L'App'Art déménage
L'App'Art, galerie d'art, ouvre ses portes pour la dernière fois au public. En effet
Véronique et
Daniel Faure ont dû trouver un nouvel endroit où héberger l'association qu'ils ont créée voici près de 3 ans et demi. Comme l'Art Nôtre qui a fermé ses portes rue de la Sagesse l'an passé, la galerie doit être transformée en appartements dans un futur plus ou moins proche.
L'App'Art emménagera en février ou mars, au 10 rue Arago : la rue parallèle à la rue du président Wilson, à hauteur de la
CCI. C'est tout à côté de
Radio 103 Périgueux. Je regrette que ce soit trop à l'écart des parcours touristiques. Reste heureusement les habitués, dont je fais partie, qui continueront à visiter les expositions
assez particulières, organisées par cette association dynamique. Daniel Faure y sera de nouveau peintre en résidence [
Daniel Faure sur Periblog ].
Si quelqu'un peut prêter ou louer à un prix modeste un local au centre de la vieille ville qui pourrait servir de galerie d'art auto-gérée, qu'elle ou qu'il se manifeste. C'est tellement triste depuis la disparition de l'Art Nôtre (qui en dépit des raisons avancées pour sa fermeture, au bout d'un an, reste vide et n'est toujours pas en travaux)...
Photos prises lors du vernissage de l'exposition de Sereirrof le 2 décembre a l'App'Art

Carole, moi et Dominique Louis - © Francis AvietSi vous voulez visiter l'App'Art dans ce qui est encore son écrin pour une ultime journée, rendez-vous demain au 1 place Daumesnil, au bas de la rue St-Front. Le peintre
Sereirrof y expose une série d'oeuvres intitulée : « Drôles d'histoires ». Drôle de titre si vous me demandez, car les visages et les corps que Sereirrof a peints, ne sont pas ceux de créatures qui s'amusent beaucoup. Tourmentés, en soufrance... oui ; radieux, sereins... certainement pas.

Je n'ai pas trop de temps ce soir pour vous décrire mon ressenti, mais disons que je n'acquerrais pas certaines de ces peintures pour égayer un salon. Picturalement, ce sont des oeuvres qui laissent un impact considérable dans l'esprit de ceux qui se sont attardés devant quelques instants... mais elles communiquent dans leur ensemble, trop d'angoisse. Le défini anatomique des personnages n'est pas sans rappeler celui de ceux peints par Goya ou les sculptures de Michel Ange. Les portraits en deux ou trois tons de célébrités qu'il admire, sont magnifiques, et ceux des compositeurs Gustav Mahler, tchèque, et de l'austro-hongrois György Ligeti m'ont particulièrement impressionné.




![[1] Gustav Mahler [2] ?](http://www.periblog.fr/uploaded_images/Gustav-Mahler-gauche-753014.jpg)
[1] Gustav Mahler [2] ?
![[1] Jorge-Luis Borges [2] Gyorgy Ligerti](http://www.periblog.fr/uploaded_images/Jorge-Luis-Borges_Gyorgy-Ligerti-727426.jpg)
[1] Jorge-Luis Borges [2] György Ligeti
Je recopie ici le premier paragraphe de la présentation qu'a fait du peintre, un certain J.R.G. :
« Ce qui surprend et fascine dans l'oeuvre de Sereirrof, c'est la puissance de l'expression et, en même temps, l'intemporalité de ses personnages taillés dans la masse, sculpturaux, à l'anatomie violente, hommes et femmes en lévitation, égarés dans un espace sidéral, hommes et femmes, dos à dos, rivés à une tragique incommunicabilité. C'est l'homme, l'homme créé, dans toute sa nature qui, visiblement, cherche son origine ou son créateur. [ ... ] J.R.G. »Libellés : art, Daniel-Faure, l'Art Notre, L-App-Art, Sereirrof