Trélissac FC contre Olympique de Marseille publié le samedi 9 janvier 2010

Trélissac contre Olympique de Marseille à 17h30 au stade Francis-Rongiéras de Périgueux


Résultat final : Marseille 2 - Trélissac 0

Le stade Francis Rongiéras à Périgueux lors du match Trélissac Marseille
Le stade Francis Rongiéras à Périgueux lors du match Trélissac - Marseille dimanche 10 janvier 2010.
Photo de Dominique Louis, photographie aérienne sans bruit et sans pollution par ballon captif.
Site web : www.altitudephoto.fr


Ceux qui me connaissent diront que ce billet n'est qu'une tentative éhontée de ma part d'attirer des lecteurs vers mon blog. Ils auront raison...

Le foot n'a pour moi d'intérêt que lorsque la France joue pour la Coupe du Monde. Alors là, mon patriotisme éclate (modérément), même si nos recruteurs ont eu la main forte et choisi la facilité en misant presque entièrement sur les talentueux joueurs d'origine africaine pour composer notre équipe nationale.

Football, ballonJe fais fi des quolibets que me jettent régulièrement à ce sujet mes amis xénophobes à l'étranger, dont les réussites des équipes sur les terrains internationaux, avec pourtant une bien plus faible minorité de joueurs blacks, sont tout aussi frappantes que les nôtres. J'occulte les couleurs au cours des mondiaux, et je soutiens avec autant de ferveur nos blacks et nos beurs que nos deux ou trois mangeurs de saucisson de souche restants, qui forment à eux tous une seule entité : l'équipe qui représente tous les français.

Comme je ne suis pas faussement moraliste, j'envoie aussi avec un peu de retard mes chaleureux remerciements à Thierry Henry et à Dieu, son élier, qui lui a donné un si joli coup de main au moment le plus opportun... cela me permettra de voir sans ressentiment cet été, de belles images d'un fascinant pays, l'Afrique du Sud que j'ai eu l'occasion de visiter dans le passé.

Ainsi donc, aujourd'hui dimanche 10 janvier, c'est l'Olympique de Marseille, port méditerranéen qu'une sardine grosse comme cela, bouche occasionnellement, contre Trélissac FC, commune communiste très ambitieuse située à deux pas de Périgueux...

Ou non... on ne sait plus. Selon le blog de Cédric de Boni à Trélissac la partie se jouera... ou pas. Mon ami Dominique Louis qui devrait prendre des photos aériennes du match avec son ballon, m'a dit avoir vu des gens s'affairer autour de bâches dans le stade Francis-Rongiéras au cours de l'après-midi de samedi. Bonne mère, on ne va pas laisser quelques flocons de neige nous gâcher l'occasion ! Comme les joueurs marseillais ont atterri samedi en début de soirée à Bordeaux, je serais prêt à croire la dernière exclamation en date de Cédric. La partie de football entre Marseille et Trélissac aura bien lieu !!!

Bien sûr, je dis cela avec emphase pour vous qui venez d'arriver sur Périblog en quête d'information sur ce sujet. Personnellement je n'ai pas envie d'attraper de nouveau la crève en restant trois heures à grelotter assis sur un siège gelé. Après une probable ballade sur la Voie Verte je rentrerai me mettre bien au chaud chez moi, et peut-être alors écouterai-je France Bleu Périgord* pour connaître l'issue de la rencontre.
* fréquences : Périgueux 99.3, Ribérac 90.5, Bergerac 99, Saint Astier 101.1, Sarlat 89.1, Mussidan 104.4

Aux joueurs de Trélissac je dis « merde à vous ! » puisque c'est censé porter chance.Périgueux sous la neige le 10 janvier 2010
Beau temps à 14h00 sur Périgueux dimanche 10 janvier 2010
Ecran placé sur la place du Coderc pour voir le match Marseille contre Trélissac
Un écran avait été placé sur la place du Coderc pour retransmettre le match en direct. On pouvait boire à La Truffe et manger du bon poulet fermier que servait La Rotisserie du Périgord installée en face. Mais avec un tel froid à la tombée de la nuit, les consommateurs et les supporters étaient-ils au rendez-vous ?

Ma ballade sur les berges de Lisle

Le bar La Vertu à Périgueux sous la neige
Le bar La Vertu sous la neige
La Voie Verte sous la neige avec Saint Front de Périgueux le 10 janvier 2010
La Voie Verte et Bleue sur les berges de Lisle entre Trélissac et Périgueux
La Voie Verte sous la neige le 10 janvier 2010La Voie Verte sous la neige le 10 janvier 2010

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Commentaire de Blogger La Chouette , le 10 janvier 2010 12:10  

Nos recruteurs ont eu la main forte en misant sur les joueurs d'origine africaine...

Nos recruteurs ont choisi la facilité en misant sur les joueurs d'origine africaine...

Il ne suffirait donc pas que ces joueurs soient français?

La couleur devrait-elle être dosée montrant ainsi que leur carte d'identité nationale ne suffit pas à les faire français?

Car avoir la main forte c'est faire un dosage excessif. Qu'est-ce que la facilité de recruter des noirs ou des arabes?

Pourrais-tu nous expliquer le fond de ta pensée?

N'es-tu pas en train d'apporter ton témoignage sur l'identité nationale là?

