car Jeannot est une figure à laquelle nous sommes attachés.

René devait acheter une carcasse d’oie pour faire de la soupe et, ensuite, la faire griller. «  C’est pas cher et excellent » dit-il.

Raphaël et Jean-Louis Chartroule de Milhac-d’AuberocheRené, en bon Périgourdin, a ses habitudes. Pour lui, il faut se rendre chez Raphaël et Jean-Louis Chartroule, face au magasin Jacadi et à la Halle. Ceux-ci viennent tous les samedis de Milhac-d’Auberoche. Selon René : « C’est une vieille famille périgourdine qui produit des conserves de foie gras d'oie, terrines, confits, magrets, rillettes... ainsi que des poulets fermiers élevés au grain de la ferme et prêts à cuire et des oies grasses découpées avec leurs quartiers, carcasses, foie ou abattis. Leurs produits sont totalement maison, en fonction des saisons. »

À l’angle de la place et de la rue Limogeanne, face à « Game », magasin de jeux vidéo nous trouvâmes Jean-Jacques Dallemand (7) qui est animateur de « Marines Poésie ». Il était en pleine discussion avec un jeune habillé de bleu et portant un badge Unicef. Nous les saluâmes et entreprîmes  une courte conversation. Ce jeune qui se prénomme Nicolas venait de Toulouse et quêtait pour l’organisation internationale. Il trouvait les Périgourdins radins. «  Ça rime mais c’est peut-être aussi qu’ils n’ont pas d’argent » releva René toujours prêt à dégainer.

Il était midi. Quelque peu désorientés, le temps se couvrant et virant au camaïeu de gris annonciateur de neige, nous mettions un terme à notre escapade hebdomadaire. L’enthousiasme n’était pas de rigueur.
Une sorte de pause café.
Auteur : Pascal SERRE
(1) (1) Maire de Périgueux
(2) Sénateur  depuis 1998 et président du conseil général depuis 1994
(3) Président du Conseil général de la Dordogne de 1982 à 1992
(4) Voir le cancan du Coderc du samedi 26 décembre 2009
(5) Personnalité de la publicité et des médias qui œuvre pour de nombreuses actions humanitaires et poète membre des Hydropathes
(6) Maison de convalescence située à Antonne-et-Trigonant
(7) Sociologue des Arts. Voir le blog de Jean-Jacques Dallemand

Pascal SERRE
Rédacteur en chef :
  • JOURNAL DU PERIGORD
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Commentaire de Anonymous Un insomniaque , le 17 février 2010 05:37  

Merci à l'auteur pour l'agréable moment que j'ai eu en lisant son cancan.
Je souhaite un prompt rétablissement à Jeannot le poète du Coderc et j'offre ma reconnaissance à notre ami Maurice Melliet qui l'a découvert et a été son protecteur durant toutes ces dernières années.

Commentaire de Anonymous Chantal , le 21 février 2010 18:26  

Toujours aussi interessant ces gentils cancans ...
Merci !!!

La virée du ministre publié le lundi 8 février 2010

Le cancan du Coderc une chronique de Pascal Serre


C'était annoncé en toutes lettres dans la presse locale : Xavier Darcos sera à Périgueux ce samedi matin. Lever de rideau sur une campagne électorale (1) qui s’annonce comme un « choc » entre l’ancien maire de notre bonne ville… Xavier Darcos et son vainqueur Michel Moyrand.
 
Les journalistes sollicitent M. Moyrand
Il faut maintenant faire face à la presse... Michel Moyrand (PS) vient de remporter la mairie de Périgueux
Christian (2) ne voulait en aucune façon perdre une miette du passage obligé du ministre par notre bonne vieille place du Coderc. Il avait fait le tour des popotes pour nous dire qu’il y serait au milieu de la matinée. Il fixa d’office notre point de rendez-vous pour un simple café chez Marie Deleporte ( Fée Maison ) estimant que c’était, en terrasse, un excellent point d’observation sur les deux accès possibles : la place de la mairie ou la rue des Chaînes. Heure impérative : dix heures quinze.
 
Si le temps se voulait incertain, la visite était assurée. Le spectacle pouvait débuter.
 
A l’heure dite nous nous retrouvions, Christian, René, Jean-Paul et Alain. Bernard ne pouvant se joindre à notre équipée. Honnêtement nous étions tout émoustillés par cet événement à consonance purement locale mais aux délices gaillards.
 
Xavier Darcos et François Fillon
Xavier Darcos, alors ministre pour l'Éducation et François Fillon, Premier Ministre avec Yves Guéna, Jean-Paul Daudou (tous les deux à droite) et bien d'autres, lors de la campagne pour les élections municipales de 2008 à Périgueux
Christian avait acheté la presse locale et nous fit sa « revue de presse » : « Regardez ça : Xavier Darcos est-il bienvenu à Périgueux ? Et bien moi je vous dis que oui et on va bien le voir ici, sur ce marché. La place du Coderc est un véritable institut de sondage en miniature. »

Malgré le monde qui se bouscule dans sa maison, Marie nous sert les « expressos » tant attendus. Nous les avalons presque d’une traite, comme des gamins qui se languissent du Père Noël. Le marché est à son zénith. Les affaires semblent reprendre. Christian qui a invité ses petits enfants à déjeuner dimanche nous propose — après le passage du ministre — de faire les emplettes avec lui. Histoire de prendre le pouls de ses « fournisseurs ». Mais, attention, ici la politique est discrète, sans signature. Il faut décoder plus un signe de la tête, un regard, que les propos échangés. Tout est dans le non-dit.

Il devait être presque dix heures trente quand il y eut un frémissement du côté de la mairie, vers la Halle. Ni une, ni deux, nous voici debout. De vrais gamins vous dis-je. Au milieu des commerçants nous devinons, de dos, Xavier Darcos. Il est pas seul, loin s’en faut. Son épouse Laure est là, tout sourire. Philippe Cornet, le leader de l’opposition investi au soir de la défaite pour reconquérir le fief municipal n’a de cesse de serrer des mains. Le cortège est au complet : les conseillers municipaux hier encore dépités du départ de leur gourou jouent la « vieille garde » au soir d’Austerlitz.
 
Michel Lopez, Xavier Darcos et Laure Darcos le soir des résultats où il apprendra qu'il a perdu la mairie de Périgueux
Xavier Darcos le soir de la défaite aux municipales de 2008, remercie Laure, sa femme, visiblement émue et ses amis, comme ici Michel Lopez à sa droite
Du côté de la fromagerie Thieullent les bras se tendent, les langues se délient pour déplorer la chute « d’un enfant du pays. » Voici Xavier Darcos interpellé : « Alors, Monsieur le ministre vous êtes encore là ! » Et ce dernier de répondre : «  Mais je n’ai jamais quitté ma ville ! »  Deux pas de plus et une passante ébahie renchérit «  Il faut revenir monsieur Darcos ». Et ce dernier de dire : «  Pourquoi voulez-vous que je revienne, je suis déjà là. » Et de se retourner en cherchant Philippe Cornet, le saisit et le ramène vers la dame : «  Vous connaissez Philippe ? Et bien nous travaillons en tandem et ça marche. Allez, on se fait la bise ? »

Philippe Cornet sur la place du Coderc en 2009
Philippe Cornet (UMP), avocat et chef de file de l'opposition municipale à Périgueux
Arrêt devant le bar « La Truffe ». L’ancien maire n’a rien perdu de sa séduction il salue tout le monde et se rappelle du patron, Pascal Mesmin. Regrattiers et producteurs ne refusent pas la poignée de main tendue.
 
Et Christian de se retourner : «  Alors ? Il n’est pas le bienvenu ? » René est dubitatif mais respectueux, il se retrouve à serrer la main du « Ministre » : « oui, bon mais vous savez il a quand même été battu et je vous le dis je n’ai pas voté pour lui. »

«  On s’en doutait bien, rétorque Alain, un inconditionnel qui a bien connu le père de Xavier Darcos quand il était adjoint de Guéna, mais avoue quand même qu’il a fait des choses pour Périgueux et que si les élections étaient aujourd’hui je ne crois pas qu’il serait battu… »

Tout le monde s’embrasse, se congratule, se rassure. Le cortège passe au milieu du marché et suspend un instant les regards interrogatifs, admiratifs ou, pour quelques uns plus distants.
 
L’horloge de la bourse du « Coderc » est suspendue. On fait du coude à coude, on se pousse pour voir ou dire un mot à « Xavier ».
 
Une note de blues parfois fait jour, bien vite étranglée par « Les grognards » qui sont tout rayonnant de cet accueil.
 
On se croirait presque au col de Laffrey, le 6 mars 1814, quand le Maréchal Ney devait arrêter l’Empereur Napoléon de retour en France.  C'est là que se déroula à la « Prairie de la Rencontre », ainsi nommée par Stendhal, la fameuse scène immortalisée par le peintre allemand Steuben : Napoléon ouvrant sa redingote s'avance devant les soldats royalistes et leur crie : « Soldats du 5e ! Reconnaissez votre Empereur ! S'il en est qui veut me tuer, me voilà ! » Les soldats se rallièrent.

Un couple dont le visage nous est connu se murmure : «  Il aurait fait çà pendant la campagne on en serait pas là… »

Et tout ce beau monde s’engouffre dans la rue Limogeanne direction l’hôtel de la préfecture où, selon Christian, il va remettre la médaille du mérite à une de ses anciennes adjointes, Marie-Christine Sanjuan : « je la connais car elle est très engagée dans les milieux catholiques et ma défunte femme qui la fréquentait m’en avait parlé plutôt en bien. » Et René de compléter : « Oui, surtout qu’il paraît qu’elle pourrait se présenter aux élections cantonales sur Périgueux-Ouest… Enfin c’est ce j’ai cru comprendre. »
 
Comme prévu Christian fait ses emplettes. Nous le suivons. Le voici avec Christian Laparre dont la famille est présente sur la place depuis un demi siècle. Les moustaches avenantes on l’entend de loin vanter ses produits. Tout en honorant la commande de Christian il s’épanche peu : « Oh vous savez, chaque fois qu’il y a une élection c’est pareil. Je suis habitué. J’en ai vu passer. Ça me fait ni chaud, ni froid. »
 
Nous allons sous la halle, chez Pascal et Dominique Florenty. « Je les aime bien, dit Christian, ils sont tout jeunes ici. J’y prends mes charcuteries et j’alterne avec d’autres anciens de la Halle… »
 
Pour le couple de charcutiers « cette visite est une bonne chose mais nous avons tellement à faire que nous ne nous sentons pas concernés. Nous sommes des petits. On a besoin avant tout de travailler… »

Nous quittons la halle et Christian nous amène chez un vieux briscard du marché, Roland Canler. « Lui, nous explique notre ami, c’est la troisième génération à venir ici. Il a d’excellentes volailles et je vais lui en prendre une pour mes petits-enfants. Ils adorent. »

Arrivé Christian tâte son copain : « Alors ? Tu as vu le ministre ? »
 
« Oui, répond Roland, mais tu sais moi j’ai connu Guéna, c’était encore autre chose. Il passe encore parfois avec son épouse. Ca me rappelle plus de choses que Darcos. Et puis, Moyrand est sur ma commune… Je connais un peu son épouse. Et puis, tu sais je pars à la retraite alors tous ces trucs de politique çà m’amuse plus qu’autre chose. Que prends-tu aujourd’hui ? »

Enfin, c’est l’achat du pain : « Vous savez, dit Bernard en tête de notre équipée et se frayant un chemin au milieu du marché que Pichard a vendu ? » Christian l’a vu dans la presse : « Et oui, c’est la vie. Je crois que c’est un certain Grégory Fourey qui a pris la suite. On verra bien. »
 
On ne parle plus de nos impatiences du matin à l’idée de « voir Darcos » comme des enfants qui ont déjà ouvert le cadeau de Noël et reviennent vers leur vieille malle où sommeillent les vieux jouets usés.
 
Christian : « Comme vous m’avez accompagné sans râler je vous offre un café au « Coderc » chez Sylvia. » Et tous de reprendre : « Ah non, un kir pour fêter tout çà ! Il est presque midi. Et avec ses cacahuètes. »

Le temps s’est couvert, la « virée du ministre » n'est presque plus qu’un souvenir. Le quotidien a repris ses marques. Tout près, la famille Dupuy, accoudée à la « rôtissoire » glane quelques échos car, bien évidemment, le ministre n’est pas passé les saluer (3)… Jeanine vend ses huîtres et nous la saluons de notre petite table d’où la pluie va nous chasser.
 
Presque désemparé nous nous séparons. Chacun un peu sur sa faim. Nous nous accordons sur un point : « La politique ? C’est l’art du tragique. Servitudes, hypocrisies, mensonges mais encore une absolue nécessité. »
 
Avant de quitter mes amis et leur donner rendez-vous samedi prochain je leur confie : « Darcos a rédigé un brillant ouvrage sur l’historien et philosophe romain Tacite, il a mis en avant-propos cette citation : les exemples perdurent plus longtemps que les modes de vie. A l’époque il m’a rajouté : je t’assure que je ne quitte pas Périgueux des yeux. C’était en février 2007. À suivre les gars ! »
Auteur : Pascal SERRE
(1) Élections des Conseillers régionaux les 14 et 21 mars prochains.
(2) Pour en savoir plus sur les personnages voir les précédentes chroniques
(3) Christian Dupuy est maire-adjoint de Michel Moyrand, socialiste


Pascal SERRE
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Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 9 février 2010 07:24  

Un vrai bonheur de revoir Xavier DARCOS "chez lui"!

Nombreux sont ceux qui ont voté Moyrand pour sanctionner le ministre de l'éducation et on voit le résultat aujourd'hui: beaucoup d'argent dépensé, aucun investissement pouvant générer un quelconque retour pour la ville, les commerces qui déclinent.
Et certains parlent déjà de sanctionner le ministre du travail!

Il serait peut-être bon de penser à notre ville, notre région, et ce qu'un ministre peut leur apporter en termes de financement, en essayant d'oublier l'appartenance politique en faveur du bien régional...

