Autour de Noël à Périgueux publié le jeudi 31 décembre 2009

Je n'ai pas vu le Père Noël ni son renne. Non plus Maurice Melliet, « le géant au grand cœur » qui lui ressemble tant. Un fait étrange d'ailleurs se produits concernant ces deux êtres : lorsque le Père Noël est en ville on ne trouve Maurice nulle part... et vice versa. Je me suis mis à songer que peut-être, à l'instar des plus curieux d'entre nous quand nous étions gamins, étaient-ils ce jour-là, tous les deux cachés dans un recoin et comparaient-ils la longueur de leur... barbe blanche ?
C'est peu après 18h00 que je descendais vers la place Francheville ou un air glacé et mortifère régnait. La patinoire était déserte et déjà plongée dans la pénombre. Ce côté de la place ne respirait plus depuis quelques temps déjà. Je ne rirai pas aux éclats ce soir. De l'autre côté vers la Tour Mataguerre la place agonisait... nous étions le 19 décembre en fin de semaine. N'avons-nous pas ici à Périgueux l'esprit à faire la fête ?
Un mauvais souvenir qui sent le fromage
Je garde encore en mémoire, ma visite l'an passé, au marché de Noël sur la place Francheville. J'étais dégoûté de voir à cette même époque un fromager vendre son produit à pâte dure à près de 50€ le kg. J'en avais parlé avec véhémence dans ces pages [ ici ]. La vision du bonhomme moustachu à l'apparence joviale mais bonimenteur invétéré et de ce pauvre couple en train de se faire proprement léser m'avait profondément marqué. De savoir que la mairie avait permis que de tels vendeurs puissent s'installer sur un marché de Noël m'a fait douter de l'honnêteté des placeurs. Je doutais aussi de l'intégrité d'un certain journaliste d'un de nos journaux locaux, qui publiait à plusieurs reprises des articles élogieux à l'égard de ces vendeurs qui sévissaient notamment sur d'autres places de la ville. Je trouvais cela inacceptable de la part d'un journaliste local supposé nous informer et nous aider dans nos choix.J'ai parlé de cette affaire quelques jours après sur Périblog. Puis en juin les producteurs de France 2, en quête d'un reportage à sensation, ont dû entendre parler de ces marchands quelque part et parmi toutes les villes de France où l'arnaque prend place, ont choisi d'envoyer leurs ninjas à Périgueux. Camouflés en touristes, la caméra bien dissimulée dans le cabas ou le sac à dos, ils ont exposé la tromperie au grand jour. Aujourd'hui nos marchés de la ville et d'autres villes en France ont exclu ces vendeurs dépourvus d'éthique, qui dépouillent les clients un peu naïfs et donnent des marchés français une très mauvaise image aux visiteurs autochtones ou étrangers. Il en reste bien un chez nous à Périgueux sur la place St Silain, qui a su sauvegarder son espace grâce à un tour de passe-passe verbal dont lui seul et son formateur de Boulazac connaissent le secret... mais des passants m'ont dit qu'ils l'avaient à l'œil.
L'autre jour, samedi 26 décembre, je visitais de nouveau la place Francheville. Tout comme le reste de la ville, elle était bondée de gens dont une grande proportion était des enfants et des adolescents. La patinoire était noire de monde. Un grand souffle de vie avait pénétré les artères de la ville.

Photo de Dominique Louis, photographie aérienne par ballon captif. Site web : www.altitudephoto.fr

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Je me suis rendu sur la place aux abat-jours démesurés simplement pour m'imprégner de l'atmosphère qui y régnait. C'était en fin d'après-midi et déjà une jolie foule était rassemblée sur les quelques centaines de mètres carré de sol en dur que compte la place. Une démonstration de la « Capoeira Senzala Do Périgord » était en cours et nombreux étaient les spectateurs non initiés aux arts martiaux réunis autour du « jeu » qui se demandaient s'il s'agissait là d'une nouvelle forme de samba. La capoeira est en fait un art martial qui a pour origines les méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l'esclavage au Brésil. Elle s'accompagne d'une ronde (La roda) que forment les capoeiristes lors des confrontations qui sont appelées « jeux ». Tout cela se fait au rythme du berimbau, un arc tendu par une corde de métal terminé par un résonateur placé près du ventre du percussionniste.


Les décibels mélodieux et familiaux des premières Franche Musicales viennent à peine de s'éteindre qu'arrive déjà l'heure du bilan, un mot un peu trop dur qui ne caractérise en rien le succès populaire de la manifestation. Car avant toute chose, il faudra retenir ici l'ambiance festive et bon enfant ainsi que le grand nombre de spectateurs qui ont apprécié cette première édition.

Pour y entrer il faut traverser la terrasse où des gens « in their prime » fument comme si leur vie en dépendait (alors que c'est tout le contraire)... Je n'y mets que très rarement les pieds ne supportant qu'avec peine la musique assourdissante qui empêche la claire propagation des mots. Seules les plus éclatantes de mes onomatopées arrivent à se faire entendre. C'est un lieu où la profondeur de langage n'a pas lieu d'être. On vient ici pour se montrer, jauger et draguer, pas pour échanger des confidences entre amis comme j'aime le faire ; ou alors cet échange se fait sans finesse et vous pourriez dans ce cas être amenés plus tard à regretter de les avoir faites. Bref pas mon jardin d'éden. Mais il en faut pour tous les goûts.







Merci pour tes voeux, je te souhaite aussi une très bonne année 2010 ...sans trop de fromages ou avec les meilleurs!
Mille et une bonne chose pour cette nouvelle année William et longue vie à Periblog!
meilleurs voeux et plein de bonheurs pour 2010 !
Soigne toi vite !
Désolée pour ces fêtes au fond du lit ...Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un très rapide rétablissement et une santé de fer pour l'année qui commence.....entre autre choses qui pourront vous apporter joies et satisfactions en tout genre ......
Amicalement de Brigitte
BONNE ANNEE A TOI WILLIAM ! AMOUR, AMITIES, SANTE, JOIE ET BONHEUR.
FELICITATIONS POUR LE BLOG !