Commentaire de Blogger walter , le 10 janvier 2010 12:26  

Bonjour,
Belle analyse pour quelqu'un qui n'est pas forcément amoureux du foot.
Je voulais te souhaiter bonne fête sur copains d'avant mais ici c'est pas plus mal.
Pour le foot viens faire un tour chez nous ça donne généralement un coup de frais ;-). http://sc.lacroix-foot.xooit.fr/portal.php .

bonne fête au plaisir, Walter.

Commentaire de Anonymous chantal , le 10 janvier 2010 19:57  

Malheureusement Trelissac a perdu 2à 0 mais ils ont très bien joués.

Bravo à eux !!!

Commentaire de Blogger Periblog , le 11 janvier 2010 22:06  

Bonsoir et merci pour tous vos commentaires que j'apprécie beaucoup, ici et sur d'autres billets.

Thomas (La Chouette), je sais que tu demandes si ce que je dis au sujet de l'équipe de France c'est du lard ou du cochon...

En tout cas je ne cherchais pas à débattre du sujet de l'identité nationale. Sinon je n'aurais pas parlé de l'équipe nationale où les joueurs sont effectivement tous français, mais j'aurais plutôt fait mention de ce jeune français d'origine maghrébine à Marseille qui, lors du match Algérie/Egypte voici peu, criait devant les caméras de TF1 ou de France 2 : "Algérie jusqu'à la mort". W

Ce trop plein d'énergie publié le samedi 28 mars 2009

Cela faisait des mois que je n'avais pas mis les pieds dans un gymnase, puis en l'espace de deux jours jours, j'en ai visité deux : celui de la Filature de l'Isle et enfin vendredi soir, celui du collège Jean Moulin à Coulounieix-Chamier.

Boxe Féminine

Orianne et Philippe Wartelle son entraîneurÀ la Filature j'ai rencontré un petit groupe de jeunes boxeuses qu'entraînent Patrick Lebon et Philippe Wartelle. Parmi les boxeuses se trouvait Orianne Charrier (sur la photo avec Philippe Wartelle) pour qui j'ai une pensée toute particulière aujourd'hui. Philippe l'a accompagnée dans le Loir-et-Cher car elle s'est qualifiée pour les phases finales du championnat de France de boxe amateur féminin qui a lieu cet après-midi à Salbris. Si elle remporte la demie-finale cadette, elle combattra pour la finale demain dimanche. Si par malchance elle perd, Orianne essaiera d'obtenir la troisième place.

[ Note : Je comptais faire un billet sur ma visite chez les boxeurs féminins durant leur entraînement à la Filature de l'Isle (quelques photos dont une jolie photo du groupe), mais je vois que cela m'est sorti de l'esprit. Peut-être un jour... ]


Badminton

Quand à moi, débordant d'énergie, j'ai enfin commencé un sport qu'il me tenait à cœur de reprendre depuis bien longtemps. Le badminton. Ne riez pas... quiconque a joué au badminton dans un gymnase avec un filet sait que cela n'a rien à voir avec celui que l'on joue sur les plages ou au cours d'un pique-nique. Au moins là, le volant ne vous retourne pas dans la figure à la moindre bourrasque de vent contraire.

C'est un sport où il faut se bouger et bouger vite. Il vous rend alerte, fait travailler tous les muscles du corps, accroît votre résistance à l'effort et remonte les fesses comme dit mon ami Domi qui m'accompagnait hier soir (et qui s'est fait un mauvais claquage au talon à la fin de notre session d'une heure trente...)

Au dernières nouvelles Domi a un déchirement musculaire, ce qui pourrait l'immobiliser pendant environ trois semaines. Mince alors ! Je lui souhaite un prompt rétablissement.

Quelqu'un parmi vous serait-il disposé à essayer ce sport et à m'y emmener par la même occasion le mardi et/ou vendredi soir pendant deux ou trois semaines ? Contactez-moi ici si cela vous intéresse.

William Lesourd au badminton à Coulounieix-ChamierLes règles sont simples et semblables à celles du tennis si vous y avez déjà joué. Alors qu'au tennis je préférerais sans doute jouer contre un seul adversaire, au badminton j'ai une certaine attirance pour le jeu en double/double-mixte. Je suis attiré par la connivence qui se forme entre les deux équipiers jouant sur la même moitié du terrain. Après un faux-départ voici quelques semaines, c'est avec grand bonheur que je m'y suis enfin mis. D'ailleurs cela ne se voit-il pas, sur cette photo prise hier soir au gymnase Jean Moulin, à mon sourire niais ?


Il est 4h30 du matin, j'entends la pluie tomber. Il y a quelque chose de reposant à l'écouter faire flip flap sur le rebord de ma fenêtre. Nous devrions voir une très nette amélioration du temps dès mardi. Bon week-end à toutes et à tous, W

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Commentaire de OpenID pastek , le 2 avril 2009 07:44  

Un bonjour à Philippe Wartelle, membre de l'équipe olympique à Barcelone en 1992, qui semble avoir la faculté de transmettre la passion du noble art.

Un périgourdin fait le marathon de Moorea publié le mardi 17 mars 2009

Quelle saison de renaissance !... sentez-vous comme moi le désir impérieux de vivre vous envahir quand, dès le matin, un soleil aussi glorieux qu'en ce moment illumine le monde ?

Je slalomais gracieusement ce midi entre les « mollards » des garçons du lycée Picasso et du Laure Gatet, sous le gai piaillement des mamans et papas oiseaux et de leurs oisillons, camouflés dans les branches fleuries des arbres qui ont échappé à l'élagage impitoyable du mois dernier. La nature — selon la formule consacrée — reprend ses droits et le fait cette année d'une manière tout à fait charmante.