Xavier DARCOS recevait les délégués de Marbot-Bata à la préfecture pendant que Moyrand s'agitait devant la même préfecture pour soutenir les employés de Neuvic.
Mais qu'a-t'il fait pour les employés de Pier Import, commerce du centre ville de Périgueux?
Il n'a même pas eu un geste, qui aurait pu être de sa poche, pour aider les salariés de ce magasin a monter à Paris pour défendre leur dossier!

C'est clair que c'était moins médiatique...

Si seulement les électeurs avaient pensé à Périgueux lors des dernières municipales!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 9 février 2010 11:45  

C'est fou ce que les gens ont la mémoire courte, de vraies girouettes. Certes Moyrand et son équipe ne sont pas des flèches- mis à part pour déplacer cette fichue mairie...- et qu'il n'inspire plus le moindre zeste de confiance, mais tout de même, aller faire de la lèche à Darcos parce qu'il est ministre, c'est d'un pathétique! Et s'il n'était plus rien, redevenu qu'un simple citoyen, y aurait-il autant d'adeptes de la Restauration? Je me souviens de ce qu'on disait à Paris en 1944, Pétain vient en juillet et est acclamé, de Gaulle arrive fin août et est acclamé, je vous le dis; tous des girouettes! Bah, quand je lis ça, j'ai un peu honte, et ce Cornet à serrer des mains et à payer des coups, quelle histoire!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 9 février 2010 12:13  

Il faut décoder plus un signe de la tête, un regard, que les propos échangés. Tout est dans le non-dit.

voilà qui montre bien l etat desprit de perigueux du faux et du faux,

on se couche tous devant tant d hypocrisie...

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 9 février 2010 16:37  

Et se cacher derrière l'anonymat ce n'est pas hypocrite?

Commentaire de Anonymous Saturne , le 10 février 2010 00:16  

« Honnêtement nous étions tout émoustillés par cet événement.. »
Décidément, certains se contentent de bien peu ! Il suffit donc de ÇA pour créer l’évènement !
Vivement que les régionales soient passées pour que Périblog nous lâche un peu les urnes !
(Elle est bien belle la photo de Maître © !)
Un bon point tout de même : si les deux blogueurs de Périblog affichent leurs sympathies, ils ont le courage d’afficher aussi leur identité. Ce n’est pas le cas de certains rapaces nocturnes qui sévissent sur la ville depuis l’impasse du Hibou (ou quelque chose comme ça).

Commentaire de Blogger Periblog , le 10 février 2010 11:19  

Un commentaire a été posté hier soir par Saturne sur le dernier cancan du Coderc et celui-ci accuse son auteur et moi-même d'épouser, plus la cause d'un candidat (Philippe Cornet (UMP) en l'occurrence) que celle du maire de Périgueux Michel Moyrand (PS)...

Je ne peux parler ici que pour moi-même qui, comme tout le monde a ses croyances et ses penchants. Si je m'exprime parfois d'une manière passionnelle sur certains sujets, je n'ai jamais cherché a faire épouser mes vues par quiconque. Je désire que Périblog reste indépendant, modéré et soit ouvert à toutes et à tous quelles que soient vos opinions.

Ce blog se veut aussi modérément politique que possible. Je suis (et je crois savoir que Pascal l'est aussi) passionné par tout ce qui touche le Périgord et ses habitants. Cela rend les réflexions politiques, notamment en cette période d'élections régionales, parfois inévitables.

Mais Périblog c'est surtout autre chose qu'un réceptacle d'opinions politiques et vous le savez peut-être pour être parmi un nombre croissant de visiteurs* à venir chaque mois nous rendre visite.

W

* Présentement entre 9 000 et 11 000 visites mensuelles (Sources : Google Analytics)

PS concernant les photos : je suis l'auteur de toutes les photos publiées sur Périblog, sauf là où j'ajoute le symbole © comme sur la présente photo de M. Cornet qu'une connaissance m'a prêté, et sauf là où cela semble évident qu'il s'agit d'un autre photographe, comme pour les photos sur le sauvetage à Haïti récemment.

Vous ne pouvez pas me reprocher de ne pas avoir rendu le ton des légendes sous les photos de l'article équilibré et informative.

Commentaire de Blogger La Chouette , le 10 février 2010 14:49  

Merci pour ces cancans du Coderc qui sont un régal!

C'est comme ça Willian. Il suffit de citer le nom d'un personnage politique pour qu'un militant de l'autre bord, dans son extrême sagacité, accuse de connivence.

Il faut dire qu'un militant n'est jamais qu'un militaire auquel on a échangé le fusil contre des tracts.

Ne le prend pas pour toi. Certains ne perçoivent le réel qu'en deux couleurs, la bonne et la mauvaise. Rajoute une pincée d'aigreur, une goutte de mauvaise foi, mélange et tu obtiens le cocktail de l'insignifiance, une pathologie qui touche au saturnisme politique.

Commentaire de Anonymous Pascal Serre , le 10 février 2010 18:01  

“Et oui, la petite bande de Périgordins se contente de peu à l’aune des joutes politiques. Elle est le miroir d’une vie populaire qui est observatrice sans se vouloir actrice. Elle préfère “ on ne nous dit pas tout” à “Je vous ai compris” (sans connotation historique SVP). Les fameuses urnes durent une journée, leur “place du Coderc” est éternelle. L’Homme passe avant les pensées assassines. Elle revendique une naïve (?!) jeunesse qui se satisfait effectivement... de peu. Mais le bonheur est aussi à ce prix !”
Pascal SERRE

Commentaire de Anonymous Nino , le 11 février 2010 00:34  

« Saturne » a probablement tort : la virée électorale d’un ministre parti à la pêche aux voix n’est pas un mince évènement puisque, outre le bonheur du chroniqueur venu observer la scène, il suscite une belle petite dizaine de commentaires ! Pourtant je n’étais pas loin de partager l’agacement amusé de « Saturne ». Son intervention, qui rend ostensiblement hommage à William Lesourd et Pascal Serre, ne me semble pas mériter une telle levée de boucliers, surtout si on la compare au commentaire très « engagé » de Madame ROBERT qui, lui, ne semble pas vous avoir ému !
William, personne ne vous demande de vous justifier et si le portrait angélique de Monsieur CORNET n’est pas votre œuvre, vous n’avez pas à vous en excuser.
Vous écrivez, dans votre commentaire de commentaire : « je n’ai jamais cherché à faire épouser mes vues par quiconque. » Peut-être « Saturne » s’est-il souvenu, comme moi, de l’injonction par laquelle vous demandiez à vos lecteurs de « renoncer à (leurs) convictions » pour assurer la réélection de Monsieur le Maire sortant. Bien que je ne sois pas électeur à Périgueux, cet appel au renoncement et à la trahison de soi-même m’avait choqué et blessé et je vous l’avais fait savoir.
Ce détail ayant été rappelé, il est bien évident que personne n’est autorisé à régenter votre blog, que vous y exercez votre libre arbitre et y exprimez librement vos opinions et vos sympathies. En contrepartie, puisque vous souhaitez que vos billets soient commentés pour accélérer le référencement de votre blog, acceptez que nos réactions ne soient pas toujours strictement conformes à ce que vous attendiez.

Monsieur SERRE, je crois avoir bien compris (comme « Saturne » sans doute !) le sens de votre « CANCAN ». D’ailleurs l’intitulé lui-même en donne le ton. Je sais aussi que votre longue expérience d’éditorialiste et votre facilité à manier les premier, deuxième et troisième degrés vous permettront de poursuivre longtemps ce petit jeu pourtant très casse-gueule.

A Saturne, bonsoir.

Commentaire de Blogger Periblog , le 11 février 2010 03:01  

Bonjour Nino, je me souviens en effet de mars 2008... désolé de t'avoir blessé à cette époque.

Je soutenais Xavier Darcos avec conviction, non pas parce qu'il était de droite, mais parce qu'il m'apparaissait de par son statut de ministre du gouvernement, de l'énergie qu'il dégageait et de son affection pour la ville, comme un choix logique pour assurer les transformations nécessaires afin que Périgueux puisse trouver, dans une Dordogne où elle fait pauvre figure aux yeux du monde, une place d'honneur parmi des villes plus connue et plus dynamiques telles que Sarlat ou Bergerac. Il fallait, selon moi, que M. Darcos gagne ces élections pour qu'il puisse achever son projet intitulé "Périgueux 2010" pour lequel il avait reçu la « Mariane d'Or des maires de France », et qui incluait de nombreuses restructurations bénéfiques pour la ville et ultimement pour ses commerces et ses habitants. Parmi ces projets, on comptait notamment le parking souterrain sur le site de la place Mauvard et le développement du Bas Saint Front, projet cher au "hibou" dont parle Saturne. Avais-je tort de croire que Darcos seul avait le talent de négociateur et le pouvoir politique d'accomplir cela ? Je sais que beaucoup de gens aujourd'hui partagent mon opinion, et parmi eux des personnes qui ont voté non pas pour M. Moyrand par conviction, mais contre M. Darcos ou plus précisément contre Nicolas Sarkozy et le côté bling-bling qu'il représentait.

Nous sommes aujourd'hui en 2010, date à laquelle ces projets devraient être en cours ou engagés dans la dernière phase. Malheureusement, si je me fie à ce que j'ai vu en passant par là, dimanche dernier, la place de la Clautre, le parking Mauvard ainsi que le Bas Saint Front étaient toujours aussi laids et ceci, non pas à cause des grues ou des engins du BTP qui devraient être à l'œuvre aujourd'hui, mais parce que pas un pavé et pas une pierre dans ces lieux n'a changé de place.

La raison pour laquelle je réponds à Saturne et non pas à Hélène, c'est parce que contrairement à Hélène, Saturne met en doute l'indépendance du blog en matière de politique. Je ne vote pas pour un parti mais pour une femme ou un homme et les vues qui l'accompagnent. En 2008 j'avais lu le programme de chacun des deux candidats principaux. L'un d'eux m'a paru plus bénéfique pour Périgueux que l'autre, et c'est celui-là que j'ai tout logiquement choisi de soutenir.

Merci Nino, j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à lire ton commentaire. Tu as une bien belle plume. W

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 11 février 2010 08:34  

William aura au moins eu le mérite d'être un électeur responsable ne prenant en compte que le bien de sa ville Périgueux, avec une vision à long terme.

Ceux qui ont été sanctionnés en fin de compte avec ces "votes sanctions" qui ont mis en place Moyrand, ce sont les habitants de Périgueux...

Quand on voit la vitesse à laquelle la ville se degrade, commerces qui ferment, rue sales, patrimoine tagué, le Greffe qui est l'entrée de la ville toujours aussi minable...Alors merci à tous ces "sanctionneurs"!

Commentaire de Anonymous Shogun du Rond point des Lions , le 12 février 2010 00:14  

Je vois que le petit monde du centre ville se serre les coudes, mais, de Darcos, à part dire qu'il est ministre et tout le tintouin, franchement, qu'apportait-il d'autre que l'entretien du copinage- tout au Conseil général je le concède volontiers!-, de l'abus et de l'enlisement? Moyrand a "sa mairie", son joujou, et bon nombre en amont et en aval ont cru en lui, bien avant qu'il prenne cette équipe-ci. En tant que citoyen libre de périgueux, je suis heureux, encore, que Darcos ait été déboulonné! Maintenant que W. Lesourd fasse la promotion de Darcos, plus rien ne m'étonne!

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 12 février 2010 08:16  

Pour ou contre Darcos, peu importe, ce qui compte c'est Périgueux, et William a bien le droit comme chacun de nous, d'avoir ses préférences.

Et oui Darcos a soigné ses copains et Moyrand le fait encore plus et pas toujours pour le bien de Périgueux!

En attendant, toutes les inaugurations (Place Francheville, la Filature), labels(ville touristique, musée de france) et autres récoltés par Moyrand ne sont que le résultat de ce que Darcos a semé.

Pour en revenir à William et Périblog, à aucun moment je n'ai eu l'impression que William voulait faire de son blog un forum politique orienté.

Je le ressentais plutôt comme un reflet de la vie locale, un peu les "potins de la commère", et qu'on le veuille ou non, le Coderc est encore un peu la place du village...

Et surtout, en France le droit d'expression existe, et n'est pas nécessairement facteur de polémique, mais l'occasion de se retrouver à commenter ci et ça autours d'un verre ou d'un café!

Commentaire de Anonymous D , le 12 février 2010 18:21  

Connaissant bien William, je ne peux que confirmer sa neutralité dans sa conception de Periblog.
Il m'est toujours autant désagréable de constater que les esprits partisans ne voient que "par le petit bout de la lorgnette" c'est à dire leurs idéaux, sans concevoir d'autres alternatives, au point même (sur certains forums et non ici) d'évincer totalement le débat. Le principe même d'un échange d'opinion, c'est d'écouter les autres et d'essayer de comprendre leur point de vue. Cela ne veut pas dire l'accepter bien évidement. Mais c'est ainsi qu'une démocratie avance intelligemment et fait naitre de nouvelles idées. Ce n'est malheureusement pas ce que l'on peut constater actuellement et depuis bien longtemps au sein du débat politique. On a pu encore le voir hier soir (émission "a vous de juger").
Messieurs les politiciens de tout bord, continuez de défendre vos intérêts politiques et personnels avant ceux du pays, sans écouter ce que le peuple vous demande... vous en serez remerciés !
Un petit ajout sur les derniers commentaires, en toute neutralité car je ne vote pas sur Périgueux. Cela ne sert à rien de faire l'autruche en refusant d'admettre qu'un ministre en place aurait apporté plus à Périgueux qu'un autre candidat sans lien avec le gouvernement en place ou que le copinage est autant de mise d'un côté comme de l'autre !