Jean-Jacques Solari - 2008 au café Errel à PérigueuxComme vous avez pu vous en douter, je n'ai guère de temps en ce moment à consacrer à Périblog, aussi je me presse. Voici donc sans transition le récit de la course à laquelle a pris part JJS, un de mes plus précieux amis, exilé depuis près de dix mois en Polynésie française pour des raisons familiales... un exil provisoire je l'espère, car sa compagnie me manque. JJS est la personne à qui je dois l'orthographe généralement irréprochable de mes billets (après le premier jet bien entendu). Son style est fort différent du mien. Il écrit méthodiquement avec une foison de détails que vous jugerez utiles ou non et qui vous feront peut-être sourire tant ils sont nombreux et précis. En bon perfectionniste, ce qui est à la fois la qualité et le défaut qu'il se reconnaît, JJS a, de temps à autre, tendance à en faire plus qu'il ne lui est demandé.

L'histoire qu'il m'a envoyée est longue... mais le rythme est agréable et les phrases ficelées avec soin vous emmèneront jusqu'à l'épilogue en toute finesse. Il désirait m'envoyer de meilleures photos de la course même pour agrémenter son texte, mais une mésaventure est survenue à la personne qui tenait l'appareil et la caméra (lire le récit pour en savoir plus). Si vous n'avez pas le temps de tout lire, revenez demain... JJS est en partie responsable de la qualité de ce blog et mérite qu'on lui rende hommage de temps en temps.

Pour savoir ce qui se passe dans la tête d'un marathonien, de la veille du départ à la conclusion de la course, je vous invite à lire l'histoire ci-dessous...



Marathon de Moorea — 7 février 2009


Poster du marathon de Moorea février 2009Le marathon est une épreuve mythique pour tous ceux qui n'ont jamais osé participer mais à la portée de chacun. Une préparation physique est bien sûr indispensable, laquelle permet de bâtir les ressources mentales nécessaires d'un effort dans la durée.

Cette année, c'est la 21ème édition du Tahiti-Moorea Marathon, qui se court à Moorea, la petite sœur de Tahiti, sur l'unique route de l'île. Et puis l'épreuve a lieu en février, une période de l'année particulièrement chaude en Polynésie, avec des températures entre 25 et 28° C au lever du soleil, vers 5h15 en cette saison, entre 30 et 35° C aux heures les plus chaudes. Pour pallier ces conditions particulières, le départ du marathon est donné à 4h30, à la lumière des réverbères.

Je visais un temps entre 3h30 et 3h45 et avais donc suivi un plan d'entraînement, trouvé sur Internet, pour réaliser cet objectif. Après celui de La Rochelle en novembre 2007, bouclé dans un temps calamiteux pour moi, car mal préparé et mal reposé aussi d'un trail d'une trentaine de kilomètres trois semaines auparavant, voici donc mon deuxième marathon.Moorea à l'horizon - photo © Jean-Jacques Solari
Moorea dans le lointain - Photo © Jean-Jacques Solari

Cette fois-ci, j'ai mis toutes les chances de mon côté : puisque le départ est à 4h30, je me lèverai plus tôt, prendrai juste un thé avant de suivre scrupuleusement le plan d'entraînement et m'accoutumerai à une boisson d'effort, tous les jours quoi qu'il arrive. Pour parfaire le tout, je décide de partir deux jours avant en pension de famille à Temae, à côté de l'aéroport de Moorea et près du départ de la course. Cette phase ultime, toute d'interrogations sur la météo et de doutes sur sa forme physique au jour de l'épreuve, fait partie de la mise en condition et marque le passage du temps de l'entraînement à celui de la compétition.

Moorea vue du cielJeudi, après un dernier footing matinal, j'embarque donc à Papeete sur le ferry de midi avec armes et bagages. La pension est conforme aux attentes, avec ses trois bungalows au milieu de jardins de sable ceints de palissades, végétation typique des atolls, calme et tranquille. Je m'installe, préoccupé de diététique. La première nuit est secouée d'averses et de coups de vent, brefs et soudains, bruissements des feuillages et maison ouverte aux quatre vents, autant dire qu'elle fut mouvementée. Fidèle à ma ligne de conduite, je sors du lit à 3h30 pour déjeûner, puis fais un peu de traduction [ Ndlr JJS effectue des traduction pour le W3C ]en attendant le jour. La météo est radieuse, je fais connaissance avec mes voisins, Laure et Cédric, un couple charmant arrivé tout droit de France la veille. Pompier de vocation, Cédric est là pour le marathon, avant de profiter de la Polynésie avec sa compagne. Sans qu'il soit acclimaté, quittant les froids rigoureux de l'hiver, je suis quand même perplexe.

Marathon de Moorea 7 février 2009Vendredi passe à reconnaître le parcours, qui n'offre aucune difficulté de terrain majeure si ce n'est une côte vers le dixième kilomètre, ce qui a son importance puisque c'est aussi le trentième de ce trajet en aller-retour, le fameux mur des trente. Passé au village du marathon sur la plage de Temae, véritable carte postale promotionnelle de sable blanc et de lagon turquoise, pour prendre le poul et instiller le frisson de la compétition. Ingurgité consciencieusement mes pâtes et riz en vue de la dépense, ce que je fais déjà depuis deux jours, tout en me livrant à des calculs compliqués pour le ravitaillement pendant l'épreuve, tant cette question est délicate. Le dilemme est le suivant : soit se ravitailler aux stands tous les deux kilomètres et demi, soit emporter sa ration. Dans la première hypothèse, c'est l'inconnu, on ne sait pas ce qu'on avale mais on part léger. Dans l'autre, au contraire, on est habitué à une boisson d'effort et on part chargé. Malgré le handicap du poids, je choisissais la deuxième option.

Comme pour toutes les veilles de course, sommeil agité à cause de l'alimentation trop énergétique et de l'excitation de la compétition. Inquiétude aussi parce que la nuit avait été ponctuée de grosses averses. Donc levé à 1h00 avec la pluie, déjeûné d'un thé, d'une banane et d'un bol de gruau d'avoine, le temps de la digestion. Préparé la boisson d'effort, un demi-litre à boire dans l'heure qui précède le départ et un litre et demi dans une poche dorsale à consommer pendant l'épreuve, légèrement plus concentrée, à raison de deux ou trois gorgées au kilomètre, tout est calculé. La pluie a cessé, Cédric se lève seulement à 3h00, autre stratégie. Je m'équipe comme pour un trail, cuissard, maillot près du corps, casquette et harnais porte-liquide. Il est 4h00, je suis prêt, j'entends les voix de Cédric et Laure, ils se préparent à partir. Je leur demande s'ils peuvent m'emmener, oui, nous y allons.
Marathon de Moorea 7 février 2007 - la plageAgitation et fébrilité au village du marathon, des coureurs s'échauffent dans tous les sens, le temps presse, nous nous rendons en voiture au départ qui se trouve quelques centaines de mètres plus loin. Sous la bannière du départ, une troupe est en train de se rassembler. Je fais quelques longueurs, des étirements, un nième pipi, croise Xavier de notre trio avec Éric lors du trail Painapo en septembre, il a l'air en forme. Le haut-parleur bat le rappel des coureurs, le départ va être donné, le décompte, ça y est enfin. La centaine de marathoniens s'élance dans les battements viscéraux des percussions polynésiennes.

Marathon de Moorea 7 février 2009 - Les vahinésPatrick Twambe, le vainqueur de l'édition précédente, qui a annoncé son intention de battre le record de l'épreuve, donne tout de suite le ton. Les groupes se forment rapidement selon les capacités. Parti doucement, soucieux de ma charge, la course m'absorbe bientôt et je commence à remonter les concurrents les plus faibles. Je reste un moment derrière un groupe de militaires à mon rythme. « Plus que 42km » qu'ils disent. Leurs plaisanteries inquiètes finissent par m'exaspérer et je hausse la cadence pour les dépasser. Après un quart d'heure le cordon des coureurs est maintenant bien étiré. Des panneaux sur le bas-côté annoncent chaque kilomètre parcouru. Je remarque le manège superstitieux d'un coureur qui se déporte pour les toucher tous. C'est aussi le moment pour moi d'avaler un peu de la potion que j'emporte ; ce sera deux gorgées par kilomètre à l'aller et trois au retour. Les points de ravitaillement, tous les deux kilomètres et demi, seront l'occasion de prendre une ou deux gorgées d'eau supplémentaires.

Marathon de Moorea 7 février 2007 - penduleLe jour n'est toujours pas là mais quelques lève-tôt regardent passer la curieuse procession, installés dans un fauteuil ou assis sur une pierre. Maharepa puis la baie de Paopao, l'aube poind, la route est toujours dans la pénombre des montagnes. Les odeurs de pain frais à l'approche des magasins qui ouvrent. C'est Paopao au fond de la baie, réminiscence des moments passés chez mes grands-parents dans la vallée, les cousins qui habitent là seront-ils debout quitte pour la surprise de me voir passer ? Non, tant pis. Le kilomètre dix est juste après et la fameuse côte, revêtement irrégulier à fort dévers par endroits, gâre aux chevilles, que je gravis dans le noir avec une aisance réconfortante. Une récompense des efforts consentis à l'entraînement. Dans ces épreuves dans l'épreuve, le démon de la compétition, en retrait jusque là, se fait aussi plus insistant. Outre le défi à soi-même, voila qu'il faut encore saper la détermination des autres, qui de compagnons dans l'effort deviennent pour un temps des adversaires. Une volonté qui chancèle, un « à-quoi-bon » qui affleure, et c'est peut-être une place de gagnée. La pente et les poisons mentaux feront douter plusieurs.