Commentaire de Anonymous NINO , le 15 février 2010 01:10  

Dans un commentaire précédent, « D » a écrit : certains « ne voient que par le petit bout de la lorgnette, c'est-à-dire leurs idéaux ».
Surpris par cette affirmation j’ai revu mon dictionnaire pour avoir confirmation de la bonne définition de ce qu’est « un idéal » : modèle servant de référence en matière de perfection.
Ainsi, avoir le souci de faire au mieux pour s‘approcher d’un objectif de grandeur, de solidarité, d’honneur, serait, selon D, le signe d’une vue étroite et mesquine.
Ainsi, De Gaulle et son idéal de Liberté et de Grandeur pour la France exprimé contre vents et marées depuis Londres : minable !?
Ainsi, Jean Moulin et d’autres militants de la Liberté, torturés à mort pour être restés fidèles à leur idéal : minables !?
Ainsi, l’Abbé Pierre et sa volonté constante de faire reculer la misère et d’accompagner les plus démunis : minable !?
Ainsi, Mandela qui, dès l’adolescence et malgré la prison, les humiliations, conduira jusqu’à la victoire le combat utopique de la liberté en Afrique du Sud : minable !?
Gändhï et son idéal d’indépendance et de paix: minable !?
Jean Jaurès et son idéal de justice sociale : minable !?
Voltaire et son idéal de lumière : minable !?
Zola , Victor Hugo, Louise Michel : tous minables selon "D"!
Et pour faire bonne mesure ajoutons à la liste les militants de tous bords, d’hier et d’aujourd’hui !
Avec une conception aussi étroite et méprisable de l’engagement personnel on comprend mieux comment certains n’hésitent pas à trahir leurs propres convictions sous prétexte que ce candidat-ci a le bras plus long que celui-là.

Commentaire de Anonymous Dominique , le 15 février 2010 11:38  

En réponse à Nino,il me semblait que ce qui était important c'était ce que j'avais écris après et non pas ce petit bout de phase sorti de son contexte. Je n'ai certes pas l'éloquence et la verve de certains, mais réduire volontairement le débat à cette explication de texte ne fait que déformer mes pensées et conforter mes dires.
En ce qui me concerne, le débat est clos.
Nino, je ne t'en veux pas pour autant en espérant que ta dernière phrase est allée au delà de t'es pensées!

Vous avez pas l’air d’avoir la frite les gars ! publié le lundi 4 janvier 2010

Le cancan du Coderc avec Pascal Serre


Il est un peu moins de treize heures ce samedi 2 janvier. Ce n’est pas vraiment l’heure pour découvrir le spectacle du marché. On a plutôt l’impression que les artistes sont partis que les derniers employés du cirque débarrassent et que les derniers véhicules s’en vont vers une destination toujours mystérieuse. C’est la valse presque viennoise des balayeuses de la ville.

Le soleil est magnifique mais le froid dur, sec. Un temps de saison comme on dit en Périgord. Ce n’est pas la grande forme. Alain Pichard, « Le Roi de la Galette des Rois », chapeau vissé sur la tête, les mains dans les poches n’entre même pas prendre un café au Coderc. Pour lui, l’année sera tristounette : « Vous ne croyez pas que ça va changer à Périgueux. Au contraire. Je le vois bien. Même le salon du Livre Gourmand doit foutre le camp… Et moi je voudrais en faire autant »

Tout proche le rôtisseur Dupuy a fermé sa boutique et l’odeur des volailles s’est depuis longtemps dispersée. La terrasse de La Truffe est telle le désert en plein midi. A l’intérieur c’est bourré comme une de ces maisons gonflées pleines à craquer dans nos bons vieux dessins animés. « Michel Moyrand devrait être content enclenche mon ami l’expert en livres anciens, il n’y a pas une voiture sur la place, c’est la réussite de « Cœur piéton ». Notre localier de l’étape, Alain Bernard n’est pas de la partie. Il est à Londres. Un avocat roumain, habitué de Périgueux nous salue et nous dit qu’il va déjeuner dans « son auberge préférée » : le Grain de Sel. Nous l’alertons d'une éventuelle fermeture… Ici, c’est pas Paris. Deux parisiens nous hèlent car ils ne trouvent pas de lieu pour déjeuner. Brusquement nous voici en panne de cordes vocales. Notre petite marchande d’huîtres a chargé son camion. Elle nous fait la bise et dit : « vous arrivez trop tard les garçons et puis il y avait personne. »

Nous poursuivons notre balade et retrouvons Francis Delpey, toujours fidèle au poste. C’est qu’il a deux boutiques : le sixième sens sur la place Saint-Silain et Noug@tine place de la mairie. Il ronchonne bien un peu comme toujours mais il est un vrai professionnel. Le bougre a du nez pour vous donner la tendance et les derniers potins commerciaux de la ville: « la situation n’est pas très bonne mais ça aurait pu être pire. Faut pas tout mettre sur la mairie. Les gens n’ont pas d’argent. Et puis, regardez, tout le monde est fermé. Faut pas se plaindre après. Moi je bosse… »

Ah ! Voici notre ancien fonctionnaire du Conseil général : « De quoi parliez-vous ? » Et faisant chorus : « des fêtes et de Périgueux. » Toujours l’accent pointu il entre dans la conversation : « J’ai lu Le journal, ils écrivent que la patinoire n’a pas attiré les foules. Pourtant, honnêtement elle semblait bien placée, près des cinémas, de Monoprix et de l’Office du Tourisme : « Ca a été un flop ! À force de vouloir faire tout différent de Darcos on se plante partout » nous dit Philippe Cornet qui arrive le pas rapide pour entrer chez Francis. L'ancien maire-adjoint, chef de l’opposition est frigorifié mais toujours le sourire en campagne. « Arrête Philippe, rétorque notre retraité de la SNCF – vieux communiste – qui nous cherchait dans la ville, tu pourrais être mon petit fils ! Change de disque ! ».

Le ton monte un peu, mais avec une affection toute méridionale : “ Et vu veux qu’on parle du départ du musée du Trompe-l’Œil ? renchérit notre retraité du Conseil général, Anne-marie Chevrier est venue en 2001 avec Darcos et personne a rien fait depuis l’arrivée de Moyrand pour qu’elle reste. Ici, parfois, on est un peu ploucs. On est politicien avant d’être intelligent. Vous verrez qu’à Paris ça va marcher tout comme le salon que monte paraît-il Cointreau en février qui s’occupait du salon du Livre Gourmand à un moment à Périgueux. On dit que c’est pas un concurrent ! Mon œil ! Il est plus malin il a compris c’est tout.” Et le Maître de l’opposition de confirmer.

« Bon, les gars, interpelle notre libraire attitré et attristé, on fait quoi ? » Tout le monde s’accorde à retrouver le Café du Coderc pour prendre un demi et quelques cacahouètes. Ah ce n’est pas royal mais ça maintient les traditions. Il est plus de treize heures trente. Nous passons devant chez le fourreur Boutis qui est fermé : « lui, il a dû morfler » sort Bruno, l’artiste dont l’appartement a brûlé récemment et que l’on croise. « Pas sûr, plutôt l’inverse, dit notre libraire. Les gens qui ont de l’argent achètent ce qu’il y a de plus cher. Ce sont les autres qui ont même vendu leur porte-monnaie… »

La petite bande s’est péniblement reconstituée. Cahin-caha elle salut Francis en passant ; puis arrivé devant le « Coderc » pousse la porte. Une table de prise sur les cinq. « Vous avez le choix les copains » dit le barman. En commandant nos demis et quelques cacouhètes, le barman s’exclame : « vous avez pas l’air d’avoir la frite les gars ! »

Notre retraité de reprendre : « On ne s’est même pas souhaité la bonne année ! » Se retournant pour nous regarder une jeune fille qui achète des cigarettes nous lance : « Ca change quoi ? » On s’est tous levé pour lui faire la bise et lui présenter nos vœux. Elle rit aux éclats : « Et bien vous au moins ! » Nous étions redevenus heureux et la mousse pouvait se déposer sur nos lèvres bénies par un aussi joli minois. L’année sera bonne. Si, maintenant on peut vous souhaiter nos vœux. On y croît parce que tout simplement il y a toujours de la bonne humeur sur la Place du Coderc.

PASCAL SERRE
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La place du Coderc côté Bar de la Truffe
La place du Coderc, côté Bar de la Truffe

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Commentaire de Anonymous BQ , le 4 janvier 2010 18:16  

Même les Cancans sont agréables à lire ...... et moi qui n'aime généralement pas , là je me régale sur la manière de l'expression, comme d'hab. et quelque soit le sujet ........

Merci encore pour ces bon moments .....

Brigitte

Commentaire de Blogger Periblog , le 5 janvier 2010 13:57  

Et bien Lilian reçois de Pascal et moi quatre grosses bises virtuelles sur tes joues roses et accepte nos meilleurs vœux pour une nouvelle année pleine de santé et de bonheur. W

PS j'espère que la lecture de ce cancan t'aura donné envie de te ré-inscrire...

L’identité Périgordine au bout du comptoir publié le lundi 28 décembre 2009

Le cancan du Coderc avec Pascal Serre


Nous n’étions guère à nous retrouver ce samedi 26 décembre. On le savait mais nous étions quelques uns à avoir affronté le froid sec qui attend le soleil pour se disperser. Nous étions entre deux huîtres et et étions convenus d'un vin chaud ou un café.
C’était lendemain de fête. Nous avions élu domicile au « Bar de la Truffe », juste pour un café et cancaner comme on dit chez nous. Le marché n’avait pas les joues colorées et les allées étaient un tantinet désertes. Bon, d’accord, on se poussait dans le bar et le brouhaha obligeait à élever le ton pour se faire entendre. Nous avions notre « Sud-Ouest » et notre « DL » que nous n’eûmes pas le temps de feuilleter ni bien sûr de commenter... Mais nos rencontres sont ainsi faites sans obligation, ni planning et même – horreur ! – sans montre.

Alors quand Jeannette est entrée alors là on entendait plus qu’elle. C’est que Jeannette est une institution. À son âge, que nous ne révèlerons pas car inconnu, elle est la plus fine connaisseuse des familles locales et des années qui vont de l’occupation à aujourd’hui. Chaque mercredi et samedi, depuis toujours, elle vient en voiture place du Coderc : « Et c’est pas Moyrand avec son cœur piéton qui me feront changer d’avis ».

Elle n’est connue que des Périgordins et il n’y a qu’elle pour vous raconter avec émotion la fusillade des jeunes place Montaigne en aout 1944 : « Je les ai entendus agonir toute la nuit, c’était dégueulasse !! ». Et de reprendre aussitôt sa joie de vivre, les yeux pétillants mieux que du champagne millésimé, la coiffure apprêtée et le verbe haut : « je peux m’asseoir et prendre un verre avec vous ?!». On n’avait pas dit oui qu’elle était déjà assise. « Oh mais je prend pas un café. Je veux un kir mon chéri » en prenant le coude du patron et lui disant “mais toi aussi tu as droit à la bise.»

Accoudé au bar, le poète, Jeannot boit tranquillement sa menthe à l’eau. Lui aussi aurait des choses à dire. Mais il écrit des poèmes et sa barbe d’anarchiste signe le pacifiste qu’il n’a cessé d’être depuis l’Algérie. Jeannette : « Bonjour, Jeannot, viens que je te fasse la bise. C’est Noël.». Et de poursuivre : « Jeannot, je l’aime ! Il était contre la guerre en Algérie. Moi aussi. Je suis contre toute les guerres.»

Notre ancien fonctionnaire du Conseil général se penche vers le centre de la table et adoucit le timbre de sa voix, nous entendant évoquer l’Algérie « J’ai bien connu Lacoste (1) quand il était président en Dordogne et ministre en Algérie. Il ne fallait pas lui en promettre et il savait faire sauter les jeunes secrétaires sur ses genoux. » Et Jeannette de reprendre : « Et dites donc les maires Pugnet (2) et Barrière (3) se sont-ils gênés ? »

José avec son grand chapeau, expert de son état, toujours en quête de produits frais et goûteux mais aussi fin connaisseur des petites histoires périgordo-périgordines entre à son tour et s’exclame de bonheur, se fraye un passage, pose ses cabas et en levant les bras comme le faisait le « Général » : « Ils sont là !» Et un petit un kir pétillant avec plein de petites bulles d'amitié pour saluer son arrivée. « Allez Jeannette, dit-il, on trinque ! » Et la jeannette de faire le tour de table sous les applaudissements des présents.

José est une figure. Un fêtard des années soixante et soixante-dix avant de se ranger. Connu comme le loup blanc. Son père était le patron du Service d’Action Civique en Dordogne avec un certain Pascal Vittori et Guéna faisait son premier pas cours Fénelon. Il n’y a pas plus délicat que José, charmant et humaniste : « vous savez tout ça c’est du passé et on se rendait pas compte. » Et tout en demandant un second kir, Jeannette de renchérir : « Moi je me rappelle quand des Périgordins qui vivent encore allaient rue Fournier-Lacharmie, là où il y a le truc d’électricité, pour qu’on ne les voit pas. La Gestapo venue de Clermont-Ferrand, une fois par mois, leur donnait de l’argent en échange d’adresses de juifs ou de résistants. Oh mais si c’était maintenant ce serait pareil ! » Notre vieux retraité de la SNCF qui avait connu apprenti la Compagnie du Paris Orléans de reprendre : « il y avait bien un bordel dans la Camille Desmoulins à côté des casernes pour les boches. Les victuailles et vins fins ne venaient pas de Berlin… » Rires gras de toute la salle.

« Patron ! clame José, vous remettez ça et c’est pour moi ! » Et bien sûr, l’incontournable attaque du « Train de Neuvic »(4) s’est arrêtée sur la table avec toujours des révélations nouvelles qui ne doivent pas être répétées. C’est peut-être là finalement que l’histoire s’écrit. Car à ce moment j’ai eu le sentiment que les esprits s’échauffaient. Doucement, sans que personne ne me remarque je quittais le « Bar du Coderc » en entendant Jeannette dire « On va pas en rester là, une autre tournée Patron ! » Histoire d’avoir la vérité sur les milliards de Neuvic ? Qui sait. En tout cas, Éric Besson devrait être content : le débat sur l’identité ici, place du Coderc n’existe pas.

(1)Robert Lacoste ( 1898-1989)
(2)Roger Pugnet (1898-1972)
(3) Lucien Barrière (1902-1971)
(4) Le 26 juillet 1944 la Résistance attaque un train à Neuvic et dérobe 2,28 milliards de francs qui font encore fantasmer toute la région


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Commentaire de Anonymous Anonyme , le 28 décembre 2009 20:20  

Bar de la Truffe ou bar du Coderc ?
FETNAT/URL http://www.periblog.fr

Notre crêche de noël publié le dimanche 20 décembre 2009

Le cancan du Coderc avec Pascal Serre


Pour tout vous dire, malgré la neige, ce samedi, nous étions quelques amis à n’avoir pas dérogé à la règle des huîtres et du muscadet chez ce bon curé Noë Chabot(1) ou plutôt pour les moins avertis « le bar du Coderc ».
En face, venue des bassins de l’océan, Jeanine est notre copine. Elle ouvre les huîtres pendant que le « bar du Coderc » nous prête un plateau et Pichard nous vend son pain de campagne sans pareil. Il nous reste à commander un petit « muscadet » et, à la bonne franquette, entre deux huitres on fait notre revue de presse revue et corrigée de la semaine. C’est la « crêche de Noël ».
D’ailleurs, passe Monseigneur Michel Mouïsse auquel on devait revêtir au marché aux truffes de la place Saint-Louis la cape marron du Docte Collège des maîtres de la truffe et du foie gras qui nous salue sans bénédiction mais le sourire accordé aux braves santons que nous pourrions être.
De Copenhague au match de l’Olympique de Marseille à Périgueux nous passâmes bien deux douzaines chacun du divin mollusque. Nous avions un avis sur tout et décidions de rien. Quel régal !
Nous nous sommes étranglés sur le clip montrant Xavier Darcos chantant et dansant sur une chorégraphie de moulinets de bras. « Il aurait fait ça pour les municipales ça faisait office de programme car faire rire c’est pas donné à tout le monde ! » dit un des convives. « Ah ça c’est sûr qu’en ce moment on doit pas rire tous les jours avec Moyrand ! » reprend un autre, commerçant de son état, dont la tension artérielle le met en danger chaque fois qu’il entend le nom du maire. Et notre « Monsieur Brun » de service aucunement vérificateur des douanes, originaire de Lyon comme dans la trilogie de Pagnol mais fonctionnaire toutefois de nous rappeler : « On sait que les Grecs mangeaient beaucoup d'huîtres qu'ils ramassaient sur les bancs naturels puisque des textes anciens nous rapportent que les coquilles de celles-ci auraient servi de bulletin de vote. Par exemple, pour bannir de la cité un des leurs, les Grecs procédaient à un vote avec le dessus des coquilles d'huîtres. Le terme ostracisme trouverait d'ailleurs son origine ici (ostrakon : coquille). »
« En Corse on fait voter les morts ici ce sera difficile de voter avec des huîtres… Peut-être avec des truffes ! » Rire général. On commande un autre muscadet. La conversation est animée. Les gosiers secs.
Et l’affaire repartant de plus belle : « Avec tes coquilles tu as parlé d’ostracisme faut quand même dire que ça fait presque deux ans que Moyrand est là. Je ne veux pas faire d'ostracisme et encore moins de politique chaque fois que l’on parle de celui que nous nommons « le laboureur » il ne se passe rien si ce ne sont des bisbilles de basse-cour. Sauf l'augmentations des impôts locaux j’en conviens et l’abandon de ce que Darcos voulait faire. Désormais on a même perdu, d’une certaine façon, la bataille de « Cultura » que le chanteur à moulinets avait gagnée. » Un coup de muscadet et un autre de reprendre : « Cornet, son opposant m’a dit que le Salon du Livre Gourmand allait disparaître, que les allées de Tourny allaient être transformé en gare de bus... je sais pas si c’est vrai mais je suis pas d’accord. Il est tenace le bougre. Il a sa mairie, d’ailleurs, il fait son premier conseil municipal dans les locaux alors que la Chambre de Commerce n’a pas fini de déménager. » Les débats redoublent et notre Monsieur Brun de souligner avec sa voix pointue : « En attendant un homme intelligent comme Darcos ne devrait pas se donner en spectacle, Moyrand au moins il se fait discret et travaille ».
On est loin de Copenhague et des pantalonnades internationales. On n’en parle même pas. « C’est du cinoche tout ça je vous dis, remballez et zou… » tranche un poète nihiliste. On est plutôt fier de recevoir l’Olympique de Marseille et on caresse le rêve du réchauffement climatique de l’équipe Trélissacoise qui battrait les « Marseillais ».
On aspire la dernière huître après qu’elle ait fait son tour de piste de fin de plateau. Il est près de treize heures. Tout le monde se lève, et en faisant tourner ses bras, l’un d’entre eux nous dit : « Paraît que le titre de la chanson de Darcos c’est : « Tous ceux qui veulent changer le monde » et bien qu’ils commencent par se changer eux-mêmes. » Au fond de moi je pense à la naissance du petit Jésus qui voulut changer le monde et finit crucifié. En sortant sur la place du Coderc, face à notre vieille et à la fois pimpante halle de Catoire (2) et qui en a vu d’autres j’en ai des frissons dans le dos. Mais c’est le froid qui me cause cette sensation.
Joyeux noël et à Samedi….

(1) Jean-Noé Chabot (1869-1943) ordonné prêtre puis démissionnaire ouvrit en ce lieu un débit de boissons et de tabac et se fit connaître par des cartes postales sous le patronyme de « curé rince-goulot ». Il se réconcilera avec Dieu peut-être autour d’un verre de vin de Monbazillac qu’il affectionnait.
(2) Jusqu'au début du XIXème siècle, la place du Coderc (couderc en périgourdin : le pré, la pâture) est le centre politique et civil de Périgueux. L'ancien hôtel de ville, ou Consulat, édifié au XIIème siècle, est démoli en 1826 et remplacé en 1833 par des halles conçues par l'architecte Louis Catoire (1805-1864).


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Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 21 décembre 2009 09:54  

En voilà des bons moments !
Quand j'étais enfant, mon grand-père m'emmenait faire les livraisons avec lui dans sa camionnette 203. Au moment de l'apéritif, les artisans se retrouvaient au bar de la place du théâtre et refaisaient le monde ...
Mes plus beaux souvenirs ont le parfum du diabolo menthe !

Paris vaut-il l'abandon d'une truffe ? publié le lundi 14 décembre 2009

Le cancan du Coderc avec Pascal Serre


Depuis la visite de Rama Yade, la Secrétaire d'État aux Sports à Trélissac et surtout Périgueux, de mercredi à samedi, sur les places de marchés il se murmure ce qui, bien entendu n’est qu’une rumeur, une brève de comptoirs sans lendemain : « Et si elle était candidate aux prochaines municipales à Périgueux ? » Et une brave dame de répondre : « Non, vous croyez… ? Quoiqu’elle ferait une belle candidate au moins on parlerait de nous à la télé. »
Tout près de cette scène un homme portant cabats à chaque bras relève : « vous ne croyez pas qu’elle soit venue simplement pour les beaux yeux de Peyrat (1). Ils ont bien quelque chose dans la tête. » Ainsi, les commentaires vont bon train et s'ils ne sont pas politiques ils sont très people « Sauce Périgueux. »
On oublie tous les grands dossiers du jour pour le glamour et le papier glacé comme si, finalement, on n'avait besoin que d’un peu de rêve à l’approche de noël. Peu importe le vin pourvu que nous ayons l’ivresse.
On imagine la tête de notre maire actuel se trouvant face à un si joli minois. Le « face à face » politique traditionnel n’en aurait que plus de grâce et d’élégance et il est fort à parier que le débat en serait plus sucré.
N’oublions pas la tête des amis de « Rama » qui deviendraient peut-être les dindons de la farce ou dégusteraient la « tête de veau » avec une concupiscence assurée.
Bon, d’accord, Yves Guéna a bien été parachuté en 1962 et ç'a marché. De Brest à Londres, en passant par Paris et Périgueux rien ne l’a dérouté de son but et il est même plus Périgordin qu’un… Périgordin. Pourquoi pas Rama Yade ?
Le Périgourdin aime trop les chassés-croisés, les clairs-obscurs et les fausses vérités pour ne pas s’enticher de pareil bourdonnement. Sans demander l’avis de l’intéressé. Mais, le miracle c’est que, parfois, on finit par y croire…
Et puis, même s'il n’abandonne pas ses sabots il aime bien les strass et les paillettes et n’oublie jamais que, bien souvent, le futur est venu de Paris de par le clientélisme républicain qui traversa tous les régimes.
On pourrait presque emprunter à Claude Levi-Strauss, ethnologue récemment disparu, le titre de son best-seller « Tristes tropiques. »
En 1994 il avait fallu qu’un certain François Hollande vienne à Périgueux puis à Coulounieix-Chamiers pour qu’on lui prête des ambitions aux municipales qui se profilaient l’année suivante.
Bien sur, il démentit avec humour relevant que « si je devais me présenter aux élections partout où je passe il vaudrait mieux que je me présente à l’élection présidentielle, ce serait plus simple… »
Par les temps qui courent, quinze ans après, le même François Hollande frétille à l’idée des présidentielles… Alors, et si pour Rama Yade il en était de même ? Certains font un pèlerinage à Lourdes, d’autres viennent, peut-être, méditer à Périgueux sur leur avenir politique : Paris vaut-il l’abandon d’une truffe ?

(1) Jérôme Peyrat, Président de l’UMP en Dordogne.

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Commentaire de Anonymous eklaan , le 14 décembre 2009 13:45  

Sans vouloir m'avancer je pense que Rama Yade représente une carte bien trop importante pour le gouvernement actuel pour aller la placer à Périgueux. Je pense qui si elle devait se présenter aux municipales ca serait probablement sur une bourgade de plus grande importance en terme de population ou en terme de médiatisation.

Commentaire de Anonymous La Chouette , le 15 décembre 2009 11:30  

Je ne connaissais pas ce cancan et je le trouve aussi charmant que chantant. Car pour sûr il s’agirait d’une révolution totale au pays de la truffe, dont on connaît (et pour certains déplorent) la force d’inertie.
Moi je voterai contre elle par principe. Ici on a des traditions vous le rappelez à juste titre.

D’abord c’est une femme, certes gironde, mais de là à confier les manettes au sexe faible…

Ensuite, force est de constater qu’elle n’est pas de chez nous, du Périgord en tout cas (ce n’est plus du parachutage, c’est du catapultage). Elle est même parisienne, le comble !

Par ailleurs elle est jeune et ce n’est pas dans nos habitudes ici de confier des responsabilités à des individus de moins de 55 ans. Pour finir elle n’est pas connue ici dans les milieux francs-maçons et ne participe pas aux « affaires » locales.

Je ne voterais pas pour elle. Je lui préférerais un candidat bien de chez nous. De préférence un homme, blanc, vieux, ventripotent et largement introduit dans les « milieux ».

Il n’est pas question de tout chambouler quand même !

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 20 décembre 2009 17:54  

Qui c'est ? ou qui sait ?

Pardon, j'suis pas trop fort en orthographe !

Commentaire de Anonymous MOI , le 21 décembre 2009 22:49  

vous rêvé Monsieur??? Rama venir ce perdre en Dordogne? soyez un peu plus sérieux.

Perigueux est hyper centralise selon KPMG publié le jeudi 22 janvier 2009

Selon KPMG, Périgueux a un fonctionnement « hyper centralisé en matière de décision »


[ © Article provenant de http://www.lagazettedescommunes.com/ ]

« L'organisation des services de la ville de Périgueux souffre d'une absence de logique qui nuit à la qualité de sa production, de son coût et de sa lisibilité pour les habitants ». Telle est une des conclusions de l'audit réalisé par le cabinet KPMG l'automne dernier à la demande de la commune. Le successeur de Xavier Darcos à la mairie, le PS Michel Moyrand souhaitait en effet y voir plus clair en lui confiant une mission d'audit de l'organisation et des ressources humaines des services. Il l'a réaffirmé le 20 janvier devant le conseil municipal de Périgueux en présentant l'audit et un rapport de la chambre régionale des comptes d'Aquitaine.

KPMG souligne également un « fonctionnement hyper centralisé en matière de décision. Il aurait conduit à « atrophier et à réduire les fonctions ressources de la ville, à « atomiser les fonctions vie sociale » avec notamment une multiplication des associations satellites, et à « cloisonner fortement l'organisation des services ». KPMG indique même des « conséquences négatives managériales et sociales » assez importantes.

Dans le domaine culturel, KPMG souligne que chaque service paraît « presque livré à lui-même ». Le cabinet préconise que le fonctionnement, peu efficace, soit réformé, notamment par l'embauche de nouveaux cadres. En revanche, il donne une analyse plutôt flatteuse du centre communal d'action sociale (177 agents) « bien organisé et très opérationnel ».

Soulignant la compétence des 717 agents, le maire Michel Moyrand a tenu à rappeler qu'ils ne devaient donc pas se sentir remis en cause par ce type d'audit. Il faudra aussi trouver des solutions pour régler le taux d'absentéisme de 12% (soit 16 000 journées sur l'année).

L'autre enjeu consiste à rééquilibrer l'organigramme qui se caractérise par un faible taux de cadres A (6,5%). La commune, qui a commencé sa réorganisation en mettant la priorité sur les ressources humaines et les finances, ne remplacera pas non plus tous les départs à la retraite.

Christiane Wanaverbecq



Périgueux en janvier 2009Nous savons que les cabinets de conseil ne donnent pas leurs services. Ils les vendent et les vendent très cher. Je me demande alors si notre maire, dans sa quête à justifier l'avortement de projets planifiés par l'ancienne mairie, car jugés trop onéreux, aura dépensé des milliers d'euro en vain.

En effet, on sait que les conseillers sont ceux à qui l'on prête sa montre pour qu'ils nous disent l'heure...