La route descend rapidement vers le plat. Une heure s'est écoulée, il fait maintenant jour. Ce tronçon entre les deux baies encore préservé a toujours un parfum d'autrefois. Les maisons sur la droite se raréfient et laissent voir le lagon tranquille. Le rivage se rapproche à toucher la route ou au contraire s'en éloigne d'une cocoteraie, le corps et l'âme sont en apesanteur. La baie d'Opunohu offre un autre décor. Les quelques habitations de part et d'autre de la baie disparaissent dans la végétation luxuriante, la route de ce côté-ci à flanc de montagne est sombre, on entre dans un nouveau monde. Brusque réalité de la course, précédé d'un véhicule à gyrophare orange, Patrick Twambe est déjà sur le retour. Il glisse en grandes enjambées souples. Devant la performance, je crie un bravo et l'applaudis. Regard étonné qui glisse aussitôt dans le lointain. Le deuxième que je ne connais pas martèle la route derrière à un kilomètre, il y croît encore. Le troisième, c'est Georges Richmond, l'enfant du pays qui a gagné toutes les courses. Le visage délavé de sueur, affligé, les jeux sont faits. Sophie Gardon, la première, donne l'impression que tout est facile. Je reviens sur terre, ils ont presque dix kilomètres d'avance sur moi n'empêche.Marathon de Moorea - Jean-Jacques Solari est en orange sur cette photo
Vous pouvez apercevoir JJS sur cette photo portant le maillot orange, le chouchou rouge et arborant le numéro 53. Il apparait aussi sur la photo ci-dessous en train de doubler le coureur vétérant au débardeur rouge qui a râté le départ, narré plus loin
Devant, un couple en grande conversation que je dépasse dans une petite montée. J'apprendrai plus tard que la femme appartient à une classe spéciale, faire sept marathons sur les six continents en quatre-vingt jours, le prochain se court en Amérique du Sud dans huit jours. Au fond de la deuxième baie, magnifique panorama sur l'intérieur de l'île. Je vois de plus en plus de coureurs en face, signes d'encouragement, sourires complices, la mi-parcours est proche. Je contourne la balise du retour dans les temps convenus. On me gratifie d'un chouchou rouge comme preuve de passage, qu'arriverait-il si je le perdais ? Disqualifié sans doute. Je soupèse la boisson qu'il me reste, les prévisions semblent correctes, je bois un bon coup et repars pour m'arrêter un peu plus loin à l'abri de trop de regards pour uriner. Comme toujours, les dépassés profitent de l'aubaine. Pestant contre cette maudite vessie, à moitié seulement, car ces arrêts intempestifs fournissent des motivations nouvelles. Apparemment, je ne suis pas le seul dans ce cas, et nous nous hélons à tour de rôle en faisant des plaisanteries convenues, personne n'est dupe. Le bout du chemin est loin, la température est idéale, le moral est encore intact.

Marathon de Moorea 7 février 2009J'ai de nouveau en ligne de mire le compagnon de la femme au défi, qu'il a laissée un peu avant pour courir avec un grand type en débardeur blanc. Bien que nos rythmes soient identiques, je cède au démon et passe le tandem. Je croise le dernier concurrent encore à l'aller, poursuivi par la voiture-balai, à l'endroit même où j'avais vu le premier. Je le reconnais à sa démarche de pantin désarticulé, je l'avais rencontré à plusieurs reprises au cours d'entraînements, il a plus de soixante-dix ans et il finira la course, comme toujours sans doute. Quelqu'un se porte soudain à ma hauteur, c'est l'homme volage. Je n'aime pas courir en groupe et encore moins discuter. J'ai l'impression qu'il me jauge, de savoir s'il va pouvoir rebondir sur moi jusqu'à la fin. Je lui annonce mon intention de réaliser 3h30-3h45, il me dit qu'il ne suivra pour 3h30, je lui dit avoir une petite « pointe au mollet », que je baisserai sans doute de régime dans la fameuse montée qui approchait, pour l'inciter à partir devant. Le marathon commence maintenant, me dit-il, il a raison. Je réduis mon allure et il finit par passer devant. Plus loin, je reconnais le maillot noir et blanc des militaires du début, ils m'avaient passé à nouveau à l'occasion d'un arrêt-pipi. Le groupe s'étaient désolidarisé, je dépassais le dernier de la bande.

La baie de Paopao et la fameuse montée, plus vive dans ce sens. Les autres membres du groupe des militaires étaient là, moins sûrs qu'au départ, attendant le quatrième. Je leur dis qu'il est encore loin et les passe dans la côte, l'air de rien. Le soleil est apparu, je franchis le sommet en avance. J'allonge la foulée pour la longue descente dans l'idée de creuser l'écart entre eux et moi, toujours le démon, doublant plusieurs concurrents par la même occasion. Les descentes, je les craignais mais avais appris à en tirer partie grâce aux quadriceps forgés au vélo. Je dévalais donc littéralement la pente fort de cet avantage songeant déjà aux derniers kilomètres à parcourir. Je rencontre un gars à moustache qui porte la même marque de vêtement, inconnue par ici, lui demande son avis sur la nouvelle collection que je trouve moins fonctionnelle que l'ancienne. Il est surtout préoccupé par le temps, son chronomètre est tombé en panne peu après le départ, il court à l'estime et vient de surmonter un « coup de blues » comme il dit. Je lui donne l'heure et le laisse à son combat. Au plat, ma jambe droite se raidit, une crispation sur le côté au genou, puis la douleur lancinante. Bon sang ! Pas maintenant. J'essaye de maintenir une cadence. Après le pont de Paopao traversé en boitant, je m'arrête devant l'école contre un panneau d'arrêt de bus pour faire des étirements, à la fois furieux et désemparé, taraudé aussi à la pensée de voir repasser tous ceux que j'avais dépassés qui revenaient. Je me raisonne, ce n'est qu'une panne de carburant, un manque d'eau, le mur des trente, je dois continuer. Plusieurs goulées et je repars au ralenti sur une jambe ou presque en grimaçant. Je rattrape le moustachu, qui m'avait dépassé entre temps comme beaucoup d'autres, il semble encore plus mal en point que tout à l'heure. Nous clopinons un moment de concert, compagnons d'infortune. Petit à petit mon pas se fait plus régulier, je l'entraîne encore mais il peine à suivre et me libère d'un « vas-y ».Marathon de Moorea 7 février 2009 - arrivéeIl est 8h00 et le soleil s'en mêle, la température grimpe, il doit bien faire 30°C. Je remonte un à un les coureurs devant, prudemment, les kilomètres défilent, 35, 36, le corps tient et ça me rassure. J'aperçois un type qui s'arcboute, s'étire sur une voiture rouge au côté, Cédric, Laure qui le filme et l'encourage, il a des crampes. Un grand sourire de composition pour la caméra, car elle me filme aussi. Lache pas ! à Cédric, mais il en a vu d'autres. Le dernier point de ravitaillement, on se précipite pour me donner un verre d'eau, je décline l'offre pour m'éponger les genous et le cou en marchant.