Mais restons optimistes et, espérons que M. Moyrand saura faire bon usage de cet audit, non pas pour vilipender une fois encore M. Darcos et l'ancienne mairie ou pour justifier une quelconque inertie, mais pour faire avancer les grands projets qu'il a sûrement en tête et que nous sommes impatients de voir surgir de terre. W

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Commentaire de Anonymous Anonyme , le 22 janvier 2009 15:35  

Dans le souci de transparence dont on nous rebat les oreilles sans cesse, j'aimerais que l'on nous communique le coût total des différents audits commandés par notre nouveau maire.
D'autre part, j'aimerais savoir en quoi consiste exactement le travail de "l'adjointe à la démocratie participative, à l’éducation à la citoyenneté et au devoir de mémoire", et un petit résumé du travail qu'elle a accompli depuis sa nomination à ce poste(dont la rémunération serait de 1500€ par mois).
Hélène

Commentaire de Anonymous eva.baila , le 29 janvier 2009 11:13  

C'est la photo que j'aime... je n'ai pas pu la faire lors de ma visite à Périgueux... (j'en ai fait d'autres dans la ville).
Je me souviens de cette cathédrale St Front, surtout de nuit quand je descendais autrefois par cette route dans le Sud Ouest : les coupoles byzantines éclairées, qui brillaient dans le ciel... féérique ! J'ai été décue de jour !

Hollande pour Moyrand et Fillon et Juppe pour Darcos publié le jeudi 13 mars 2008

Maintenant que je connais les résultats, je vais me limiter à ajouter quelques photos à ce billet.

Michel Moyrand près du café la Truffe sur la place du Coderc, sur le point d'être interviewé par TF1. J'ai pris cette photo du café Errel vers 13h30.
Michel Moyrand près du café la Truffe sur la place du Coderc, sur le point d'être interviewé par TF1. J'ai pris cette photo à partir du café Errel vers 13h30.
Selon les principaux médias du pays, Périgueux était ce soir la capitale politique de la France... En tout cas, ce qui se passe ici nous passionne tous au plus haut point.

Ce soir je suis allé écouter les discours de Francois Fillon (premier ministre), Alain Juppé (maire de Bordeaux, élu au premier tour des municipales), Xavier Darcos (maire de Périgueux et ministre de l'éducation) et Jean-Louis Demaret (tête de liste du MoDem qui a rassemblé 6% des voix dimanche dernier). M. Demaret s'est rallié à Xavier Darcos, ce qui l'a rendu naturellement très populaire auprès du millier de personnes présentes dans la salle de conférence du Théâtre.


Xavier Darcos parle en présence du premier ministre et du maire de Bordeaux
Xavier Darcos parle en présence du premier ministre et du maire de Bordeaux
Xavier Darcos maire de Périgueux saluant la foule avec François Fillon, premier ministre
Xavier Darcos saluant la foule avec François Fillon

William Lesourd se mêlant aux journalistes
Moi, me mêlant aux journalistes (le garde du corps de M. Fillon, je crois, se tient derrière moi...
François Fillon a Périgueux au cours des municiplales 2008
Francois Fillon est venu pour soutenir Xavier Darcos à Périgueux et revigorer les « troupes ».

Ce soir c'est relax... Comment font Messieurs Darcos et Moyrand pour qu'ils aient autant d'énergie après une campagne si difficile (quoique j'aie entendu M. Moyrand sur TF1 demander à Josette (son docteur ? ) quelque stimulant car il avait un coup de pompe) ?

Et maintenant, quelques photos encore plus floues que les précédentes (flou artistique ? non, mais un appareil photo qui n'est pas adapté à ce genre de prises de vues)
Yves Guena, Francois Fillon, Xavier Darcos, Alain Juppé, Jean-Louis Demaret
Yves Guena, Francois Fillon, Xavier Darcos, Alain Juppé, Jean-Louis Demaret
Alain Juppé, maire de Bordeaux
Alain Juppé, maire de Bordeaux
Xavier Darcos, sa femme Laure, et François Fillon
Xavier Darcos, sa femme Laure, et François Fillon

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Commentaire de Anonymous Mathilde , le 14 mars 2008 10:06  

Je suis entièrement d'accord ; les municipales sont des élections locales et ne sont pas un test, national pour où contre le gouvernement en place. Laissons le gouvernement faire son travail et les maires faire le leur.
Ne votant pas sur la commune de Périgueux, je ne sais pas lequel des candidats peut être le meilleur pour le bien-être de la ville et de ses habitants. Par contre je souhaite que celui qui sera élu dimanche fera tout son possible pour que cette jolie ville aille de l'avant sans arrière pensée bassement politique.
Que le meilleur gagne !!!
raleuseduperigord.rmc.fr
Mathylde

Municipales 2008 de Perigueux - 2 commentaires repondus publié le mercredi 12 mars 2008

Ceci est en réponse à deux commentaires, l'un plus virulent que l'autre, postés ce mardi soir sur le billet intitulé «Darcos - Moyrand - Elections municipales Perigueux 2008 », publié vendredi 7 mars.

À Maryse

La réforme de l'enseignement primaire n'était pas chose triviale, tout le monde le sait. Que Nicolas Sarkozy ait voulu présenter cette réforme dans la ville même où le ministre de l'éducation – qui avait mis au point cette réforme – est le maire, me semble parfaitement logique. Le fait que cela ait coïncidé avec la campagne pour les communales, peut être considéré comme la cerise sur le gâteau (une cerise empoisonnée, comme nous le savons tous).

Pour ce qui est du cumul des mandats, il semblerait que Xavier Darcos, en plus de savoir organiser son temps, a su s'entourer d'une équipe d'élu(e)s compétent(e)s avec laquelle il communique par téléphone-conférence, tous les matins pendant son ministère (deux à quatre matins par semaine, je crois). S'il a confiance dans les personnes qu'il a recrutées et que celles-ci appliquent ses consignes, pourquoi veux-tu qu'il regarde par-dessus leurs épaules à longueur de journée ? Périgueux n'est pas comparable en taille à Bordeaux, la capitale de la région Aquitaine. Périgueux est dans une enclave ; à moins qu'elle phagocyte les communes alentours elle restera de taille humaine et pas plus difficile à gérer qu'un autre chef lieu de petite ou moyenne importance, surtout une fois que tous les projets en cours seront réalisés...

Même si dans le contexte présent je me moque des partis politiques, ne trouves-tu pas sain que Périgueux soit à droite alors que le reste de la Dordogne est à gauche ? Cela rétablit la balance un peu, et sert de contrepoid, non ? Pour ce qui est du foie gras, je n'en suis pas particulièrement friand et après deux ans et demi à Périgueux, je n'ai toujours pas eu la chance de (allez, disons-le, l'argent pour) goûter ce diamant noir dont tu parles... N'oublie pas à ce propos que, le foie gras et les truffes proviennent de communes de gauche et que les producteurs qui vendent ces produits de luxe aux marchés et foires de Périgueux, où affluent les touristes, y trouvent certainement leur compte...

Au fait, j'ai beaucoup aimé les poèmes que tu as composés et postés sur ton site (Maryse a fermé son blog en mai 2008). As-tu visité le blog rédigé par Jonavin ? Ses écrits sont eux aussi d'excellentes qualités (http://lafleurdesmaux.over-blog.com/). [ Mise-à-jour (09/01/2009) : il semblerait que le site de Jonavin n'existe plus, du moins plus à l'adresse que j'ai donné. ]
Je ne sais pas où est ce code dont tu parles à la fin de ton commentaire (xavv !!!)...

À Nino

Votre message est plus véhément et plus militant Nino, et je préfèrerais ne pas m'engager dans ce genre de dialogue. Cela me forcerait à donner un soutien plus considérable encore à Xavier Darcos et j'ai peur d'apparaître comme un partisan « dur » de la droite ; ce que je ne suis absolument pas, et je le prouverai bientôt lorsque je parlerai du candidat pour qui je voterai dimanche prochain (j'ai appris un peu tard dimanche soir que je devais voter à Trélissac, et je n'ai pas pu m'y rendre avant la fermeture des scrutins... do'h ! comme dirait Homer Simpson)

Mon désir reste le même : c'est-à-dire que l'on vote pour la personne et ce qu'elle apporte à sa commune par son travail et son aura et, non pas pour le parti dont elle porte l'étiquette ; et vous ne m'enlèverez pas la conviction que Xavier Darcos a transformé et continuera de transformer notre ville durant son mandat et, qu'il est indubitablement le maire dont Périgueux a besoin, pour qu'elle devienne et reste un des plus beaux fleurons de la France. Ne tuons pas l'élan amorcé depuis que Xavier Darcos est maire-ministre... c'est pourquoi je dis que, quand bien même Michel Moyrand serait un bon maire (mais cela reste tout de même à prouver), il n'est pas utile ni souhaitable d'en changer à présent. Qu'on veuille bien m'excuser si ce que je dis ici et dans tous mes billets sur les communales au sujet de Monsieur Moyrand, sonne un tantinet condescendant.
If it ain't broke, don't fix it ! Comme disent les anglo-saxons.

Je le répète, les élections communales doivent être dépolitisées – surtout en ce moment, alors que les partis d'opposition n'ont rien de fondamentalement différent à proposer – et comme pour être cohérent avec mes propos, je voterai pour Francis Colbac (eh oui, un maire communiste !...), dimanche prochain. Il semble avoir beaucoup fait lui aussi pour la commune de Trélissac dont il est le maire sortant. Je pars de l'idée qu'on ne remercie pas une personne qui a bien fait les choses en lui donnant un coup de pied aux fesses (j'en reparlerai d'ici samedi)... Les seuls candidats pour lesquels je ne voterai jamais, sont ceux des partis extrêmes, qu'ils soient de droite ou de gauche.

Nino, vous dites :
« Vous rendez-vous compte de ce que vous écrivez ? Savez-vous que ces propos sont insultants à l’égard de ceux qui estiment devoir rester fidèles à eux-mêmes et ne souhaitent pas négocier avec leur conscience en fonction des « opportunités » ? »

les « opportunités » dont je parlais Nino, sont celles qui ont permis de sortir Périgueux de l'anonymat ; ce sont celles qui feront en sorte que certains projets visant à améliorer la qualité de notre vie à tous se concrétisent en temps et sous budget ; ce sont celles aussi qui aideront à rendre la ville plus attractive aux éventuels investisseurs. Il ne faut pas se leurrer, Nino, mais un maire-ministre a plus de poids auprès d'un gouvernement en place qu'un élu qui n'est que maire (qui sera encore moins influent s'il est maire avec une étiquette de l'opposition) ; il en sera toujours ainsi sous n'importe quel gouvernement, qu'il soit de droite ou de gauche. Lorsque je parle des opportunités à saisir, Nino, ça peu vous sembler répugnant (et vous n'avez pas tort, car l'opportunisme sous certaines formes est une bien vilaine manie), mais je suis pragmatique, voila tout. Il sera toujours temps, pour celles et ceux qui le souhaitent, de jouer la carte des partis politiques lors des élections présidentielles de 2012.


Michel Moyrand expose ses projets pour les municipales de 2008 (© 109apx.fr)

Xavier Darcos expose ses projets pour les municipales de 2008 (© 109apx.fr)


Ceux qui en leur âme et conscience, votent pour Michel Moyrand parce qu'ils pensent sincèrement qu'il est un meilleur choix pour la ville et ses habitants, et bien ceux-ci ont toute mon estime. Ceux qui par contre, en politisant les communales, veulent endiguer les manœuvres d'un gouvernement en place alors qu'il n'est au pouvoir que depuis dix mois, ne me semblent pas très raisonnables, ils m'apparaissent même montrer un certain égoïsme en dépit de toutes leurs rhétoriques qui visent à les faire passer pour les seules personnes capables de sentiments sociaux...

Mais ne suis-je pas moi aussi, en train d'arborer un certain égoïsme lorsque j'exprime le désire de voire la réélection de Xavier Darcos (et une certaine inclination à commettre des Péchés véniels) ? Je m'imagine : arpenter des rue propres, ombragées et bien pavées de Périgueux ; m'assoir au chaud soleil printanier, en sirotant un café tout en navigant l'Internet (grace aux bornes wifi) ; dire bonjour à mon copain Kamel qui sera, je l'espère, naturalisé car il travaille dans le bâtiment et vivra peut-être dans un logement social décent et abordable pas très loin du centre ; dire à Geneviève d'essuyer ce sourire insolent qu'elle a, parce que son épicerie fine de la place du Coderc ne desemplit pas et bien d'autres choses qui n'ont rien à voir avec tout ce débat devenu trop sérieux, comme admirer les croupes rebondies des belles périgourdines qui passent devant la terrasse du café Errel (oui, oui, je classe cela parmi les péchés véniel...). Bon, il est tard et je fabule sans retenue. Il faut dire qu'avec le temps qu'il fait ces derniers jours il faut bien rêver. Comme je le faisait remarquer à Thierry ce midi, si l'on fait abstraction de l'épaisse couverture de nuages, des bourrasques de vent et de la pluie continue, il fait plutôt beau, non ?

Évidement j'exprime ici mes opinions personnelles, et les 1700 1625 visites que ce blog aura reçu d'ici ce soir (depuis vendredi 7 mars), n'en fait pas un outil d'influence bien important auprès des dizaine de milliers d'électeurs qui iront aux urnes à Périgueux et à Trelissac ce dimanche 16 mars.

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Commentaire de Anonymous Ludo , le 12 mars 2008 22:51  

Félicitations pour ton billet sur les élections. L'opposition et la presse nationale (que je ne trouve pas si neutre que ça) ont tendance à mélanger les municipales avec la présidentielle
pour fausser l'opinion. Je ne crois pas que les gens s'y trompe tant que ça ! l'anti-Sarkosisme primaire m'exaspère, même si comme toi, je ne suis pas toujours dans sa ligne. Ludo

Merci Ludo... J'apprécie les commentaires de tous bords, mais ça fait tout de même plaisir d'avoir un commentaire favorable de temps en temps. Cela demande un certain courage de la part de la personne qui l'écrit, même si elle le fait sous le couvert de l'anonymat ou d'un pseudo ; oui, c'est bizarre, mais on a comme peur d'être démasqué... W

Commentaire de Anonymous Maryse , le 14 mars 2008 23:05  

Bon, elle a compris, tu aimes Darcos !!!
( pour le code, c'est le truc anti spam qui fait recopier des lettres et à la fin de mon comm. je devais écrire quelque chose qui commençait pas "xav", j'ai cru qu'il fallait que j'écrive le nom de Mr le Maire pour que ça passe, ça frisait la conspiration ! d'autant que tu es créateur de site...)
Bien sur Périgueux n'est pas Bordeaux, mais je ne change pas d'avis pour ce qui est du cumul des mandats. Etre ministre pour moi n'est pas compatible avec une autre fonction, même si ça donne les moyens d'acheter des truffes !
La seule fois où j'ai dû, pour des raisons perso voir des élus, et bien j'ai trouvé beaucoup de compréhension et c'était des gens du PS.

Merci pour le site que tu me conseilles, je suis toujours curieuse de ce que peuvent créer les autres. @ plus Périblog

Merci Maryse d'être revenue. Nous campons donc tous les deux sur nos positions.

Il est de coutume d'associer la compassion avec les gens de gauche, car historiquement les mouvement gauchistes ont permit, le siècle dernier, les avancées que l'on sait en matière de la qualité de la vie et des conditions du travail de nos aïeuls ; mais je ne vais pas te faire un cours d'histoire ; une histoire que je connais d'ailleurs assez mal... ce que je sais, c'est que les temps ont changé, et tu trouveras statistiquement maintenant autant de bienveillance chez les élus de droite que chez ceux de gauche.

La gauche, par le biais d'une propagande bien menée, tend à vouloir perpétuer la perception qu'elle a les problèmes des petites gens plus à cœur que les autres tendances. Que tes élus aient été de gauche dans ton cas, c'est un fait, mais cela veut-il dire que s'ils avaient été de droite tu n'aurais pas été aussi bien comprise ? Permets-moi d'en douter. Il y a des gens bons et des imbéciles de tous bords... à droite et à gauche ; et c'est pour cela que je ne peux pas devenir membre d'un parti quelconque.

Je ne connais pas Xavier Darcos personnellement, même si je lui ai serré la paluche (comme les trois quarts de la population périgourdine), je ne peux donc pas dire si je l'aime bien en tant qu'individu ou pas... le trajet qu'il a accompli m'impressionne et, je sens chez cet homme, dans ses écrits ou lorsqu'il parle devant une caméra un amour réel et profond pour Périgueux... et comme j'aime Périgueux il a ma voix. Pas réellement bien sur puisque je vote à Trelissac, où je donnerai ma voix au maire communiste, Francis Colbac.

Je t'invite à visionner (si ton ordinateur te le permet), les deux vidéos faites par 109px.fr détaillant les projets des deux candidats, et que j'ai posté hier soir ci-dessus. Elle t'informeront un peu plus sur ces deux hommes et leur programme respectif. Tu remarqueras que la vidéo de Michel Moyrand dure deux fois plus longtemps que celle de Xavier Darcos. Je n'en tire aucune conclusion, sauf peut-être que Michel Grégroire, l'intervieweur de 109apx.fr devrait regarder sa montre la prochaine fois pour, s'assurer que les interviews soient équitablement menés.

Vivement que ces élections se terminent que je puisse enfin parler de choses plus intéressantes !... W

Pour ceux que cela intéresse :
Le code anti-spam dont tu parles, s'appelle aussi un CAPTCHA. C'est un test utilisé sur Internet dans les formulaires pour se prémunir contre les soumissions automatisées et intensives réalisées par des robots malveillants.

Les robots utilisent un logiciel de reconnaissance de caractères afin de pouvoir automatiquement recopier le code dans le champ et soumettre des informations erronées ou malveillantes. Afin de tromper ces logiciels, les lettres ou les chiffres (souvent les deux) qu'il nous faut recopier sont générés de manière aléatoire et sont souvent déformé et/ou se détache difficilement sur un fond coloré ou avec motif. Le 'XAV' qu'il te fallait recopier n'était que pure coïncidence. Le hasard fait tout de même bien les choses...

Municipales 2008 et petition pour l'Art Notre a Perigueux publié le lundi 10 mars 2008

Les deux principaux candidats aux municipales de Périgueux ont eu chacun 45% ; il y aura donc un second tour.

Je ne suis pas complètement déçu, même si j'aurais aimé voir mon candidat de choix (Xavier Darcos) être élu au premier tour ; mais ses résultats ne sont pas aussi mauvais que la presse l'avait si malicieusement prédit. Les électeurs périgourdins ont montré qu'ils étaient capable de penser pour eux-mêmes.

Je ne partage pas le choix de certains d'entre vous, mais il est évident à voir les chiffres, que vous avez tous voté avec votre cœur et votre tête. Vous avez fait ainsi abstraction des influences venant de droite et de gauche.

Mon désir serait qu'au deuxième tour, vous mettiez de coté ce qu'il vous reste de convictions politiques, et ne pensiez uniquement qu'au futur de votre ville. Je ne demande pas aux électeurs de gauche, bien sûr, de renier l'amitié ou la sympathie qu'ils ressentent pour Michel Moyrand – que je respecte bien évidemment, mais dont l'heure d'être maire de Périgueux, à mon avis n'est pas encore venu –, ni de renier l'amour pour leur prochain, ni d'arrêter de se révolter contre la pauvreté et les injustices de toutes sortes... Voter pour un candidat qui est dans un gouvernement de droite ne signifie pas cela. Souvenez-vous (si vous étiez en âge de comprendre) de ce qu'avait dit Giscard d'Estaing à Francois Mitterand durant la campagne présidentielle de 1974 : « Tout d'abord je trouve toujours choquant et blessant de s'arroger le monopole du cœur. Vous n'avez pas Monsieur Mitterrand, le monopole du cœur ! Vous ne l'avez pas... J'ai un cœur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qui est le mien. Vous n'avez pas le monopole du cœur. ». Oui en effet, la droite (surtout celle-ci) à un cœur elle aussi ; même si l'éblouissement causé par la Rolex de notre Président nous empêche malencontreusement de le voir battre...

Jean-Paul Daudou, premier adjoint au maire de Périgueux
Jean-Paul Daudou (à droite sur la photo), premier adjoint au maire de Périgueux
Alain Dupuy demeurant à Angoulême, enquêteur de sondage pour la SOFRES
Alain D. demeurant à Angoulême, enquêteur de sondage. Alain était à Périgueux pour reporter en premier lieu, le résultat du dépouillement des 200 premiers bulletins de vote au QG de la SOFRES à Paris pour qui il travaille.

Je crois que mon billet de vendredi 7 mars intitulé « Darcos - Moyrand - Elections municipales Perigueux 2008 » sur les communales est toujours d'actualité. Je l'ai un peu affiné (mais pas raccourci...) et j'ai ajouté quelques photos.

Permettez-moi de réitérer le fait qu'en dépit des propos tenus dans mes derniers billets, dont celui-ci, je ne suis pas membre d'un quelconque parti de droite (ou de gauche) et ne le serai jamais ; j'aime trop mon indépendance... Il s'avère tout simplement, qu'en ce moment, je ne vois pas de meilleur gouvernement que celui mené par Nicolas Sarkozy et François Fillon pour le bien des français et de meilleur maire que Xavier Darcos pour le bien des périgourdins. Il est possible que dans 6 ans je change d'avis, mais il est bien trop tôt encore pour le savoir.

Un geste pour l'Art Nôtre

J'aimerais lancer une campagne pour que l'Art Nôtre soit ré-ouvert, ou si cela n'est pas possible, pour que l'on ouvre un lieu semblable en superficie et sans fioriture (que l'on baptiserait du même nom) au centre de la ville où les artistes locaux pourront tour à tour, pour un prix de location (très) modique, exposer et vendre leurs œuvres. J'offrirais mes services, si la mairie le veut bien, pour m'occuper bénévolement de la salle.

Si vous êtes artiste ou si vous regrettez tout simplement le sort fait à l'Art Nôtre, merci de m'envoyer un commentaire que j'imprimerai et présenterai sous la forme d'une pétition au maire élu (Xavier Darcos ou Michel Moyrand). Pour valider votre voix, veuillez ajouter votre nom complet. Celui-ci apparaitra sur l'imprimé, mais n'apparaitra sur le blog que si vous m'en donnez la permission.

J'en reparlerai dans les prochains jours, mais vous pouvez d’ores et déjà m'écrire à ce sujet. Je vous en remercie d'avance.

Le dicton de la semaine

New York photo prise par Rajanee Bhana mon ex-épouse en 2005
Dicton de Marc Twain. Photo prise par Rajanee mon ex-épouse entre l'ile de la Statue de la Liberté et Manhattan en 2005

Bonne semaine à toutes et à tous ! W

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Commentaire de Anonymous PaulM , le 10 mars 2008 14:56  

Bonjour,
"D'arrêter de se révolter contre la pauvreté et les injustices de toutes sortes..." ( ? )
Ceci est un discoure impossible!
Le Malheur est là tous prés de vous,bien cachée,se cachant volontairement et vous lui demander de se taire ? Pour nos petites vies confortables,combien doivent payer ? Quand Giscard parlait " du cœur " il parlait du sien... il parlait de compassion, d'aumône, de condescendance
alors que Mitterand parlait de justice .
Le monde est souffrance que vous le vouliez ou non et votre richesse intellectuelle d'aujourd'hui (positive) d'autres la payeront par leurs ignorances .
Merci pour votre blog intéressant et toujours très richement ... illustré.
Paul M

Merci. Vous m'avez mal lu, Paul... j'ai dit en résumé que je ne demandais pas aux électeurs de renier les qualités de cœur qu'on leur reconnaît, bien au contraire, mais de mettre leur convictions purement politiques de coté afin qu'ils ne soient pas influencés négativement au moment de faire le choix pour le futur de leur commune. Mais je me rends compte après relecture du paragraphe concerné que la construction alambiquée peut en effet créer confusion. Je vais l'améliorer.

La gauche a cette perdurable perception que les gens qui ne les joignent pas ne sont pas capables d'être touchés par les malheurs de notre société. Si c'était le cas, les gens de droite seraient tous des sociopathes, ce que j'ai du mal à croire. W

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 10 mars 2008 21:19  

Il est bien evident que Xavier DARCOS EST SÜREMENT un bon maire mais Alain JUPPE nous a démontré que lorsque l'on s'occupait à fond de sa ville on était beaucoup plus crédible que lorsque l'on était entre PARIS ET PERIGUEUX ËTRE MINISTRE ET MAIRE pour moi c'est trop de bla bla un est délaissé forcement et les périgourdins ce qui veulent c'est un maire disponible

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 9 septembre 2009 15:13  

Il est écrit : "Il s'avère tout simplement, qu'en ce moment, je ne vois pas de meilleur gouvernement que celui mené par Nicolas Sarkozy et François Fillon pour le bien des français et de meilleur maire que Xavier Darcos pour le bien des périgourdins."... Allez encore une fois : "Il s'avère tout simplement, qu'en ce moment, je ne vois pas de meilleur gouvernement que celui mené par Nicolas Sarkozy et François Fillon pour le bien des français et de meilleur maire que Xavier Darcos pour le bien des périgourdins."... Ahhhh, comme c'est bon de rire en ces temps de crise..... Oui, Sarkosy et Fillon ont créer le meilleur gouvernement qui soit avec tout ce qu'il y a de meilleur : fermeture de lits d'hôpitaux, augmentation des prélèvements obligatoires, cadeaux en tous genres aux plus riches, coup de massue sur les plus pauvres, expulsion à gogo, travailler plus pour gagner moins.... Oui, c'est le meilleur gouvernement qui soit.....

Commentaire de Blogger Periblog , le 10 septembre 2009 13:54  

__________Merci Anonyme...________
Vous déformez ce que j'avais dit à cette époque. Mon opinion était que Sarkozy était alors le meilleur choix pour la France (un meilleur choix que Sigolene Royale. Il suffit de voir dans quel chaos la gauche se trouve depuis des lustres pour ce rendre compte que j'avais raison. De même que j'avais raison en disant que Xavier Darcos était le meilleur choix pour Périgueux. En ce moment nous aurions un maire qui n'est pas moins que ministre pour l'emploi et qui avait un grand projet de rénovation des vieux quartiers, alors que maintenant... mais ne relançons pas ce sujet, je ne suis pas ici pour faire de la politique. W

Darcos - Moyrand - Elections municipales Perigueux 2008 publié le vendredi 7 mars 2008

Mise à jour : aux dernières nouvelles Xavier Darcos et Michel Moyrand sont coude à coude avec 45% chacuns (45.3% liste Darcos - 45,7% liste Moyrand).

Périgueux, la mal connue

À mon arrivée à Périgueux en juin 2005, que savais-je de cette ville ? Rien, ou presque. En fait j'allais descendre sur Ribérac ; mais en cours de route, entre Birmingham au Royaume-Unis et Gaillon dans l'Eure où je faisais une escale, je décidais de changer de destination, comme cela, sur un coup de tête. Quand je suis arrivé ici, Périgueux m'était étranger sous plus d'un angle. Savais-je, 21 ans auparavant lorsque j'étais encore en Normandie, que cette ville existait ? oui, vaguement... En Grande-Bretagne où les anglais ne cessaient de diffuser des documentaires sur les expats vivant en Dordogne, ils focalisaient toute leur attention sur Sarlat, Ribérac ou Bergerac, mais jamais sur la capitale administrative de la région. Pourtant, et en un éclair, je suis tombé sous le charme de cette ville politiquement bleue à la ceinture rouge ou rose et, où les gens qui y vivent sont souvent pleins de contradictions. Moi qui ai vécu dans de jolies villes, mais aussi dans des villes de peu d'intérêts ou franchement laides – Birmingham en l'occurrence – mais toutes ayant un certain renom, j'étais sidéré de constater qu'une ville aussi joliment parée que l'était Périgueux puisse être si mal connue.

Périgueux, la magnifique

La toute nouvelle place Francheville avec cinéma multiplexe et restaurants à Périgueux. Droits d'auteur d.louis@balloide-photo.com
L'impressionnante place Francheville avec cinéma multiplexe, restaurants et parking sous-terrain

Puis, voila que l'on s'est mis à parler de Périgueux ; de plus en plus... À tel point que des membres de ma famille en Normandie, m'en ont fait la remarque. Un temps, j'ai cru que c'était parce que je venais de m'y installer, et j'étais tout naturellement prêt à prendre le crédit pour l'engouement nouveau que cette ville inspirait dans les médias... Seulement, dans les reportages, on y associait non pas mon nom mais celui d'un certain Xavier Darcos, ministre de je ne savais trop quoi, et j'ai dû vite me rendre à l'évidence que j'avais surestimé mon aura.