Marathon de Moorea © John Maddog WallaceUn caméraman de la télé tient sa vidéo à ras du sol pour filmer mes pas qui s'éloignent, le panneau des quarante. Au détour d'un virage, un type longiligne en débardeur rouge et blanc qui marche. J'apprendrai qu'il a manqué son départ de 8mn, il s'est épuisé à tenter de refaire son retard. Je reconnais ensuite le coureur au débardeur blanc, qui lui aussi m'était donc passé devant, il avance difficilement. Un peu plus d'un kilomètre encore, je monte l'allure, le rattrape rapidement, il m'encourage pensant que je vais prendre en chasse celui qui est devant à cent mètre. Je suis un moment tenté de le faire, il est peut-être à ma portée. Mais nous sommes trop proches de l'arrivée, le risque est grand qu'il accélère à mon contact, j'abandonne l'idée d'un sprint final. Nous quittons la route goudronnée devant la poste de Temae en bas d'une côte, c'est un chemin de sable qui passe à couvert, un virage à gauche et la grande cocoteraie sur la plage. La clameur des hauts-parleurs, le parking, la mer à droite, les derniers encouragements, les chiffres rouges du chronomètre géant 3:53:20, j'entends mon nom, je franchis la ligne, on reprends mon chouchou, détache un bout du dossard qui a un code-barre, me tend un t-shirt, une médaille en nacre et une canette de jus d'ananas glacé. C'est fini.

Je me désaltère d'une bouteille entière d'eau gazeuse pour neutraliser l'acidité due à la consommation prolongée d'une boisson sucrée. J'attends les suivants, les congratule en communion. Cédric arrive 10mn après, il me dit être littéralement tombé à plat ventre dans le chemin, les deux jambes fauchées par des crampes, il est heureux d'en avoir terminé. Les résultats du marathon viennent s'afficher au fur et à mesure à côté de ceux du semi-marathon : 46ème sur le tableau, 45ème dans le journal du surlendemain. La remise des prix doit avoir lieu à 10h00, on me ramène à la pension toute proche pour me changer. Je bois encore beaucoup près de trois litre de liquide en tout avant que la diurèse ne reprenne, j'étais donc bien déshydraté. Est-ce la cause de cette défaillance au trentième ? Sûrement ça plus cette accélération superflue dans la descente. Je tâcherai de ne pas réitérer une telle erreur la prochaine fois, le marathon est une école de patience.

Marathon de Moorea - Les résultatsLa remise des prix est interminable, le soleil est au zénith, toutes les courses multipliées par toutes les classes de participants. Le moment est venu d'acclamer le vainqueur toutes catégories, il n'est pas là, il ne montera pas sur le podium, peut-être vexé de n'avoir pas réalisé son objectif de battre le record de l'édition précédente, sans le nécessaire aiguillon des prétendants. Étrange frustration de la foule qui attend d'honorer un héros qui ne vient pas.

Le lendemain, remue-ménage à côté. Je vais voir, le tenancier de la pension est là, à son air, je comprends qu'il s'est passé quelque chose. Cédric et Laure ont été cambriolé pendant la nuit, tout leur matériel photo et vidéo a disparu. La veille, ils ont rangé leurs affaires pour un départ matinal sans fermer les cloisons coulissantes, en confiance. Évidemment, ils sont abattus. On échafaude le scénario du cambriolage, on constate les traces de pieds nus en bas de la rambarde, on appelle la gendarmerie, les parents en France. Et puis Laure devait m'envoyer les photos et films qu'elle avait pris de moi, je ne les verrai jamais. Le préjudice au souvenir est immense pour nous tous, c'est comme ça. Ils doivent poursuivre leur périple, mais le cœur n'y est plus. Mon bateau ne part que dans l'après-midi. Avant de rentrer en faisant le tour de l'île, je ferai le plein de rêves avec Mary-Rose, néo-zélandaise, la cinquantaine, adepte de triathlons et de courses extrêmes, fascinante.

Jean-Jacques Solari - Papeete, mars 2009

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Commentaire de Anonymous jean-pierre et danielle , le 17 mars 2009 18:15  

Merci William pour ce "reportage" et surtout pour les magnifiques photos qui en font rêver plus d'un !
Elles me rapellent l'arrivée d'une course de pirogues " havaiki nui" qui relie en 3 jours Huahine à Bora Bora...

et chapeau à JSS pour son exploit !!!

Commentaire de Anonymous Dominique , le 19 mars 2009 09:52  

Superbe récit de JSS. On s'y croirait et on a surtout envie d'y être !
Un bonjour au passage à JSS et encouragements pour ce bel exploit personnel.
______________Merci pour les com________
Toi Domi, avoir envie de faire 42kms sous 30 degrés de température ? Tu dois être maso :-)

Merci Beauvert, je vois que tu connais ces iles paradisiaques. Quelle chance.
W

Commentaire de Anonymous Francis , le 21 mars 2009 08:24  

Ah, Tahiti ! On crois rêver sur ce nom, mais c'est un héritage des l'époque où ces îles et les sociétés qui y vivaient ont été découvertes...
Pour le marathon, bravo, c'est vraiment un exploit, surtout dans une atmosphère qui devient vite très chaude et saturée d'humidité ! Le goût du dépassement de soi - quel qu'en soit la finalité - est vraiment admirable chez l'espèce humaine, comme quoi tout n'est pas à jeter !
Francis

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 16 avril 2009 08:45  

Félicitations à JJS pour son résultat qui fait honneur à notre Périgord. Bravo aussi pour son réel talent d'écrivain qui m'a fait lire son récit jusqu'a la fin alors que je ne suis pas un fan du marathon
Christian

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 24 novembre 2009 14:43  

Iaorana et merci pour ce récit. J'ai fait le semi de Moorea en 2009 et jeme tâtais pour faire mon premier marathon le 13 février prochain à Moorea...dans mon doute, ton récit m'a encouragé. Mauruuru.
HEIARII

Commentaire de OpenID missito , le 24 novembre 2009 19:55  

Heiarii...

460 ou 333 ?

Commentaire de Anonymous Eric Schreiner , le 3 février 2010 14:29  

Merci au bloggeur, mais surtout merci à toi Jean-Jacques pour ce témoignage, dans ce style que j'apprécie toujours autant de lire ;-) Je sais que tu prépares le suivant, alors lâche les traductions et prépare-toi !
Courage, et au plaisir de te lire sur le témoignage de cette prochaine édition.

You win some, you lose some publié le dimanche 14 octobre 2007

Déception et amertume se sont dessinés, apres le match Angleterre VS France, sur les visages des spectateurs devant le café de la Place, place du Marché au Bois (ou 25cl de Guiness servi dans un gobelet en plastique m'aura coûté 5 € !!!).

Les rosbifs méritaient de gagner car ils ont montré ce soir une supériorité évidente. Tant pis – deux mots que je prononce souvent ces derniers temps. Je ne sais pas trop à quoi ça tient. Il va falloir que je me corrige, car le fatalisme n'est pas une bonne chose : il fait admettre la défaite trop facilement...

Quant à la finale de la coupe du Monde de rugby, je pari sur la République d'Afrique du Sud, parce que je connais ce magnifique pays pour y avoir séjourné deux fois et parce que les gens de là bas sont très attachants... Mais, à vrai dire, je me moque un peu du résultat final. Ce qui m'importe, c'est la convivialité et la camaraderie qui existent dans les rares cafés de la ville où les match sont retransmis sur grands écrans. Vivement tout de même l'interdiction de fumer dans les endroits publiques.

Que retiendrai-je de cette soirée ? Je retiendrai que si Jonny Wilkinson s'était cassé la jambe, les froggies seraient allés en finale, que la moyenne d'âge des spectateurs frisait les dix huit ans, qu'il y a quatre filles pour trois garçons, qu'il faut sortir les écharpes et les pulls, car les soirées se rafraîchissent nettement, et qu'il vaut mieux éviter de se faire servir une Guiness à moins d'être dans un pub de Londres ou de Dublin...

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Commentaire de Anonymous B , le 15 octobre 2007 20:29  

Avec des si...
Bonjour d'une ex-périgourdine Bravo pour le site. Une adepte du sport et de la discrétion

25ème National de Pétanque de Périgueux publié le lundi 27 août 2007

Le 27ème National de Pétanque de périgueux
Vue générale des allées Tourny où se situe le National de Pétanque de Périgueux.
Photo prise le 30 août 2009

Joueur de pétanque 25ème National de Pétanque de PérigueuxVoila que je suis passé quatre fois devant Les Allées de Tourny sans m'y arrêter. Pourtant, depuis vendredi 26 août, en plus du Cadre D'Or (dont je parlerai sous peu), Périgueux abritait le 25ème anniversaire du National de Pétanque.

Il faut dire que je suis biaisé puisque je suis un inconditionnel de la peinture et que je ne joue pas souvent à la pétanque.

Joel Socriste et amis bénévoles 25ème National de Pétanque de PérigueuxLa compétition, selon les explications que m'a fourni Joël Socriste, cadre commercial responsable pour le département chez AKENA, et aussi bénévole dans l'Association de pétanque de Périgueux, permet de sélectionner les meilleurs joueurs de pétanque de la région qui participeront aux compétitions nationales et internationales à venir. Les prix sont d'un montant total supérieur à 20.000€.

Joël Socriste est le troisième homme à partir de la gauche sur cette photo de groupe.

Joueuse de pétanque 25ème National de Pétanque de PérigueuxJe ne sais pas qui a gagné puisqu'à 22h00 les équipes jouaient encore et je ne me sentais pas le courage d'attendre.

Ce qui m'a surpris, c'est que la brochure officielle, qui n'est guère plus qu'une brochure publicitaire, ne liste ni l'adresse ni le numéro de téléphone de l'association. L'attention de l'éditeur semble avoir été entièrement portée sur les sponsors et pas du tout sur ceux qui aimeraient pratiquer ce sport ou désireraient simplement se renseigner.

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Tour de France en un clin d'oeil publié le samedi 28 juillet 2007

Je suis descendu en ville vers les 13h00 hier, et déjà les rues étaient pleines de monde. Le temps était glorieux, et la petite brise maintenait la température à un niveau tolérable.