Mon enthousiasme pour les affaires de la ville

Pris dans l'emballement des élections présidentielles de 2007, je me suis intéressé à la gestion de la ville (ça va faire sourire mon conseiller à la Société Générale s'il me lit...) et à ceux qui en étaient responsables : Jean-Paul Daudou, Xavier Darcos et le reste de l'équipe municipale dont j'inclus bien évidemment les dizaines de personnes qui travaillent dans l'ombre, est dont on entend que trop rarement prononcer les noms. Ils furent les instigateurs et les meneurs des projets qui ont été mis en œuvre ces dernières années et qui ont fait de la ville, un lieu de passage et même de villégiature incontournable pour tous les touristes visitant le Périgord et, ce qui n'est pas moins important, un endroit fort agréable à habiter. Bien sûr on vous dira que les gens aux moyens modestes ne peuvent plus trouver un appartement en centre ville et c'est sans doute vrai ; j'aimerais trouver un F2 à 350€ à deux pas de l'Hôtel de Ville moi aussi, mais dans quel centre de chef lieu en France ces murs bon marché existent-ils ?

Une campagne pour les municipales est lancée

La semaine dernière, sur la place du Coderc, Anne Karassef une bien charmante équipière de Michel Moyrand, tête de liste représentant le parti Socialiste, m'a remis son programme alors que celui-ci conversait avec un concitoyen non loin de moi ; et chose qui ne m'était jamais arrivé auparavant, je l'ai lu avec attention d'un bout à l'autre. Mon impression première, était qu'il y avait beaucoup trop d' « etc. » en bout d'énumérations, un peu comme si M. Moyrand ne voulait pas ennuyer les lecteurs avec des choses triviales ou parce qu'il voulait suggérer qu'il n'y avait pas de limites aux choses qu'il projetait de faire. Quelle qu'en soit la raison, j'ai trouvé que le programme était bon, mais qu'il était généralement vague. Cette sensation de « vaguitude » (pour parodier Segolène Royale sur la Grande Muraille) s'est accrue la nuit dernière lorsque j'ai pu comparer son programme à celui de Xavier Darcos, maire sortant et tête de liste UMP, que je venais d'obtenir en fin d'après midi à sa permanence du cours Montaigne.

Michel Moyrand tête de liste (Socialiste) aux communales à PérigueuxDu programme de Michel Moyrand j'ai surtout retenu qu'il voulait transférer la mairie dans les locaux de l'actuelle Chambre de Commerce et d'Industrie de la rue Wilson (et où irait donc la CCI ?). L'idée est qu'il ferait de l'actuelle mairie un « centre d'action culturelle » comprenant un pôle des métiers d'arts, des résidences d'artistes, des associations culturelles et même une artothèque (un mot très à la mode en ce moment). Alors que j'applaudis à la volonté de créer un lieu d'exposition d'œuvres d'art en plein centre ville, je crois que l'actuelle mairie n'a pas vocation à devenir ce lieu. Périgueux n'a pas l'ambition de devenir une très grande agglomération et c'est tant mieux. Aussi doit-elle préserver ce bel Hôtel de Ville qui lui confère l'aspect de ville de province si cher à nos cœurs...

Périgueux à besoin d'un nouvel Art Nôtre

Pour venir en défense de Michel Moyrand, je dirai que la ville aurait dû agir plus pour sauvegarder la galerie d'art, l'Art Nôtre dans la rue de la Sagesse (mais en avait-on fait la demande ?). La perte de l'Art Nôtre est bien plus importante qu'on ne le croit. Beaucoup d'artistes dépendaient d'une ou deux expositions annuelles pour se faire connaître, vendre quelques œuvres et augmenter ainsi leur pouvoir d'achat (voici deux autres mots bien à la mode).

Des amis artistes à l'Art Nôtre de Périgueux de 2005 a 2007
Des amis artistes rencontrés à l'Art Nôtre dans la rue de la Sagesse.
C'était un endroit de passage bien fréquenté et d'un accès facile. Qu'y-a-t-il maintenant pour le remplacer ? Est-il trop tard pour que la ville achète le rez-de-chaussée où se trouvait la galerie et la réaménage en incluant un chauffage central qui manquait cruellement durant les froides journées d'hiver ? Sinon est-il envisageable de transférer l'Office Périgourdin du commerce qui se trouve à l'autre bout de la rue de la Sagesse, vers un autre lieu (les locaux de la CCI ?...) pour faire place à un nouvel Art Nôtre ? La question reste posée.



J'ai trouvé le programme respectif des deux têtes de liste assez similaire, mais peut-être est-ce parce que je ne suis pas suffisamment averti pour discerner les subtiles différences qui peuvent exister entre deux listes de projets. Cependant le programme de M. Darcos m'a laissé une meilleure impression. Comme de bien entendu, et à la différence du programme de M. Moyrand, son programme à lui, comprend un bilan des projets achevés ou en voie de l'être en plus de ceux qu'il prévoit de réaliser dans les 6 prochaines années. Une grande partie de ces projets sera sans doute achevée, si on lui en donne la chance, dans deux ans, dans le cadre de « Périgueux 2010 » pour lequel M. Darcos a reçu la « Mariane d'Or des maires de France » en 1999. Le programme de M. Moyrand m'a laissé sur ma faim. Sans doute ceci n'est t-il dû qu'à une question de style.

Points principaux du programme Darcos

Xavier Darcos maire sortant et tête de liste (UMP)aux communales à PérigueuxJ'ai relevé ci-dessous une liste de choses que je considère importantes et qui, en plus des projets déjà réalisés ou en cours de réalisation sont inscrits dans le programme Darcos :
  • Implantation de bornes Wifi à proximité des espaces publics et multiplication des bornes publiques d'accès gratuit à Internet
  • installation chaque hiver de la patinoire sur l'esplanade du théâtre
  • créer des liens intergénérations
  • amélioration de l'accès urbain aux personnes handicapées
  • création d'un numéro vert pour orienter les « accidentés de la vie » vers le service le mieux adapté
  • aides à la rénovation de l'habitat et poursuite du programme de logement social
  • création de « zones 30 »
  • développement des pistes cyclables
  • plus d'espaces pour les piétons
  • plus d'arbres dans la ville (objectif 100 plantations par an)
  • mise en valeur des abords de la Cathédrale et des bords de l'Isle
  • rénovation des boulevards et embellissement des espaces publics
  • et parce que je commence à prendre un peu trop de votre précieux temps, permettez-moi de clore cette énumération à l'instar de M. Moyrand (ou Yule Brynner dans Anna et le roi, version 1956) : « etc. etc. »
Voila, il me faut conclure ce billet car les élections sont pour dimanche et le temps presse. Je n'ai pas réussi à être aussi impartial que je l'aurais aimé. Mais comment aurais-je pu l'être après avoir pris la peine d'étudier les deux offres ? Un programme m'a séduit plus que l'autre, et il m'est difficile de le cacher.

Votez dans l'intérêt de votre ville

Pensez à votre ville, pensez à vos parents, pensez à vos enfants si vous en avez et pensez à vous-même. Est-il judicieux comme le suggèrent certains partis politiques de voter pour sanctionner, alors que tant de choses autour de vous sont en jeu ? Bien sûr que non, vous n'êtes pas dupe... Alors Moyrand ou Darcos ? Le choix final doit appartenir à vous seul dans l'optique de bénéficier à la commune et à ses habitants, et non pas à un parti politique quel qu'il soit !

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Commentaire de Anonymous Maryse , le 8 mars 2008 01:37  

bon, j'attends ! c'est peut-être l'avant dernière fois que je passe sur ton blog...

Commentaire de Blogger William Lesourd , le 8 mars 2008 08:42  

Imaginons que tu habites Périgueux et que tu sois concernée par ce vote...
Si, tu prends la peine d'examiner en détail les programmes de Michel Moyrand et de Xavier Darcos, comme je viens de le faire, Maryse tu verras qu'il n'y a pas photo. En tout cas c'est mon avis (et mon avis tu en prendras pleinement connaissance lorsque j'aurais publié mon billet); mais voila, peu de gens prennent cette peine et, dans un esprit de facilité préfèrent s'en remettent à ce que leur dit le parti auquel ils adhèrent, ou les médias dont l'impartialité me semble souvent bien discutable. Alors si les programmes qui t'ont été envoyés par les deux principaux candidats à la mairie de Périgueux, languissent en ce moment dans la poche jaune destinée au recyclage, sors-les de là et rempli ton devoir civique ; un devoir qui ne s'arrête pas au simple geste de glisser une enveloppe dans une urne, mais de savoir avant tout en ton âme et conscience qui mieux est à même de te servir et de servir ta ville et tes concitoyens et, de voter pour cette personne et non pas pour ou contre, comme cela pourrait malheureusement être le cas, le parti qu'elle représente.
Un maire est élu pour une période de 6 ans... Certaines choses ne doivent pas êtres traitées avec légèreté et c'est encore plus vrai en ce qui concerne Périgueux : une ville qui me parait être à l'aube d'un essor touristique et commercial sans précédent. Un essor qu'il serait (à mon avis) irresponsable de freiner ou d'endiguer.
W

Commentaire de Anonymous Maryse , le 11 mars 2008 23:53  

ne comprends que ces cumuls existent encore...Même si c'est utile à Sarko pour venir faire ses shows médiatiques occasionnels
Je n'ai aucune confiance dans ce gouvernement. Et Darcos est proche de Sarko, ça me suffirait pour lire son programme avec un regard très septique.
Ils sont trop loin de la France qui souffre tous.
Et Périgueux est "traditionnellement à droite", ça doit faire partie du kit avec le foie gras et les truffes...pour ce qui est des élections dans mon village, je suis allée à une réunion de présentation. On y voit l'équipe, on voit comment sont les gens. Il y a au moins cet avantage dans un petit village, c'est que les gens se présentent simplement et n'ont pas un conseil en comm. pour leur concocter un discours.
Et voilà !
(mais tu as fait exprès ou quoi, le code commence par "xavv" !!!)

Commentaire de Blogger Nino , le 12 mars 2008 00:17  

« Mon désir serait qu'au deuxième tour, vous mettiez de coté ce qu'il vous reste de convictions politiques, … »
Quel courage ! Quel humanisme ! Quelle dignité ! Quelle honnêteté envers soi-même !
Je ne suis pas sûr que l’argument soit très favorable au candidat que vous prétendez soutenir ; sans doute méritait-il mieux que cet appel au reniement.

Vous rendez-vous compte de ce que vous écrivez ? Savez-vous que ces propos sont insultants à l’égard de ceux qui estiment devoir rester fidèles à eux-mêmes et ne souhaitent pas négocier avec leur conscience en fonction des «opportunités» ?

Il est vrai qu’après l’appel à l’opportunisme (16 février 2008) et l’apolitisme érigé en gonfalon il ne faut s’étonner de rien, pas même des quelques relents douteux qu’exhale le pot autour duquel vous tournez. Prenez enfin vos responsabilités, respectez vos propres convictions, si vous en avez, et moi-même je les respecterai, fussent-elles divergentes des miennes.
Mais ne me demandez plus de «mettre de coté» mes engagements ; même la politique mériterait un minimum de dignité, c’est du moins l’une des convictions auxquelles vous ne me ferez pas renoncer.

Nino

Commentaire de Blogger William Lesourd , le 13 mars 2008 00:08  

Maryse, Nino, j'ai répondu à vos commentaires dans un nouveau billet publié le 12 mars.

Quelle virulence dans vos propos Nino !... Je ne vous rejoindrai pas plus qu'il ne le faut dans ce débat que vous voulez absolument politiser. W

Laurence Parisot une patronne bien sympathique publié le lundi 3 mars 2008

Laurence Parisot patronne du patronat françaisJe ne sais pas se que vous en pensez, mais je trouve Laurence Parisot, patronne du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) plutôt sympathique en ce moment... Mademoiselle Parisot est révoltée, comme il se doit, contre l'indemnité de 1,5 million d'euros, destinée selon certain à acheter le silence de Denis Gautier-Sauvagnac impliqué dans une affaire de détournement d'une vingtaine de millions d'euros de l'UIMM, dont il était le directeur général. Qu'elle fasse bien le ménage, et qu'elle n'oublie surtout pas de faire les coins !... Quelles que soient les motivations derrière cette révolte, assurons Laurence Parisot, si vous le voulez bien, de notre soutien moral.

Le village de Manzac-sur-Vern

Ce dimanche, après un grand-crème sur la place du Marché au Bois, JJS et moi sommes allés faire une petite ballade dans un coin de Dordogne où je n'étais jamais allé auparavant : le village de Manzac-sur-Vern, situé à une vingtaine de kms au sud-ouest de Périgueux. C'est un endroit très vallonné avec des sentiers de randonnées superbement maintenus.

Vaches limousines
De bien jolies vaches limousines (des vaches élevées pour leur viande dotées de très petites mamelles). Il faudra que je me souvienne de ne pas photographier les barbelés la prochaine fois...
Église de Manzac 24110, Dordogne
L'église dans le village de Manzac-sur-Vern

Ce qui me surprend lorsque je marche dans la campagne périgourdine, c'est la rareté des rencontres que l'on y fait. Les gens n'aiment-ils plus marcher ? Et les jeunes alors, où sont-ils ? La marche n'est-elle donc pas assez COOL ?... Nous en avons aperçu un qui trottait à l'instinct derrière sa mère sur la route. Il avait un boitier Nintendo dans les mains et pianotait le regard rivé à son écran...

Voici, ci-dessous, deux photos de JJS, prises tôt le matin lors d'une précédente virée dans la campagne.

Église de Manzac-sur-Vern copyright Jean-Jacques Solari
L'église de Manzac-sur-Vern, dans la brume d'un froid matin d'hiver. ©JJS
Sentier naturel près de Manzac 24110, Dordogne copyright Jean-Jacques Solari
Un tunnel naturel sur un sentier près de Manzac-sur-Vern. ©JJS

Le dicton de la semaine

Homme assis à Karachi, Pakistan 1987
Photo (non posée) prise avec mon Leica M6 dans une boucherie en 1987, lors d'un très court passage à Karachi, la plus grande ville du Pakistan – dont Islâmâbâd est la capitale.