Tour de France Périgueux 2007Les haut-parleurs projetaient leur bulletins publicitaires, à l'approche imminente de la caravane qui précède les cyclistes. C'était jour de kermesse ; le jour où le Tour de France venait à Périgueux.

La caravane, je ne l'ai pas vu... J'ai traversé l'artère principale pour aller boire un café. En chemin j'ai rencontré une amie qui finissait de déjeuner sur une petite place et je me suis assis a sa table. Notre conversation était si prenante que je n'ai pas vu l'heure passer...

Gamine et drapeau françaisPar contre j'ai vu près de notre table, le ministre de l'éducation, Xavier Darcos être interpellé par un des commerçants de la ville, qui ne me semblait pas être très content. J'ai tendu l'oreille autant que je le pouvais, mais tout ce que j'ai pu saisir c'est que le Ministre (et Maire de Périgueux) devait résoudre absolument 'son problème'. Lorsque mon amie et moi nous sommes séparés, je suis remonté là où la foule attendait. La caravane était déjà loin. Je n'ai rien entendu, les chiens n'ont pas aboyé (je sais, c'est un peu facile, mais il fallait que je la place celle là...). Tant pis ; et pourtant il paraît que c'est la caravane qui fait vraiment le Tour de France. Les couleurs vives, les silhouettes de bonshommes ridicules sur le toit des vans, et les cadeaux des sponsors qui font le bonheur des enfants (et quelques grands). Pour ce qui est de voir les coureurs, ils suffit de ne pas cligner des yeux au moment où ils passent...
video
Partout autour de moi, les gens semblaient de bonne humeur. Les petites plaisanteries volaient bas (les miennes en tout cas), mais elle faisaient quand même rire les personnes qui les entendaient ; par la suite celles-ci renchérissaient. Au fait : merci à la jolie petite compagne d'un moment à qui j'ai laissé l'adresse de mon site, et qui se tenait à mes cotés durant l'attente. Les coureurs? Je les ai filmés (voir la vidéo ci-contre ; images tremblotantes due non pas au delirium tremens, mais à une hypoglycémie passagère – il faudra que je ré-apprenne à déjeuner le midi) avec mon petit appareil photo, mais je ne les ai pas vraiment vus. De toute façon je me suis perdu dans cette saga des dopages et je ne sais plus qui est qui ou quoi... A part les grand évènements mondiaux qui m'intéressent modérément, le sport n'est pas une obsession chez moi, vous l'aurez compris, et je n'ai mème jamais ouvert l'Équipe, c'est vous dire combien je suis nul...

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Commentaire de Anonymous Anonyme , le 30 juillet 2007 10:32  

Bonjour, juste une petite chose sur la caravane et le chien qui aboie, moi, j'avoue que j'ai osé : à voir sur mon blog. Biz. TTNE.

Commentaire de Blogger William Lesourd , le 30 juillet 2007 10:37  

Oui éffectivement... Tu oses beaucoup de choses.
Au fait j'ai un site a faire pour demain, alors pour le Mimos je ne pourrais pas y assister avant demain apres-midi. W

Joel Jeannot et les 100 Tours des Boulevards

Les 100 Tour de Périgueux, cyclisme en nocturneLe Tour de France vient juste de quitter notre belle ville de Périgueux, et je n'ai toujours pas publié mon article sur Les 100 Tours des Boulevards sur l'avenue Montaigne le 13 juillet 2007. Le gars est à la bourre...

Joël Jeannot interview à Périgueux Juillet 2007

L'évênement est maintenant loin et il ne s'était pas passé grand chose de notable ce soir-là, si ce n'est la participation d'athlètes handisport, dont Joël Jeannot au palmarès impressionnant, était bien évidemment la star. J'avouerais n'avoir jamais entendu parler de lui jusqu'à ce jour (je vivais en Angleterre, comme vous le savez)... Mais Joël est semble-il célèbre en France, et après avoir consulté son parcours sportif sur son site officiel, je dirai qu'il mérite cette notoriété.

Sans envier l'handicap bien sûr, avec lequel il n'est sans doute pas toujours facile de vivre, j'aurais aimé essayer un de ces vélos. La vitesse à laquelle Joël se mouvait, était impressionnante. Je ne pense pas qu'une personne qui aurait l'usage de ses jambes fût avantagée sur un tel vélo. Qui dit qu'on doit pédaler avec ses jambes ?... Oui, oui, vous avez raison, c'est plus logique et surtout plus facile ; mais bon... Ça me rappel que la salle de gym dans laquelle j'allais à Birmingham avait une machine à manivelle à bras ; un vélo pour les membres supérieurs en somme.

Joël Jeannot interview avec Yann Corvellec et les autres coureurs aux Cent Tours  à PérigueuxPour en revenir aux participants, nul n'ignorera le courage dont Joël et les autres concurrents ont fait preuve depuis qu'ils sont privés de l'usage de leurs jambes. Il faut une véritable force de caractère pour surmonter un handicap de cet ordre. C'est garder le sourire et ne pas se lamenter sur son sort qui doit être le plus difficile. Ce sont des cabossés de la vie, comme dirait quelqu'un que nous connaissons bien, qui ont su passer leur carrosserie au marbre, et pour cette raison, je leur tire ma révérence...

J'allais oublier Yann Corvellec (sur le vélo jaune aux cotés de Joël). Un sacré caractère celui-là ; il sait pourquoi je dis cela...

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