Bonne semaine à toutes et à tous ! W

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Commentaire de Anonymous Le24 , le 3 mars 2008 16:35  

Merci pour ta visite sur mon blog.
Belle photo de cet homme qui illustre parfaitement le slogan (et inversement d'ailleurs)

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 5 mars 2008 18:28  

Si Laurence PARISOT paraît si sympathique c'est que les parachutes dorés sont un peu fort de café Antoine SEILLER Il roule sur combien d'euros par mois ? arrêtons denous voiler la face n'oublions pas d'aller voter dimanche . Les photos de Manzac sont magmnifique j'irai faire un tour cet été Merci

Nicolas Sarkozy visite Perigueux avec Xavier Darcos publié le samedi 16 février 2008

Vous y étiez peut-être ?... en tout cas il n'y avait plus grand monde dans les rues de Périgueux lorsque Nicolas Sarkozy et son escorte sont arrivés sur l'esplanade du théâtre (le NTP), par une fin de matinée magnifique.

Manifestation prés du Palais de Justice de Périgueux le 15 février 2008
Je ne sais pas si le Président est passé devant le palais de justice de Périgueux, où se tenait une manifestation en se rendant à Champcevinel. Il a déjeuné au restaurant « La table du Pouyaud », un des hauts lieux de la gastronomie périgourdine. Voir dans mes archives de novembre, un billet sur Hubert Tarbouriech, Chef/propriétaire du restaurant.

Les manifestations lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Périgueux le 15 février 2008
Quelques militants près du théâtre avec pancartes sur lesquelles sont faites mentions de l'augmentation de salaire de N. Sarkozy, Xavier Darcos et 1200 enseignants et une sur le Contrat d'avenir.

Je m'étais positionné à califourchon sur le mur surplombant la sortie du parking, d'où j'ai d'ailleurs failli tomber, retenu de justesse par Alain dont je venais de faire connaissance. Alain est sur le point de lancer sa nouvelle entreprise et semblait être dans le camp des sympathisants de Sarkozy ou du moins en dehors du camp de ses opposants. Il était là pour le voir, ça suffirait, trop réservé comme la majorité des retardataires pour s'approcher, forcer le mur humain dressé devant lui et tendre la main.
Le Président Sarkozy et toute sa suite arrive sur l'esplanade du théâtre à Périgueux
Il arrive !... une foule enthousiaste l'accueil... Ceux à qui le Président a serré la paluche disent qu'ils ne se laveront plus les mains...

Près de moi, une petite femme venait d'apprendre chez son coiffeur (avenue Darth Vader sur la planète Mars) que le Président allait être en ville, et elle avait accouru illico presto. J'ai plaisanté en lui disant qu'elle aurait dû attendre que la coiffeuse ai fini sa coupe... – Christine au café Errel m'a dit en riant qu'il n'était pas étonnant que je sois toujours célibataire deux ans après mon arrivée à Périgueux –. Enseignante de son état, la petite dame était contre Sarkozy, mais menue, et douce elle était tout aussi réservée qu'Alain. Je soupçonnait bien en dépit de ses courtes phrases modérément militantes qu'elle brûlait de voir le Président ; une satisfaction que sa petite taille et sa réserve lui ont malheureusement refusé.
Surveillance policière sur les toits du théâtre de PérigueuxUne présence policière relativement discrète sur le toit du théâtre
Un argument renversant, une femme tombe à plat ventre
Cette pauvre femme a dû trouver les déclarations de Nicolas Sarkozy, surtout celle sur la Shoah particulièrement renversantes... J'allais publier un billet ce matin (vendredi) qui allait en partie dans le sens de ce qu'a dit Simone Veil. J'en parlerai brièvement dans ce billet ou dans un autre.

Nicolas Sarkozy rend viste à Périgueux le 15 février 2008Lorsque l'escorte s'est arrêtée sur l'esplanade et que le Président Sarkozy accompagné de Xavier Darcos et du Préfet de la Dordogne Jean-Francois Tallec (sur la photo ci-contre) s'est jeté dans la baignoire pour un bain de foule, la plupart des gens acclamaient.


Nicolas Sarkozy bain de foule à Périgueux le 15 février 2008C'est pendant son discours sur l'école et la réforme de l'enseignement primaire, à l'intérieur du théâtre, que quelques trois cent activistes jusqu'alors gardés à distance par un commissaire divisionnaire hyperactif, m'a-t-on dit, ont réussi à se frayer un passage au travers des cordons de policiers, et à se joindre à la multitude.



Contrat d'Avenir, un dessin de Nancy, un professeur périgourdin en colère
Une des pancartes sur le Contrat d'Avenir que m'a envoyée Nancy, une assistante de direction d'un directeur d'école en colère qui etait là (voir ses deux contributions dans les cadres bleus au bas de ce billet signés
« Contrat d'avenir sans avenir » et « Nancy »)
Tandis que les invités et les journalistes sortaient du théâtre, les manifestants se sont animés. Les quolibets, entremêlés de quelques injures se mirent à claquer l'air avec fracas : les mains se levaient en porte-voie, les visages s'animaient, les yeux s'enflammaient. Lorsque Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy sont sortis, la tempête atteignait son paroxysme... puis l'armada est partie pour Champcevinel, un havre de paix.

Devrais-je dire dans quel camp je me place ? J'aimerais que mes avis restent indépendants et impartiaux et pourtant – pour une rare fois, je vous le promets –, j'admets avoir la tête à droite et le cœur à gauche et que les deux oscillent d'un côté ou de l'autre selon la personne qui dirige. Plus Sarkozyste que socialiste en ce moment, peut être parce que j'admire (et envie) l'énergie et le courage inépuisables de notre nouveau Président et que je crois en sa volonté sincère, que certains qualifieront de féroce, de nous réveiller et faire de nous un grand peuple se sentant mieux dans sa peau, dans une France qui compte de nouveau sur la scène mondiale. En aura-t-il la capacité ?... on verra bien, il est encore trop tôt pour le dire.

Je voterai Xavier Darcos au lieu de Michel Moyrand (PS, que je ne connais pas est qui est sûrement très bien) parce qu'il ne serait guère judicieux de passer sur l'opportunité d'avoir un maire-ministre de valeur pour la ville de Périgueux. Un maire qui plus est, est entré dans les petits papiers du Président et qui est semble-t-il très attaché à cette ville et à ses habitants.

Maintenant que j'ai révélé ce petit secret, permettez-moi de mettre au clair que je ne suis pas engagé politiquement. Que j'écrive un billet sur Xavier Darcos ou la Médiathèque de Trélissac l'emphase se portera toujours sur l'émotion que le sujet m'inspire. Ce qui crée des émotions chez moi c'est la joie et la peine, le succès et l'échec, la tendresse et la violence, l'entraide et l'égoïsme, la reconnaissance et l'injustice et bien plus encore ; c'est peut être aussi Xavier Darcos ou Michel Moyrand et les membres de leurs listes en tant qu'individus, mais pas l'UMP ou le Parti Socialiste et les idéologies que ces partis véhiculent...

J'ajouterai que vous êtes tous les bienvenus ici, quelque soit votre race, âge, genre ou opinion politique et religieuse.

L'homme qui serra presque quatre fois la main du Président

A voir : Jonathan Labbé de Canalmoins.net à encore fait fort !...

Gentil rappel : Merci de respecter les droits d'auteur pour tous les médias présents dans ce blog. Veuillez me contacter si vous désirez utiliser une de mes photos à des fins commerciales ou autres. Sauf cas particuliers la condition d'utilisation sera de mettre un lien visible vers mon blog sur la page ou figure la photo. Des agrandissements sont parfois disponibles, il suffit de demander. W

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Commentaire de Anonymous Josie , le 16 février 2008 22:30  

Je viens d'écouter et regarder ta vidéo William, ben Sarko a été plutôt sifflé à ce que je vois !
Bonne soirée !

Commentaire de Anonymous Blog des consultants aquitains , le 18 février 2008 13:32  

Bravo William pour ce reportage : toujours cette excellente qualité des photos (quel est ton appareil ?).

Mes parents m'avaient dit que Périgueux était assiégé par la police ! Visiblement, une ambiance un peu potache, si j'en crois ta vidéo (là, par contre, la qualité…).

As-tu un don d'ubiquité ? Pour shooter à la fois de près et filmer de loin ? Patrick.

Commentaire de Blogger William Lesourd , le 18 février 2008 14:26  

Merci Patrick
J'utilise un compacte Sony Cybershot 7,2 Méga Pixels avec un objectif Carl Zeiss. Il est un peu vieux maintenant et n'a pas de stabilisateur d'image, mais il fait l'affaire.

Ubiquité, non, moi j'appelle ça zoomer ;-) Ma carte mémoire a peu de capacité (256Mo) et je ne pouvais pas tout filmer car elle se remplissait trop vite, donc je me mettais en mode photo ou vidéo alternativement d'où l'effet haché du clip. De toute façon je préfère la photo à la vidéo, même si je commence à trouver dans la vidéo un certain intérêt. W

Commentaire de Anonymous Contrat d'avenir sans avenir , le 19 février 2008 00:02  

Bonjour, Je suis la jeune femme avec le panneau Contrat d'Avenir. Nous sommes 30 000 contrat d'avenir qui n'ont que le nom car notre avenir s'annonce morose car nos contrats se terminent le 30 juin. Avec rien derrière pas de formations, pas de contrats fixes, ... Je suis EVS dans une école primaire, c'est à dire que je suis assistante de direction d'un directeur d'école. J'étais donc doublement concernée par cette venue car Sarko plus Darcos le nec plus ultra! Je tenais à être présente pour sensibiliser les gens et les médias sur nos contrats bateaux. J'étais à la Cité lors de l'arrivée de sarko et le commissaire divisionnaire FRICONNET m'a interpellé car je troublais l'ordre public avec ma pancarte. Où est la démocratie en France!! Ils ont relevé mon identité ainsi que celle de mon mari et on m'a dit d'arrêter. Ce que j'ai refusé de faire car j'exerce mon droit républicain. Ils ont essayé de m'intimider mais cela n'a pas marché et j'ai suivi fidèlement Sarko en espérant bien le gêner. Et cela a marché, par 3 fois le commissaire m'a reprise. Quel honneur une femme seule et on se sent fort. Mais sur la place du théatre le commissaire me gardait à l'oeil mais il ne risquait pas de faire de vagues, là il y avait du monde anti Sarko.

Commentaire de Anonymous IMAC94700FR , le 20 février 2008 14:20  

Sarkozy 1er a ce qu'il mérite.
Le peuple est déçu et les 4 ans qu'il te reste vont être dur mon gars!!!!
Noter au passage les "enculé!" et autres "au chômage!".
S'il se fait siffler à Périgueux, on peut se demander ce qui va se passer lors de la remonté des champs Elysée le 14 juillet 2008.

Commentaire de Blogger Nino , le 21 février 2008 00:29  

« L’opportunité d’avoir un maire-ministre… »
L’opportunisme comme moteur de la citoyenneté et de l’engagement dans la société ! Superbe ! Quel programme pour « nous réveiller et faire de nous un grand peuple se sentant mieux dans sa peau » !

Amicalement

Commentaire de Blogger William Lesourd , le 21 février 2008 04:31  

Merci Nino
Nous ne pouvons pas ignorer que d'avoir à Périgueux un maire-ministre (et pas le pire des maires, ni le pire des ministres, loin de là) est une opportunité (ou une chance si vous préférez) qui ne se présente pas tous les jours, et il serait à mon avis dommage pour la ville de ne pas en tirer profit en lui refusant la mairie aux municipales.

Maintenant, faire de l'opportunisme un moteur de citoyenneté, certainement pas. L'opportunisme dans le contexte que vous dites, m'exècre tout autant que l'élitisme ou le piston. W

Commentaire de Anonymous Nancy , le 22 février 2008 06:38  

Bonjour William,
Voici le coté de la pancarte qu'ils n'ont pas aimée (le drapeau français avec Marianne squelettique) cela veut tout dire. Je te mets le dessin en pièce jointe. Juste un truc concernant mon autre commentaire plus haut, le Commissaire Friconnet en dernier lieu m'a offert de passer au Commissariat car il aurait du boulot à me proposer, j'invite donc tous les EVS à y aller de ma part et je compte bien sûr répondre à son invitation même si je ne sais pas où je vais finir ma journée, peut-être un petit stage en prison, histoire de refréner mes ardeurs!
Je respecte les gens qui ont décidé de voter Sarko, c'est la liberté, je ne les juge pas donc je veux juste être respectée aussi pour mes idées sur lesquelles je me bats, le respect avant tout de la vie, de l'individu. Et je pense que les priorités de l'État devrait d'être de baisser les charges patronales, les charges des artisans, le taux de TVA, les marges de l'état sur le pétrole et autres.... C'est ainsi que l'on arrivera à relancer une économie en baisse vertigineuse et à créer des emplois. Pas en se baladant aux frais de la princesse avec des peoples, et parlant de choses que l'on ne connaît pas. Quand est-ce qu'un référundum sera demandé aux français du choix de politique nous concernant. Ce n'est pas en demandant aux profs de charger un enfant de cm2 du nom d'un enfant juif que l'on fera avancer les choses. Le travail de mémoire s'effectue déjà à l'école et il serait temps que l'on avance. Sarko a des idées rétrogrades et j'ai l'impression que l'on va de plus en plus vers une dictature.
Voilà mes idées.
Bon courage et à bientôt sur ton blog, Nancy
(voir le précédent commentaire de Nancy intitulé « Contrat d'avenir sans avenir » W)

Commentaire de Anonymous boguy , le 2 mars 2008 08:44  

Je n'aime pas du tout ce personnage mais je reconnais que ton reportage est de très bonne qualité et donne bien l'ambiance de ce genre de manifestation.
Je découvre ce blog et je reviendrai. Bon dimanche.

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